Vuitry, p. 80. — Boutaric, Philippe le Bel, p
montrent les rois de France asàignant au Chàtelet des douaires de leurs femmes, de leurs filles ou d'autres personnes; ils le faisaient aussi au Temple. C'est ce qui paraît clairement ressortir des textes suivants :
En 1287, la comtesse d^Alençon donne à Tabbé de Giteaux 100 livres de rente au Temple, sur la recette du roi *. En mair 1290, elle fait une fondation pour 14 religieux à la Chartreuse de Vauvert et leur assigne 220 livres « à prendre à toujours, mais chacun an à la Toussaint, au Temple de Paris, de mil livres tornois de rentes amorties, que nous y avons bien assisez au trésor le roy..., par la main du trésorier dudit Temple ». Le roi confirma cette fondation par lettres patentes '.
En 1294, Marie de Brabant donne pour la fondation de six religieux 180 livres de rente du douaire à elle assigné par Philippe le Hardi sur son trésor du Temple '.
En 1295, Philippe le Bel assigne 400 livres de rente sur le Temple à Alphonse, fils de Blanche de France, sa tante, à charge d'hommage-lige*.
Citons encore des dons du roi à diverses personnes : en 1294, 500 livres de renie à Henri, comte de Luxembourg *, à charge d'hommage; et, en 1304, 150 livres de rente à Boson Garlon, bourgeois de Bordeaux •.
Philippe le Bel avait voulu, par son ordonnance de 1314, modifier le système de deux trésors séparés, mais il mourut avant d'avoir pu faire de ses idées un essai sérieux, et la réforme fut ajournée. Quelques années plus tard, les deux trésors furent centralisés au Palais, où la Chambre des Comptes était installée depuis peu (1300). Elle avait dû pendant longtemps, comme les autres cours, suivre le roi partout où il résidait, et en dernier lieu elle avait siégé au Temple. Le trésorier du Temple était Tun des maîtres des comptes qui en faisaient partie ^.
1. K 34, n* 33 2. cf. J 148 »». «. C'est la veuve de Pierre d'Alençon. cinquième flls de saint Louis, mort en 1284.