U de face sar 16 (19 m. 50 X
6. DojÀ en 1733. Mme de Belloy n'y demeurait pas, Inbitaot un autre hi\(el pr^s de réalise et du doojon. Celui-ci mesurait 14 t. de face sur 4S vâ7 m. 30 X 93,50).
Le dernier hôtel était celui du bailli de Laval-Monlmorency.
Puis, eu tournant à gauche, on pénétrait dans une petite cour fermée, dite a de la Corderie ». Elle servait de logement à un ^and nombre d'ouvriers et d*artisans; il y avait au moins huit à neuf boutiques ^
Au fond de cette cour se trouvait un grand bâtiment dont le prince de Conti voulait faire une salle de spectacle, pour permettre aux auteurs dramatiques — à Tabri des franchises du Temple — de se passer de la censure ; mais un ordre du roi le força d'abandonner ce projet. Le bâtiment reçut d'autres locataires tout en conservant longtemps le nom de « la Comédie ».
Le reste des maisons avoisinantes était composé de petits logements, de maisons bourgeoises avec boutiques, souvent construites d'après un plan uniforme et par entreprise^ comme on fait aujourd'hui '.
C'est presque à l'entrée de la cour, près de l'hôtel du Belair % que s'élevait la vieille tour dite tour de César, flanquée sur divers côtés de bâtiments parasites, à l'aspect assez misérable.
Derrière, au nord-est de l'Enclos, on trouvait encore quelques habitations avec ou sans jardins, puis de vastes terrains occupés par des chantiers ou des cultures maraîchères.
En continuant le tour de l'Enclos, nous arrivons aux bâtiments conventuels, qui occupaient une partie du côté de Test et presque tout le côté sud.
Des hôtels et des maisons se pressaient jusque contre leurs flancs, par exemple le second hôtel de Mme de Belloy, qui touchait à la grosse tour (côté nord) et se composait de trois corps de logis et d'un grand jardin ^; on l'appelait aussi l'hôtel Yer^
1. D'après le procès-verbal de 1733, la cour mesurait 18 toises de long sur 14 et 17 de large (35 m. 10 X 27,30 et 33,13). Mais l'easemble des terrains et maisons avait, d'après le procès-verbal de 1756, 220 toises q. de superficie (835 m. q. 75).
2. Ainsi le procèa-verbal de 1733 parle d'une petite rue comprenant de chaque côté 4 maisons, dont chacune avait 2 caves, 2 boutiques, 2 chambres au premier et au second, et 2 greniers, avec un escalier séparant les chambres, de bas en haut. 11 y avait donc là 16 logements à plusieurs étages, égaux, et occupés par des marchands et artisans. La rue mesurait 26 t. de long sur 11 p. de large (50 m. X 3,55).
3. Groupe de maisons attenantes, avec jardin : 11 t. 2 p. de face, sur 6,4 (22 m. X 13).
4a Visite de 1733, notamment. Les entrées étaient sur la petite cour de
nicourt. (Il fut racheté plus tard, comme Tautre hôtel de Belloy, par le prince de Gonli.)
Plusieurs cours intérieures, les cours « du Lion d*or », « du Chameau », etc., étaient entourées d'habitations ouvrières et de commerçants; la principale de ces cours est celle a de Tlndemnité ».
Sur le retour de l'Enclos, à droite de la porte d'entrée, le long de la muraille, se voyaient deux bâtiments appartenant à M. Porlier * ; puis une maison avec cour, dite « Fortin », qui communiquait avec la cour des cuisines du palais prieural;et enfin quelques hôtels : l'un, habité par le chevalier de la Rochette ', touchait à la cour de l'Indemnité; un autre, près des écuries du palais, se composait de divers bâtiments coupés par des cours, et occupés par le commandeur de Fleury ', M. de Cabeuil * et le sieur de la Croix, secrétaire du roi. Il y avait encore de nombreux logements et des maisons de location, tout le long du grand bâtiment conventuel, entre la tour de César et la grande cour : deux étroites rues étaient percées entre elles.
Vers la seconde moitié du xviii* siècle, on trouve la plus grande partie de l'espace compris entre les hôtels de Guise et de Conti et les murs de TEnelos, convertie en un grand parc anglais, le plus vaste des jardins particuliers du Temple. Il dépendait d'un hôtel où la comtesse de Boufflers vécut jusqu'en 1781 ^, et était d'autant plus admiré qu^il faisait contraste avec le jardin public de l'Enclos, tracé, comme les autres jardins du temps, en dessins géométriques aussi froids que réguliers.
Voilà à peu près tout ce que les visites du xviii® siècle nous ont permis de réunir sur la topographie de l'Enclos, au point
Téglisc. On trouvait en entrant une grande cour avec écuries; à droite, un corps de logis de 7 toises de face sur 3 1/2 de profondeur (13 m. 65 X 6,80); à gauche, un autre de 3 t. 1/2 sur 2 1/2 de profondeur (6 m. 80 X ^}85); puis un grand bâtiment de 11 toises de face sur 5 (21 m. 45 X 9,75). Derrière, un jardin de 38 t. sur 15 (74 m. X 29,45), accompagné d'un autre» enclos de murs, de 6 toises sur 4 seulement (11 m. 70 X 7,80).