Par exemple, en 1304. Voy. Vuilry, loc. cit
Lorsque le trésor royal eut été transféré au Palais, dans la Cité, les rois ne renoncèrent pas pour cela à se servir du Temple comme d'un sûr dépôt pour leurs objets précieux. Toutefois, après la ruine des Templiers, il y eut un intervalle, sans doute jusqu'à l'organisation complète de la Maison sous l'autorité nouvelle des Hospitaliers. On voit en effet dans une des « compositions » des Hospitaliers, de 1312, qu'aucun dépôt royal n'existait plus au Temple depuis la condamnation des Templiers ^
Mais plus tard nous en retrouvons Texistence : sous Jean le Bon les ^< comptes de l'argenterie des rois de France au xiV siècle ^ » renferment un compte d'Etienne de la Fontaine, argentier du roi, dressé pour le terme de la Saint-Jean 1352, où Ton voit inscrit, parmi des dons de joyaux d'or et d'argent, des « joyaux du Temple » et, « dans la commune dépense », « les nefs, la vaisselle d'argent doré et autres joyaux des garnisons du Temple et du Louvre ».
Do même dans V« inventaire du garde-meuble de l'argenterie » : (c Vaisselle et joyaux d'or prisiez... des joyaux du Temple. »
Enfin un mandement de Charles Y, du 10 janvier 1364, nous montre le roi revenant au système du dépôt d'argent, au moins partiel et momentané, car il ordonne aux receveurs de Normandie de déposer les deniers de leur recette entre les mains de son receveur général du Temple de Paris; et il établit Nicolas de Mauregard receveur général de tous les décimes de guerre '.
G^est la dernière trace que nous ayons trouvée de l'existence d'une trésor royal au Temple. Pour toute cette question nous avons interrogé en vain les archives de la Maison; elles sont muettes sur une organisation qui restait évidemment complètement étrangère à l'Ordre.
Il est encore un fait intéressant qui doit trouver sa place dans ce chapitre. Non seulement le Temple avait le dépôt et l'administration d'une partie des trésors royaux, mais des princes, des