‹ La maison du temple de Paris, histoire et description: histoire et description, avec deux planchesChapitre 152 sur 184 · Barillet, Recherches historiques sur le Temple · texte numérisé non relu

Barillet, Recherches historiques sur le Temple

4. Journal d'un bourgeois de Paris, éd. Tuetey {Soc, de rUist. de Paris, § 131).

5. Ed. Douôt d'Arcq, 1857, II, p. 269 (Soc. de VHisi. de France). Cf. Chron. du relig. de Saint-Denis : Charles F/, liv. XXXIX, ch. vm {Documents inédits, éd. Bellaguet, t. VI, p. 249, 1852).

LA PRISON d'état 261

Chastellet et au petit, au Temple et autres lieux... et tuèrent tous ceulx qu'ils y trouvèrent jusques au nombre de 1600 personnes ». C'étaient des Armagnacs.

Un peu plus tard, en 1420 ', « tous les gens d'armes daulphinois, desquels estoient les principaux messire Pierre de Bourbon, seigneur de Réaulx, et le sieur de Barbazan, avec de cinq à six cents nobles et aucunes gentilz femmes, et grant partie des plus notables et plus puissans bourgois de la ville, furent menez par le commandement du roy d'Angleterre à force de gens d'armes à Paris, et là emprisonnez en Chastellet, en la Maison du Temple, en la bastille Saint-Anthoine et ailleurs ». — En 1421, Jean de Montreuil était « tué ez prisons du Temple », inscrivent les comptes et ordinaires de la prévôté de Paris '.

A partir de cette époque, on ne trouve pas plus mention de la prison de ville que de celle du roi. C'est seulement à la Révolution que ridée vint d'utiliser de nouveau les dispositions formidables et surtout Tisolement du donjon du Temple, pour faire garder à vue et sans espoir d'évasion les membres de la famille royale. Cette illustre captivité a été longuement racontée par divers auteurs ' et avec des détails qui seraient ici superflus. Son ancien caractère de prison, la tour l'avait repris alors, en 1792, pour ne plus le quitter, et c'est ce souvenir sinistre qui encore aujourd'hui s'attache surtout à son nom.

En mai 1796, on y voit renfermer le fameux Gracchus Babeuf avec quelques-uns de ses amis, avant son transfert à Vendôme *. En septembre, une commission militaire s'établit à la tour du Temple pour juger l'affaire de la conspiration de Grenelle ^ La même année encore, on y enferma le commodore W. Sidney Smith, qui réussit à s'évader, mais deux ans seulement après, à l'aide d'un ordre supposé du ministre de la police (1798) ^.

Après le coup d'État de Fructidor an V, et l'envahissement des deux Conseils, les Anciens et les Cinq-Cents, par la force armée,

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