Ibid
le directeur Barthélémy el ud certaia nombre de députés furent enfermés provisoirement au Temple jusqu*à leur déportation à Cayenne *. Plus tard, en l'an VII, alors que les prisons étaient encore remplies des otages vendéens et bretons, la première mesure politique des consuls, raeonte Thiers, fut de les ouvrir. c< Le général Bonaparte alla lui-même à la prison du Temple, où beaucoup de ces otages étaient détenus, pour briser leurs fers de ses mains glorieuses » '.
En février 1804 ', nous y trouvons des conspirateurs contre la vie de Napoléon, Pichegru, Moreau, George Cadoudal, Lajollais, les deux Polignac, le marquis de Rivière, etc. Pichegru j entrait alors pour la seconde fois, car il faisait partie des compagnons de Barthélémy et avait réussi à s'enfuir de Cayenne. Cette fois, il s'étrangla au bout de deux mois de séjour au Temple. Cependant les prisonniers de cette époque passent pour avoir joui d'une assez grande liberté : ils demeuraient en commun, pouvaient se promener dans le jardia, c'est-à-dire dans la partie du parc du grand prieur enclose dans les murs du « patriote Palloy » ; ils se réunissaient le soir, organisaient des jeux, etc. ^.
Mais TEmpereur avait hâte de voir disparaître cette tour scélérate. Le 16 mars 1808 ^, ordre fut donné de la démolir : déjà la prison était fermée et les détenus transférés au donjon de Yincennes.