Cosmographie uniocrselle, 1575, t. I, p
2. AnliifuUés de Paris, éd. de 1612, p. 873, reproduit par Sauvai, II, p. 432.
3. Chronica major, éd. Luard, Londres, 1816-1880, t. V, p. 498. (Cf. aussi Chron. Johannisde Oxenedes, éd. Ellis, Londres, 1889, p. 199.) — « Et ait dominus rex Francorum domino régi Angliae : « Amlce, eeee dvitas Parisiaca tibi cxponilur; ubinam libet hospilium capessere? Ecce palatium meum in medio civitatis; si placet ibidem quieseere, fiât voluntai taa; si autem apud vêtus Templum, quod extra eivilateniy ubi loeaa ■ptUotior est, vel alibi, ubi magis vos complacuerlt, fiai. » — Et etoglt dottinus rex Angliae pro hospitio vêtus Templom, quia nnmarosut ent ^nM eomilatn, et in eodom veleri Templo aedificia Bant cnidam natteroM eunsitai aall* cientia ac compelenlia; quia, cnm Templarii omnes eismoQtaal toapih ribus ac terminis suis ad générale eorum capilulum conyeniuiit, hospMa ibidem inveniunt compelentia. Oporket enim quod in tua coria
d'habiter, avee toute la cour qu*il amenait, soit dans le palais du Louvre, soit au Temple, hors des murs de la ville, et Henri III préféra le séjour du Temple, parce que sa suite était nombreuse « et que dans ledit Temple il y a des b&timents suffisants et commodes pour beaucoup de monde ». Ces vastes logements avaient été construits, ajoute Thistorien, en vue de recevoir les chevaliers de l'Ordre lorsqu'ils se réunissaient de partout et en grand nombre pour assister à leurs chapitres généraux de France. Plus loin il raconte que le roi d'Angleterre invita saint Louis et sa cour à un festin magnifique dans « le grand palais du Temple », réfectoire ou grande salle de TOrdre, dont les murs étaient ornés d'armes et d'écus, selon la coutume orientale. ^
Or, d'après le récit détaillé de Mathieu de Paris, aucun des bâtiments que le roi de France avait offerts à ses invités dans TËnclos du Temple n'est indiqué comme spécialement et régulièrement réservé à sa personne; et ceci donne à penser qu'il ne possédait alors au Temple qu'un droit de gîte, droit qui pouvait s'étendre au besoin à tous les logements libres des dépendances du couvent. La suite du roi d'Angleterre était tellement considérable que ces bâtiments ne suffirent pas à l'abriter et que beaucoup de gens durent bivouaquer en plein air, tandis que d'autres s'étaient logés dans la ville, du côté de la place de Grève. Des écuries spéciales avaient aussi été dressées à la hâte dans l'Enclos.
Après la chute des Templiers on ne trouve plus trace d'un
quia de nocte sua contrectant in capitulo negotia. — Et cnm ibidem hospitia toi essent infra curiam, lamen comilalus adeo fuerat numerosus, ut 8ub dlvo dormire multi cogerentur, non suflicientibus etiam vicinis domibus versus plateam quae Greva appellatur inhabitatis. Et equi extra tecta, in locis qui ad hoc aptiores videbantur, ab stabula collocabaatur.
« Rex igitur Angliae,cum eleglsset velus Templum pro hospitio, praecepit ut in crasUno summo mane omnes domus ejusdem curiae, sciUcel veteris Templi, pauperibus replerentur reflciendis. Quorum singuli, licet eorum ttbmeras esset inflnitus, carDibus ac piscibus cum pane et vino abundanter sunt refecti...
« ... Eademque die, domînus rex PraDCorum, sicut prae concesserat, epulabatnr eam domino Mge Anglorum... in m«gori regiaTempU, cum numérota iitrint régis temilla. Et erant omnes domus curiac refertae convivantllKis.M (Solveot diven détails sur les services, sur les présents faits par Henri III ans nobles, sar les eouTiTet, etc.)... Epolabantur autem in ma- Jori regia Tempii, ubi videlioet pendent cllpei quotquot possunt circumqoaqne in quatuor parietibus, secnndum consuctudinem ultra mari-
m LA MAISON DU TEMPLE
séjour royal dans la Maison de Paris. Mais un document que nou» avons eu le bonheur de rencontrer * nous apprend que, le 15 août 1317, Philippe V le Long concéda à sa belle-sœur Clémence de Hongrie, veuve de Louis X le Hutin, en échange du château de Vincennes, « la maison de Neelles à Paris... et la grant Maison qui fut du Temple, à la grant Tour » . — Est-il permis de supposer que cette habitation, avec ses dépendances importantes, était celle qu'avaient occupée les rois de France et à laquelle ils auraient dès lors renoncé? — Les inventaires de l'argenterie des rois de France • renferment un « inventaire et vente après décès des biens de la reine Clémence de Hongrie... laquelle trespassa au Temple à Paris le joedi xm« jours en octobre Tan 1328». Ce curieux écrit, fort étendu, énumère et détaille tout au long les richesses et les meubles de la reine, ses joyaux, sa vaisselle, ses livres, « ses chapelles » et ornements religieux, ses vins, ses vêtements, son écurie remplie de chevaux, enfin tout l'ensemble d'une maison considérable; — sans oublier les «jardins et les prés du Temple », mentionnés à cause des comptes que devait rendre le jardinier auquel ils avaient été « accusés ».
Quant aux séjours des princes au Temple, on en peut retrouver un certain nombre d'exemples sous le régime des Hospitaliers. — En 1327, « Monseigneur Loys de Clermont' lessa au roy la comté de Clermont pour estre duc de Borbon, et fu duz nommés... Et ainsi se parti de Paris (pour aller en Orient), mes ne pourquant il ne s'en esloigna adonc pas moût loign; quar il se haberjoit de Paris près, c'est assavoir dehors les portes, com au Temple, ou au Louvre *. »
En 1413 encore, « le duc de Berry (après rarrivée du duc Jean de Bourgogne à Paris, raconte Monstrellet ^) vint de son