‹ La maison du temple de Paris, histoire et description: histoire et description, avec deux planchesChapitre 179 sur 184 · MM 131); 1373 (S · texte numérisé non relu

MM 131); 1373 (S

C'est la plus petite et la moins importante des deux rues de ce nom.

Rue Ferri-Malet.

Mention en 1252-1254 (MM 128). — La même rue peut-être que la rae Andria-Malet.

Rue Ferronnerie.

[Rue Saint-Denis, le long du Charnier des Saints-Innocents.] (C'est la rue de la Charronnerie.)

Les ferrons pauvres y avaient des boutiques, dit Sauvai, en 1432. — Henri II, en 1554, ordonna vainement de la faire démolir pour cause d^étroitesse de la rue. C'est là que Henri IV trouva la mort.

Une seule location en 1752 (S 5629).

Rue Feu-Aaliz-du-Temple.

(( Rue feu Alips dou Temple, près du camp aus Bretons (S 5084, 1210), i< au bout de la rue Perrot-d'Estampes, tout sur la Grant Bretonnerie sanz tourner en ruele » (1252, MM 128).

Rue de la Folie-Jahan-Morel.

Mention en 1252-1253 (MM 128) u hors les murs de la cité de Paris » (S 5084).

Rue de la Folie-Moricourt.

Titres orig, S 5085.

Derniers marais outre les fossés, percée en 1783.

Rue de FordtB.

[Rue de Beaujolais. — Rue Chariot.]

Titres orig. S 5064.

Marais; depuis 1610. — 6 locations en 1752 (S 5629).

Rue des FcBsés-Saint- Germain.

(Voy. rue Saint-Germain-rAuxerrois.)

Rue des FosséB-du-Temple.

Titrei ong. S 5085.

Derniers marais. Le long du boulevard du Temple, 1783.

Rue du Fcur-du-Texnple.

Aux Barres. — Mentions en 1252 (MM 128), 1270, 1274 (S 5544). Le four était loué 8 1. de croit de cens, à ferme.

Rue du Franc- Morier.

[Rue de la Verrerie. — Rue de la Bretonnerie.]

1252-1254 (MM 128). — Synagogue juive.

Rue des Francs-Bourgeois.

[Rue Yieille-du-Temple. — Rue Pavée.]

Titres OiHg, S 5073.

Dite aussi rue des Poulies, — Elle resta très déserte et mal habitée jusque dans les derniers siècles. Elle tire son nom, dit Sauvai (I, 510) d'une des «c Cours des Miracles » de Paris, qui y fut établie vers 1350. — Elle comptait 24 petites maisons dites d*aumône ou des francsbourgeois. Le sieur Le Mazurier, qui en était propriétaire, les donna en 1415 au Temple, à charge d'y loger 48 pauvres : ceux-ci étaient exempts des droits de boues et lanternes et autres taxes de voirie. — Cette rue passait pour un vrai coupe-gorge, et longtemps le quartier

avoisinant se plaignit du bruit et des désordres qu'oo y faisait (Cf. 1529, MM 156, etc.). Mais on finit par faire droit au vœu général. On lit en effet ceci dans un livre de comptes de 1564 (MM 170). « Les maisons d'aumosne ont été abattues par sentence de la police de la ville, et le lien annexé au grand jardin de feu Mgr le garde des sceaulx Bertrand » (le cardinal Jean Bertrand, mort en 1560). — On commença dès lors à revenir à cette rue et à y bâtir. — En 1752 on comptait 11 locations. Parmi : M. du Tillet, chevalier, marquis de Villarceau, au coin de la rue, des deux côtés. — M. Louis François, marquis de Ghambray, maréchal des camps et armées (S 5637), etc.

Rue de Frépillon.

[Rue Aumaire. — Rue Philippeaux; derrière Saint-Martin.]

Mentions en 1252-1254 (MM 128) « en Frepellun ».

Rue Frogier-l'ABnier.

[Seine. — Rue Saint-Antoine.]

Titres orig. S 5076.

. G*est le véritabie nom de la rue Geoffroi-l'Anier. L'origine du nom est dans la maison de Frogier Tasnier, une des premières donations qui furent faites au Temple; au 1152, par Mathieu de Beaumont (Orig., K 23, n» 16*). — La rue a du reste peu d'intérêt. En 1752 (S 562Â), elle compte 2 locations seulement. Le nom de Geoffroy fut d'assez bonne heure employé.

Rue Froidxnantel.

[Rue Saint-Honoré. — Louvre.]

« Près le Louvre », 1244 (S 5077, 5544).

Rue Gamier-sur-rEau.

[Rue des Barres. — Rue Geoffroi-rAnier.]

Titres orig, S 5076.

Rae Grenier f Guernier-sur-reau. — Une des plus anciennes de la oeosive. Le nom vient d'un bourgeois de Paris qui fit quelques donations au Temple en 1241 (Sauvai, 1, 939); 1256, 1287 (S 5084, 5244). En 1325, on y trouve « une maison à bail par les escoliers du collège de Cornouailles à Paris » (S 5076). On n*y compte qu'une seule location en 1752(8 5629).

Rue du Grand-Gliantier.

(Voy. Chantier.)

Rue du Grand-Prieuré.

Titres orig. S 5085.

Derniers marais, 1783.

Rue Grateron.

Mention en 1427 (S 5077, S 5544).

Halles.

Titres ong. S 5064, 5077, 5084».

Les comptes inscrivent diverses locations soit aux halles du Temple, soit aux grandes halles de Paris. — On a vu celles de Ghampeaux. — En 1247, « scellerie devant lahale duTemple» (S 5074), et, en 1252-1253, (MM 128) « c'est au bout de la selerie, devant nostre halle ». Cette halle était rue S. Denis. On la trouve appelée aussi halle de la Porte de Paris (1301, S 5077). 1 location en 1752, et on Tinscrit : « PiYters des Halles, devant le pilori » (S 5629).

Rue de la Hanterie.

Près de la Porte de Paris, 1254, 1255 (S 5074'); 1365 (S 5544).

La Harengerie.

[Rue du Chevalier-du-(Jiuet; Cloître Sainte-Opportune.]

Mentions en 1234 (S 5544), 1252-1253 (MM 128). Peut-être à confondre avec la précédente rue.

Rue des Haudriettes.

(Voy. rue de TÉchelle.)

Rue de la Heaumerie.

[Rue Saint-Denis. — Rue de la Vieille-Monnaie.]

Titres ong. S 5074', 5099'.

Dès le xiv« siècle; on y trouve la maison de Conrad de Coulongne, payant 14 liv. en 1367,*^ 1376 (S 5074); « l'ostel de la Bannière de France, 5 1. 12 s. », etc. On ne compte qu'une seule location en 1752 (S 5629).

Rue Jehan-de-l'Épine.

[Rue Jehan- Pain-Mollet.]

Titres ong, S. 5074*.

1282, et jusqu'à la fin; quelques mentions seulement.

Rue Jehan-l'Huillier.

(Voy. rue de l'Échelle.)

Rue Jehan-Pain- Mollet.

[Rue des Arcis. — Rue Jean-de-rËpine.]

1313 (Sauvai), 1395 (S 5074*, 5544).

Rue de Jouy.

Une maison, citée en i3G4 (MM 28} et échangée alors contre une autre, rue du Temple.

Rue aux Juifs.

[Rue du Roi-de-Sicile. — Rue des Rosiers.]

1224, « rue de la Juifverie »; et aussi, en 1241, « rue Vieille-Juifverie, en la censive du chevalier des Roziers » (S oo4i). — La rue de ce dernier nom était aussi peuplée de Juifs et confondue souvent avec celle-ci; mais les inventaires prennent toujours soin de distinguer les deux rues.

Les hôtels de la Rocheguyon et de Savoisy sont indiqués en 1571 (MM 172) et en 14G0 (S 5544) comme tenant à cette rue. On trouve, le 30 août 1545, un « échange entre haute et puissante dame de Longvy, comtesse de Busencès et de Charny, etc., veuve de Philippe Chabot, amiral de France, gouverneur et lieutenant général en Bourgogne... et maître Anthoine le Masson, S' de Belle- Assize, conseiller du roi. Ladite dame cédant une maison (rue aux Juifs) aboutissant à Tostel de Savoisy, pour 500 liv. tournois de rente (S 554i).

Kn 1752, on comptait jusqu'à 31 locations (S 5629).

Rue de Limousin ou de Limoges.

[Rue de Poitou. — Rue de Bretagne.]

Titres oHg. S 5064.

Marais. Percée en 1610. — 8 locations en 1752 (S 5629).

Rue de Malte.

Titres orig. S 5085.

Derniers marais. Percée en 1783.

Rue de la Marche.

[Rue de Poitou. — Rue de Bretagne.]

Titres orig. S 5064.

Marais. Percée en 1610. — 10 locations en 1752 (S 5629).

Rue de Marivaux ou Pavée.

[Rue du Roi-de-Sicile. — Rue des Francs-Bourgeois.]

Titres orig. S 5076, el passim (MM 128, etc.).

Depuis 124i. — On trouve indifféremment « rue du Petit-Marivaux, anciennement dite la rue Pavée », et « rue Pavée, anciennement dite Marivaux ». — C'est une des plus anciennes de la censive. Elle était voisine du quartier juif et de Thôtel du roi de Sicile (1323, 1325, 1326, MM 129, S 5544). La comtesse d'Alençon possédait, en effet, une grande maison à jardin « des appartenances de Tostel du roi

de Sicile » (1438, S 5587). — Cet hôtel existait déjà en 1372 (MM 132).

Le principal hôtel de la rue fut Vhôtel de Savoisy^ qui plus tard devint Vhôtel de Lorraine, H s'étendait à la fois sur cette rue et sur la rue du Hoi-de-Sicile. Il est célèbre pour le bruit énorme que causa dans l'Université, et jusqu'à la cour, une querelle élevée entre les écoliers de Sainte -Catherine, qui passaient dans la rue, et les valets de rhôtel. L'Université fit si bien qu'elle provoqua un arrêt du Parlement, de 140i, exigeant 2000 liv. d amende et la destruction de rhôtel (Félibien, Preuves, H, 547). L'hôtel fut-il effectivement rasé, ou en partie? Des lettres autographes de Savoisy témoignent que le 2o septembre 1415 il payait toujours sa redevance accoutumée au Temple : « Charles de Savoisy. S** de Saillenay, de Coulanges et de Courdon, à nostre receveur général dudit Courdon, salut. Nous vous mandons que des deniers de vostre recepte vous paiez aux religieux du Temple à Paris, ou à leur procureur pour eulx, la somme de 24 liv. parisis que nous leur devons... à cause de certaine rente qu'ils ont accoustumé prendre et percevoir chascun an sur nostre hostel à Paris... (signature autogr., S 5069»). — Quoi qu'il en soit, l'hôtel passe pour avoir été démoli, et rétabli seulement en 1517^ à condition qu'une inscription gravée sur la muraille témoignerait de l'arrôt du Parlement. — Peu après, en 1522 (Sauvai dit 1422, et s'étonne de la contradiction qu'implique cette date avec l'arrêt de 1404), l'hôtel de Savoisy fut acquis, le 29 janvier, par Maximilien Sforce, pour 200 écus d'or (S 5544). Mais on voit en 1543 des lettres de François l^** donner Thôtel et ses appartenances à dame Françoise de Longvy, veuve de l'amiral Chabot, comte de Buzençois (S 5544). On a vu (à la rue aux Juifs) qu'elle se débarrassa, dès 1545, des bâtiments qui donnaient sur la rue aux Juifs (ibid.). Elle vendit également sou hôtel, peu après, au duc Charles de Lorraine. — Déjà, dans la mêine rue, un Raoul de Lorraine avait reçu un hôtel, en 1336, de Philippe de Valois (Sauvai). — Eu 1564, le duc Charles possédait l'hôtel de Savoisy et deux autres maisons attenantes (MM 170), et dès 1571 (MM 172) on voit apparaître le nom d'hôtel de Lorraine, qui demeura, avec la même famille, jusqu'au xvni" siècle (1672, S 5081). — Remarquons enfln que l'hôtel touchait aux anciens murs de la ville (MM 172, 1571).

Autres noms à citer : Le marquis de Varenne, François de Godde (1631, 1752, S 5629). — Vhôtel de Bnerme, habité par le comte de Loménie de Brienne (1631, « M. de I^umigy »; 1743, « M. de l'Homennie »); enfin le comte d'Herbouville (1631, 1753). — il locations en 1753 (S 5629).

Rue du Martoir.

[Rue du Monceau. — Saint-Jean-en -Grève.]

Mention d'une location en 1752 (S 5629).

Rue de Maobuë.

[Rue Saint-Martin. — Rue Beaubourg.]

MenUons en 1443, 1447 (MM 133, 134; — Cf. S 5544). 2 maisons à la dernière époque.

Rue de Melun.

« Quarrefonr, porte du Temple », 12521253 (MM 128).

Rue de Ménil-Montant.

Titres ong. S 5085.

Derniers marais, 1783.

Rue Merderal.

« En Merderal », 1252-1254 (MM 128). — C'est la rue Verdelet, aujourd'hui Pageyin.

Rue de la Mortellerie.

[Place de Grève. — Rue des Barres (l'Ave-Maria).]

Titres orig. S. 5075.

Depuis 1241. — Le long du quai de la Seine, « aboutissant au petit Temple, près de Saint-Gervais » (Cf. rue des Barres) [1273, S 5075].

Quelques hôtels au xv« siècle : Vkôtel Ferron^ à Guillaume du Val, puis à Guillaume de la Fons, secrétaire du roi, de 16 liv. de rente (1431, S 5075). — L'hôtel du Cornet, 6 1. 8 s. (1447, MM 134), etc. — 16 locations en 1752 (S 5629).

Rue du Noyer.

Ainsi appelée, au dire de Sauvai (1, 170), du nom d'un bourgeois de Paris, Simon du Noyer. Cette rue qui aboutissait à la couture du Temple (1319, MM 129) devint cul-de-sac en 1361, en cette occasion, que rappelle un registre de 1376 (S 5586) : « Soit mémoire que la religion (l'Ordre) vouloit prenre et percevoir plusieurs rentes et revenus.. . Mais accordé fu en 1361 entre THospital et ledit M« Jehan de la Granche, pour lors abbé de Fescamp, qui puis fu evesque et cardinal d'Amiens, comme procureur de maistre Jehan Boissy son neveu, que icelle seroit à lui et seroit close jusques aus maisons Pierre Hubert, pour croistre son hostel... 20 I. 6 s. de rente. » Jean Boissy était chanoine de Nevers (Cf. en 1372, 3; MM 29, f» 63, 69, 88). Mais cet hôtel avait sa grande entrée rue de TÉchelle, et de même les hôtels de la Grande et de la Petite Savoie.

Rue de Normandie.

[Rue Chariot. — Rue de Périgueux.]

Marais. — 2 locations en 1752 (S 5629).

Rue des Oiseaux.

MentioQ de 3 locaUons en 1733 (S 5562) et 1752 (S 5029).

Rue d'Orléans.

[Rue d'Anjou. — Rue des Quatre-Fils.]

Titres oriyin. S 1064.

Marais. Percée en 1610.

On trouve en 1619 (^S 5064) : — Charles Margonne, coaseîiler du roi et commissaire des guerres, locataire de beaucoup de terrains sans y habiter lui-môme; — les PP. Capucins, qol payaient 9 1. 3 s. t. pour leur église et leur maison (S 5081); — enÛn messire Emmanuel, comte de Crussol, duc d*Usetz, pair de France, payant 19 1. 10 s. pour son Hôtel de Crussol, acheté à M. de la Sale en 1618 moyennant 40 000 1. comptant et 200 I. de rente (S 5064, 5081). — Enfln en 1752 le marquis de Marolles (S 5632). — 14 locations à cette époque (S 5629).

Rue de Paradis.

[Rue du Chaume. — Rue Vieille-du-Temple.]

Titres orig. S 5072.

Aujourd'hui rue des Francs-Bourgeois, dont elle n'était autrefois qu'une partie, sous un autre nom plus ancien. On trouve aussi celui de Rue des Jardins (en 1477 encore, S 5072).

FJle était « hors des murs » d'abord (1320, 1327; MM 129), mais tout prés. Les Blancs-Manteaux donnaient dessus, et sont plusieurs fois inscrits de préférence dans cette rue. — Un des plus anciens hôtels est celui de Silvestre de la Cervelle, évoque de Coutances, en 1371 (MM 131).

Sous Charles V, Bureau de la Rivière avait son hôtel attenant « oultre la porte du Chaume ». U était dit de la grande Rivière, En 1431, sous l'occupation anglaise, il appartenait à Charles de la Rivière, comte de Dammartin : il fut alors habité par le régent duc de Bedford (Comptes de la Prévôté : Sauvai, III, 287). — A côté se trouvait l'hôtel de Novion (1539, S 5072; — 1540, MM 164), qui en 1421 appartenait à Mlle de Nantouillet, dame de Novion.

VHôtel deLavalf au duc de Guise, faisait le coin de cette rue et de la rue du Chaume, où nous Tavons vu : on sait qu'il fut démoli au profit de la grande cour de l'hôtel Soubise (Archives nationales), qui occupe aujourd'hui tout son emplacement ancien. (S 5638.)

Plus tard, en 1653, on trouve un « échange de Vabbé de Rancéj abbé de la Trappe, à demoiselle Marguerite Lempereur, veuve de Jacque le Petit, escuyer S*" Deslandes... d'une grande maison de quatre corps d'hôtel chargée de 4 1. 10 s. envers le Temple i». Ladite dame lui cède et délaisse 3694 l. 9 s. de rente. (S 5072.)

En 1753 (S 5629, 5631) : M« Guillaume de Chavaudon, président au

Parlement, à côté de Thôtel Soubise. — Mme la marquise de la Chastre, auprès du précédent. — Le marquis de Luygué. — Mme de Breteuil. — On compte à cette époque 16 locations.

Rue Pastourelle.

[Rue du Temple. — Rue du Grand-Chantier.]

Titres orig. S 5063, 5099 et passim.

Dite aussi Jean-de-St-Quentin, ou Groignety dans les premiers temps (S 5544). Dès 1316 (MM 129) on trouve dans les registres « la rue à la Pastourelle ». (Id. 1373. MM 29, ^ 95.)

En 1400, rhôtel de l'Aventure, au baron d'Ivry (S 5063).— En 1607, la maison de Tlmage-St-Quentin. D'ailleurs les noms d'enseignes abondent dans cette rue : Maisons ou hôtels « du Chapeau-d'Espines, de la Pomme-de-Pin, de la Boule, des Trois-Ermites, des Trois-Entonnoirs, de TAnnonciation, etc. »

En 1752 on comptait 25 locations (S 5621), et parmi, celles de « M« Louis d'Hozier, cbevalier de Tordre du roi, généalogiste de S. M., demeurant rue Vieille-du-Temple »; — « J.-B. de la Vieuville, demeurant rue du Temple » ; — « J. B. P. J. de Malezieux, demeurant rue des Juifs (S 5636).

Rue Pavée.

(Voy. rue de Marivaux.)

Rue du Perche.

[Rue d'Orléans. — Rue Vieille-du-Temple.]

Titres orig. S 5064.

Marais. Percée en 1610.

Les PP. Capucins de la rue d'Orléans, avec grand jardin et église, donnaient également sur cette rue (10 1. 10 s. t. en 1672, S 5081). — On trouve aussi au xviii* siècle Antoine Bernardin, comte de Ghàtelet, maître de camp de cavalerie (S 637); — puis le marquis de Refuge (S 5632). — 1752-89 : 2 locations seulement (S 5629).

Rue de Périgord ou de Périgueux.

[Rue de Bretagne. — Rue Boucherai.]

Marais. Percée en 1610. — 9 locations en 1752 (S 5629). — Parmi, le marquis de Menilles, dont Thôtel donnait aussi rue Chariot (S 5632).

Rue de la Perle.

Suite de la rue des Quatre-Fils, le long du petit ûef des Fusées. — Dernière époque, 1783.

Rue Perrin-Crasselin.

[Rue des LaTandières. — Roe Saiot-Denis.]

TUre$ orig. S 507 1*.

1252-3 (MM 128), etc. — Aussi appelée rue du Chevalier-du-Guet (1394, U30, S 5544; xiii« s., S 5074). — Une seule location en 1752 (S 5629).

Rue Place on Flanclie-lliiiibray.

[Seine, près du Grand-Pont. — Rue Saint-Jacques de la Boucherie.]

Mention en 1564 (S 5544). Cette rue porte le nom du pont en planches qui lui faisait suite.

Rue du Plâtre.

[Rue Sainte-ÀToie. — Rue de rHomme-Armé.]

Titres orig. S 5068.

Depuis 1241. Dite aussi Flitrière et Jean-St-Pol (1293, S 5544). Oo trouve longtemps encore Pindication de la plâtrière qui a donné son nom à cette rue. Ainsi en 1374 (MM 132) « en laquelle Ten fait plastrière à présent ».

En 1564 (MM 170), on peut noter : « Charles du Plessis, Mme la Présidente Nicolay, dame de Saint-Victor, avec deux autres maisons; Maître Nicolle de Corbie. »

Au xviii« siècle, on compte 6 locations, et Ton inscrit souvent cette rue sous le nom de rue du Plàtre-Sainte-Avoye (S 5629).

Gul-de-sac Picquet.

[Rue des Blancs-Manteaux.]

Aujourd'hui, passage Pecquai. — Mention en 1553 (S 5544). « Maison de L. Guillard, évéque de Chartres. » — Sauvai dit que ce cul-desac porta aussi le nom de rue de Novion, à cause du président de Noviou. — Il était du reste dans la censive des Rillettes (1789; Atlas du Prieuré).

Rue Pierre-Ghef-d'AU.

Titres orig. S 5078.

Depuis 1243, et mentions dans les comptes (MM 128). C*est sans doute la rue Pierre-au-Lardj mentionnée à la dernière époque.

Piliers de la Tonnellerie.

(Voy. Tonnellerie.)

Piliers des Halles.

(Voy. Halles.)

Pointe-Saint-EuBtaehe.

(Voy. Saint-Eustache.)

Rue Poirier.

Mentions à la dernière époque; 3 locations en 1752 (S 50â9).

Rue de Poitou.

[Rue d'Orléans. — Rue VieilIe-du-Temple.]

Marais. Percée en 1610. — 37 locations en 1742 (S 5616) et, parmi, le marquis de Gbabannois.

Ponts sur la Seine. Quais, moulins.

Grand-Pont.

Titres orig. S 5077, 5080*. — Depuis 1170.

C'est aux environs des ponts et de la Seine que les Templiers reçurent leurs premières donations; c'est là que les titres sont les plus anciens. — En 1137-47 (?) une donation de moulin sous le Grand- Pont (par La Gente) était conûrmée par Louis VII (K 23, n*' 15); en 1141, le roi faisait un don à un médecin, Dulcisson, qui tenait, du Temple, maison sur le Grand-Pont (S 5544). — En 1181, Hebroin de Gournay et son Trère faisaient don d'une maison sur le Grand- Pont au Temple. (Ibid,) — En 1182, c'est le don d'une arcade pour bâtir une maison. (Ibid.) — Sous Pbilippe-Auguste, les actes de ce genre se multiplient (ibid.), et encore au xiii« siècle. — Vers 1204 on peut noter (S 5077) 2 étaux à boulanger, et une maison achetée

5 liv. par l'abbé de Saint- Victor. En 1235, on voit une chapelle établie sur le Grand-Pont (S 5077), toujoui*s de la censive du Temple.

En mars 1239, le Temple déclare tenir à main-morte du chapitre de Notre-Dame la maison et le moulin donnés par La Gente : « Nous l'avons livrée à croit de cens à feu Thomas le Goffrier à raison de 9 sous de cens annuel ix payer par nous auxdits doyens et chapitre. » (Cartul. de N.-D. Guérard, II, 527.) — En 1240 (S 5544), en 1252 (reg. cens. MM 128), les mentions de possessions du Temple au Pont et sur la Seine abondent. — En 1293, « en la rivière de Seine, au quay du Temple », un accord est passé entre le prévôt de la marchandise de Teau et les échevins de la ville de Paris d'une part, et les chevaliers du Temple, pour leurs moulins au Pont de Grève (S 5Ô74", n^ 30). Us s'obligeaient de faire un pont de bois avec autant d'arches qu'il serait jugé nécessaire, et de payer pour ce

6 den. parisis chaque année au parloir aux Bourgeois. — Même année, amortissement royal de 3 moulins (Ibid., n^ 35). — En 1385, le 12 avril (et déjà en 1376, MM 30, ^ 55 v»), bail à ferme pour 9 ans des « trois moulins de Paris dits du Temple », 240 liv. (MM 31, f» 17 v«). ^ En 1386, le 25 juin, bail semblable du moulin du Grand-Pont pour 152 liv. t. (Ibid.). — En 1438, a le moulin de l'arche du Grand-Pont » paye 96 liv. p. (S 5587); ces prix sont fort élevés relativement à ceux que l'on voit inscrits pour les simples maisons ou hôtels de la censive.

CuRzopr. 22

Parmi ceux-ci on voit, en 1447, l'hôtel de la Fleur-de-lys, au bout du Grand-pont, payant 6 l. 8 s. (MM 134), — et déjà, en 1433, des forges « au tour du Pont », payant 15 1. (MM 133).

En lî)64, les moulins furent démolis pour faciliter la navigation. Ils furent alors rachetés par le prévôt des marchands et les échevins, moyennant 1200 livres (S 5074^).

Pont-aux-Meuniers. — Pont-aux-Changeurs.

Titres orig. S oOSO»».

Le Pont aux-Meuniers ne possédait que des moulins. En 1323, dit Sauvai (I, 222), sur les 11 moulins de ce pont, qui appartenaient à diverses maisons religieuses, le Temple avait le 6«. — Il fut ruiné dans les derniers jours de 1596. Cf. un récit contemporain édité par A. de Montaiglon [Soc. antiq. de France, XXVII, p. 96, 1862]. — On n'y compte plus que 7 moulins à cette époque, appartenant : le 1^' à Sainte-Opportune, le 2« à Saint-Merry, le 3« à Saint-Magloire, le 4« à Saint-Martin, le 5° au Temple, le 6® à Saint-Germain, et le 7» à Saint- Lazare. — Le moulin du Temple était dit aussi « Saint-Nicolas b. — Nous trouvons dans les registres, en 1394, un bail de 9 ans sur ce moulin, pour 120 francs d*or (MM 31, f« 195); — et encore en 1438 (S 55 14).

Le Pont-aux-Changeurs devait son nom, comme on sait, à l'industrie des orfèvres. Le Temple avait dans sa censive plusieurs de ces gros marchands à bail. En 1440 (S 5544), eu 1520 (MM 36, ^ 25), en 1564 (MM 170), on en trouve des exemples. Ainsi Hotman (1440); — Samson (1564), payant 60 livres; — un autre, payant 30 liv., etc.

Portes de Paris,

La ville ayant eu successivement deux enceintes, et les portes ainsi reculées ayant conservé leur ancien nom, il faut toujours distinguer, selon la date, de quelle porte il s'agit; d'autant plus que les premières murailles ne furent pas abattues, ce qui porte parfois à la confusion. L'enceinte de Philippe- Auguste laissait, comme on sait, TEnclos et une bonne partie de la censive dans la campagne : c'était donc une barrière fort gênante pour les habitants des deux côtés et pour les officiers du prieuré. De là l'ouverture de quelques poternes, qui furent octroyées à la demande générale des habitants. — Ainsi un acte de Philippe le Bel, de 1287, au sujet d*une de ces concessions, porte ceci (S 5072) : a Philippus, etc., dilecto et fideli nostro thesaurarlo et fratribus domus milicie Templi Parisiensis concessimus ex gratia speciali quamdam portam communem construendam in mûris nostris Parisius, inter portam per quam itur ad domum Templi Parisiensis (la porte du Temple), et portam que vocatur vulganierposteme Barbete, sita in veteri vico Templi Parisiensis, habendam et tuendam ab eisdem quam diu nostre placuerit volantati. Non est tamen intencionis nostre ut ex hujusmodi concessione nobis et coin-

munitati ville nostre Parisiensis prejudicium sire dampnum aliquod ^eoeretur... Jan. 1287, apud Meledunum. » — Ainsi la poterne ou porte secondaire accordée ici pouvait être fermée selon le plaisir du roi et n'avait été percée que par faveur. Ce texte est important parce qu'il constate Torigine, inconnue jusqu'ici, de la Porte du Chaume, que nous allons revoir tout à l'heure. (Sauvai le cite, mais avec la date de 1297. — 11 avait vu la pièce dans les papiers du Temple, qui lui avaient été communiqués.)

Les anciens murs de Philippe-Auguste, après la nouvelle enceinte de Charles V, servirent encore comme murs de maison; mais il falfait Tassentiment du Roi. Ainsi fut-il, comme nous l'avons nolé plus haut, pour Nicolas Braque en 1384 (Félibien, 111, 661). On voit encore (ibid.f 242) un don à Jean Perdrier, trésorier de la reine, en 1392, <c d'une tour de l'ancienne muraille et fermeture de Paris, pour eslargir et croître un hôtel qu'il a à la porte Barbette ».

Porte Barbette.

[Rue Vieille-du-Temple.]

Titres orig. S 5072 et passim.

Les textes, pièces et simples mentions sont très nombreux depuis le XIII* siècle (MM 128, etc.), car c'était là le quartier le plus peuplé de la censive.Comme cette porte n'était pas une grande porte de ville, fortifiée comme celle du Temple, on la voit très souvent qualiAée de poterne ou de fausse poterne Barbette (1269, S 5076, 5084). Ainsi en 1323 (MM 129) « la fausse poterne Barbette, c'est assavoir celle qui est au bout par devers les murs de Saiule-Katerine, es pouUies neuves ». Il s'agit de Sainte-Catherine du Val-des-Ëcoliers, dont la censive était voisine. Un texte antérieur (censier de 1252, 4; MM 128) dit aussi « la poterne par devers le Val-des-Écoliers »,

Porte Baudoyer.

[Rue Saint-Antoine.] Des murs de Philippe- Auguste. —Actes en 1253 et 1276 (S 5080).

Porte du Chaume.

[Rue du Chaume.]

Titres orig. S 5071.

A. Bonnardot (Dissert. $ur les anc. fortifie, de PariSf 1852) « doute si cette porte était contemporaine de Philippe-Auguste, car elle ne conduisait directement qu'au mur d'enceinte du Temple ». Nous venons de voir plus haut qu'en effet elle ne fut percée qu'en 1287, pour la commodité du commerce courant entre les habitants de la ville et ceux de la banlieue. — Elle donna parfois son nom à la rue du Chaume, « rue de la Porte du Chaume » (1368, MM 131, etc.).

Porte de Montmartre.

Mentions en 1240 (S 5077), Dite aussi Porte Saint-Eustache.

Porte de Paris.

[Rue Saint-Denis. Chàtelet.]

Titres orig. S 5074, 5099.

Depuis i204 (S 5544); on y note alors surtout la « grande boachérie », la « poulaillerie », la « halle du Temple » et les maisons de la Censive qui y attenaient (1247, 1303, etc.).

Mais la plus ancienne mention d*une possession de TOrdre est le four que Mathieu de Beaumont lui donna en 1152 à la Porte de Paris (orig., K 23^, 16^). Les registres et les pièces inscrivent ordinairement ainsi cette partie de la censive : « Porte de Paris, rue S. Denis, emprès du Chastellet » (1300, S 5544; 1415. S 5082, etc.). D y avait là une maison dite u la Boueste aux Lombards », ou « la boiste des Ytaliens », ou encore « la boite des Oultre-Montains » (1324, 5, 7, V. MM 129, 130...). Auprès on cite aussi toujours « Vhostel de la Table- Roulant », auquel la Boite aux Lombards aboutissait. Ce n*était en somme qu'un même établissement. En 1443, Thôtel de la Table-Roulant commence à être dit « appelé d'ancienneté la maison de la boueste aux Lombards, divisé de présent en deux parties, dont ledit Girardin (Girard d'Espernay) eu tient partie et le Roy l'autre » (MM 133).

Diverses maisons à curieux noms d'enseignes : maisons de la Coquille, 6 1. 8 s. de rente; Tostel du Chauderon, 6 1.; l'ostel du Regnart, 7 I. 14 s.; l'ostel de l'Échiquier, de l'Écu-de-France, etc. (MM 133, 134; 1443, 47, etc.).

7 locations en 1752 (S 5629).

Porte Saint-Denis.

[Rue Saint-Denis.]

C'est la porte de l'enceinte, qu*il ne faut pas confondre avec la précédente. Elle est souvent mentionnée, pour les maisons de la censive, dès le xui<' siècle (MM 128, 129, etc.). Encore en 1443 (MM 133), « Tostel du Gobelet, 104 s. »

On l'appelait souvent aussi Porte aux Peintres (la première) (S 5082, etc. ; Cf. Sauvai, I, 33).

2 locations en 1 752 (S 5629), encore sous ce dernier titre.

Porte du Temple.

[Rue du Temple.]

Titres orig. Voy. Rue du Temple.

La 1'* porte, celle de Tenceinte de Philippe-Auguste, reçut aussi le nom de Porte Sainte- Avoie, lorsque le couvent de ce nom se fut établi auprès en 1288. — Elle ne fut démolie, dit A. Bonnardot, que vers 1535.

La 2<' porte, de l'enceinte de Charles V, était à l'angle nord-ouest de l'enclos du Temple. C'était une fortification importante, qu'il est facile de se figurer d'après les nombreux plans et vues de Paris à vol

d'oiseau qui Tont reproduite. Elle parait avoir été moins grande toutefois que celle de Saint-Martin. — Elle fut murée plusieurs fois dans le courant du moyen âge, aux époques de troubles. En i408, 1413, notamment {Journal d'un bourgeois de Paris sous Charles VI, éd. Tuetuy, 1881, p. 2, 43, etc.). — En 1606, dans un « Remerciement des Parisiens à M. Myron, lieutenant civil en la Prévôté », il est dit qu'il avait « rebâti la porte du Temple que le malbeur du temps avoit tenue fermée 44 ans » (Félibien, II, 34). — Elle fut un peu déplacée à la fin de ce même siècle. On lit dans un arrêt du Conseil d'État de 1684 (Félibien, II, 27i), relatif aux « Cours et rempart de la Porte Saint-Martin à la Porte Saint-Honoré », que, « d'après les arrêts de 1671 et les lettres patentes de 1676, le prévôt des marchands et échevins avaient déjà formé les remparts et porté le Cours jusqu'à la Porte Saint- An ne dite Poissonnière, ayant à cet effet fait démolir l'ancienne Porte du Temple pour la faire construire de neuf an delà dudit Cours ». Mais cette reconstruction, autorisée par le roi, fut ensuite jugée inutile, la plupart des autres portes de la ville étant alors également démolles (1696, Félibien, II, 335).

Il y avait une petite garnison affectée à cette Porte (la seconde), et son chef était dit a capitaine de la Porte du Temple » (1417; Journal d'un bourgeois de Paris^ p. 33). Une ordonnance régla en 1515 les heures d'ouverture à 4 h. du matin, et celles de fermeture entre 9 et 10 h. du soir (Félibien, II, 663).

Pour les locations situées près de Tancienne porte, elles sont inscrites sous la rubrique « Quarrefour du Temple » ou « de la Porte du Temple ». 1252, 1327, 1347, etc. (MM 128, 129, 130).

Rue Porteloin.

(Voy. rue Richard-des-Poulies.)

Rue de la Poterie.

[Rue de la Verrerie. — Rue de la Tisseranderie.]

TUres orig. S. 5074.

Ou « Vieille-Poterie », près du Carrefour Guilory, Villorille, Guigne- Orille, Vieille-Oreille, etc.; du nom de « Guillaume Orille » (MM 129).

Mentions fréquentes au xiii« siècle, 1215, 1246, 1252 (MM 128, S 5074). Il y avait là un four.

En 1342 on trouve cette note : « Rue Vieille-Poterie ou carrefour Guillory : maisons, cens 40 s., rente 12 liv. — Bail à cens et rente desdictes par Estienne Maircel, drapier bourgeois de Paris, à Robert Goupille. » (S 5074.)

Rue de la Poulaillerie.

Titres orig. S 5074.

Près du Châtelet et de la Porte de Paris. xiii«, xiv« s.

34â LA MAISON DU TEMPLE

Rue du Puits.

[Rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie. — Rue des Blancs-Manteaux.]

Titres orig. S 5071.

Depuis 1318 (MM 129). « Vis-à-vis la porte du monastère des Blancs-Manteaux » (1571, MM 172).

12 locations en 1754 (S 5629). Parmi, le marquis de Folle?ille (S 5631).

Rue des Quatre-Fils-Asrmon.

[Rue Vieille-du-Temple. — Rue du Chaume.]

Titres orig. S 5071.

Appelée aussi parfois Rue des Deux-Portes (S 5544). — « Rue des Quatre-Fieux-Emont » (1349, MM 130), etc.

L'hôtel de la Petite - Savoie donnait dessus. Bureau de la Rivière possédait « plusieurs maisons, jardins et places », entre cette me et celle du Temple (1373, MM 29, f^ 96).

27 locations en 1752, et parmi, le prince et le cardinal de Soubise (S 5629, 5631), et les PP. capucins (ibid.), inscrits plusieurs fois dans cette rue pour la partie de leurs bâtiments qui y donnaient. (Cf. me du Chaume.)

Rue Quiq[uetonne.

[Rue Montmartre. — Rue Monlorgueil.]

Mention en 1417 (S 5077).

Rue Raoul-RoissoUe .

[Le long de Saint-Eustache au nord.]

Mentions en 1261 (S 5077, 5544).

Rue Richard-des-Poulies ou Porteloin.

[Rue du Temple. — Rue du Grand-Chantier.]

Le second nom est très postérieur au premier, seul en usage au moyen &ge ; il faut pourtant y ajouter dans quelques cas celui de rue des Enfants-Rouges; et peut-être celui de Ferri des Poulies, dans les premiers temps, du nom d'un des habitants (MM 128, 1252-4). — Le nom de Portefoin a pour origine un grand hôtel appartenant à Jean Portefm. — Le nom des Enfants-Rouges, emprunté à Thôpital de ce titre, prévalut, comme nous l'avons vu plus haut (R. du Grand -Chantier, dans la partie de la rue qui est en équerre avec celle-ci (S .*>544).

A citer, dès 1443 (MM 133) : « l'hôtel des Marmousets et ses appartenances, faisant le coin de la rue » ; en 1609, on le voit entre les mains du comte de Saint-Quentin, Pierre, abbé et seigneur d^Huiron (S 5063); — Vhôtel de Genlis, en 1508 (S 5063); — ïhôtel de la Follye- Maître-Ange, en 1520 {lhid.)\ — Vhôtel de Créqui, en 1622.

15 locations en 1752 (S 5629), parmi lesquelles, M. Fraguier, président à la Chambre des Comptes (dès 1733. S 5562); — M» D. Charles de Trudaine, conseiller d*État; — M« Michel-Jacques Turgot, chevalier, marquis de Sousmont; — le duc de Saint- Aignan, etc.

Rue du Roi-de-Sicile.

[Rue Vieille-du-Temple. — Rue des Ballets.]

Titres orig. S 5076.

« Roi de Sedille (1319), de Cezile {id.), de Cicille (1564), de Cécille, etc. » Aussi, rue des Ballets.

Cette longue rue contenait de nombreux hôtels, dont le plus ancien était ïhôtel du Roi-de-Sicile, Charles, comte d'Anjou, frère de Samt- Louis, 1226. — Son fils, Charles le Boiteux, roi de Jérusalem et de Sicile, y demeura ensuite jusqu'en 1292. (Voy. Hurtaut et Magny; Félibien, III, 521 ; Sauvai, etc., pour Thistoire de cet hôtel qui ne dépendait pas du Temple.) Une partie de ces bâtiments fut affectée au xvui* siècle à une école militaire. Elle fut achetée en 1753 pour cet usage par le comte d'Argenson, ministre de la guerre, qui est inscrit sous ce titre dans les comptes du Temple (S 5629, 5631).

L'hôtel de Savoisy, devenu l'hôtel de Lorraine, donnait aussi sur cette rue, et on l'y trouve souvent inscrit. — La « maison de Pecquigny », notée en 1369 (MM 131), fut achetée le 27 fév. 1399 par le sieur de LaRocheguyon (S 5544). Cet hôtel avait appartenu autrefois à Jehan THuillier, bourgeois de Paris; il devint alors Vhôtel de la RocheguyoUy que l'on ne saurait confondre avec celui de la rue Barbette. En 1447 on le voit entre les mains de « maître Guillaume Marcade », qui paye 8 1. (MM 134); et en 1478, à « noble homme Jean de Harlay, escuyer garde de l'ofOce de chevalier du guet de nuit de la ville de Paris » (S 5544). Eu 1529, c'est encore un Ilarlay, Loys, sieur de Beaumont, qui paye 10 1. (MM 156).

Vhôtel de Tancarville appartenait au xv« siècle à Guillaume de Melun, comte de Tancarville. Le cardinal de Meudon Tacheta et le rebâtit. U est mentionné en 1462 (S 5076). En 1443 le comte payait 4L 3 s. 8 d. (MM 133).

Diverses maisons étaient possédées en 1571 par Claude Guy ot, conseiller du roi et maître ordmaire en sa chambre des comptes, et Jean du Hamel (MM 170, 172).

En 1752 on comptait 13 locations.

Rue des Rosiers.

[Rue Vieille-du-Temple. — Rue des Juifs.]

Titres ong. S 5073.

Dite aussi rue des Juifs, dont c'était le quartier ainsi que les rues de la Coquerée et des Juifs. — Nombreuses mentions dès les premiers temps (1233, S 5544; 1252, etc.; MM 128...). On y trouve une « escole

aus Juys » en 1369 (MM 131), un « cimetière » el des « jardins aox Juife ». 1379, 1392 (MM 132), etc.

L*hôtel de Tancarville y est souvent inscrit : il donnait sur cette rue comme sur la précédente. De même l'hôtel de Savoisy (3 maisons, 1545, S 5073). Les religieux de Saint-Antoine y avaient des dépendances (1443, MM 133). — On y trouve encore, en 1372, « le prieur de Pomponne » (MM 132); et en 1443, 1447, Thôtel de Mariguy (MM 133, 134).

En 1754, on compte 31 locations (S 5629), dont M. de Louzencourt et M. de Beaurepaire (S 5631).

Rue Sainte-Avoye.

(Voy. rue du Temple.)

Rue Saint-Denis.

Titres orig. S. 5074, 5099. — Voy. Porte de Paris et Porte S. Denis. On distingue dans les comptes, encore en 1752 (S. 5629), a rue S. Denis, porte de Paris; rue S. Denis, porte aux peintres. »

Rue de Saintonge.

[Rue de Bretagne. — Boulevard du Temple.]

Titres orig. S 5070, 5081.

Marais. Percée en 1610. — Toujours écrite « Xaintonges ».

20 locations en 1752-4 (S 5629).

Pointe ou rue Saint-Eustache.

[Rue Montmartre. — Rue Traînée.]

Titres orig. S 5077.

Mentions, baux div. au xiv* s. (S 5544, MM 31). Cf. Porte Montmartre. — 4 locations en 1752 (S 5629).

Rue Saint-Gtormain-rAuxerrois.

[Rue de la Monnaie. — Rue Saint-Denis.]

Titres orig, S 5077.

Dite aussi rue des Fossés-Saint-Germain, ou Carrefour,,. On y trouve des maisons de location de la censive dès les premiers temps (1230, S 5077, 5544; 1252-4. MM 128, etc.).

Saint-Gtorvais.

« Chevet, église, cimetière », etc. Titres orig. S. 5075. — Voy. les Barres.

Rue Saint-Jacques-la-Boucherie.

[Rue Saint-Denis. — Rue des Arcis.]

2 locations en 1752 (S 5629).

Saint-Jean-en-GrèT6.

Titres orig. S 5075.

« Chevet, grève, cimetière, marlelet, cloîlre ». — Mentions et pièces dès les premiers temps (MM 128, S 5544, etc.). (Cf. les Barres.)

On y trouve en 1379 (MM 132), le 24 août, « près S. Jean en Grève, maison, court, tour, jardin et autres appartenances... vendues à noble et puissant seigneur Mgr Raoul de Coucy seigneur d'Entre et de Montmiral en Brye : 3000 liv. t. » C'est sans doute de la fameuse Tour du Ptt-aU'Diable quMl s'agit. Les Juifs y avaient une synagogue, encore en 1298 (S 5544). Depuis la donation de Philippe III, en 1258, an Temple, avec amortissement (S 5075"), c'était la maison attenante qui portait le nom d^hôtel du Pet-au-Diable (1315, 1322, S 5544, 5075) et était entre les mains de M* Jean de Béthisy. En 1451 on voit une information ordonnée par la cour au sujet de la grande pierre, sorte de dolmen, trouvée en cet endroit depuis un temps immémorial et qui avait donné son nom bizarre à l'hôtel et à la Tour. (Voy. Sauvai, I, 145, 157.) Mais elle ne dépendait pas du Temple, qui n*y fait jamais allusion. La tour était plus intéressante; elle était barlongue et comprenait deux ou trois étager. Elle ne fut démolie qu'en 1843. (Voy. A. Bonnardot, Dissert, archéoL sur les anciennes enceintes de PariSf 1852, in-4<^.) Elle servait depuis longtemps de magasins.

4 locations en 1752 (S 5620) au « cloître S. Jean en grève ».

Saint- liouiroy.

Mention en 1212 (S 5544). — Sous le Grand-Châtelet.

Rue Saint-Philippe ou Saint-ÉUenne-le-Meusnier.

Mention en 1238 (S 5071).

Rue Sainte-Croix de la Bretonnexie.

(Voy. Bretonnerie.)

Saints-Innocents.

[Rue Saint-Denis.]

Charronnerie, cimetière. — Mentions en 1252-4 (MM 128).

Rue Savonnerie.

[Rue SainWacques la Boucherie. — Rue de la Heaumerie.]

Ou rue Pierre-le-Savonnier. — « Près la Pierre au laict. » Titres orig. S 5002, 5084.

Seine.

« Rivière de Seine. » — Voy. Grand-Pont. — titres orig. S 5074-75.

Rue de la Sellerie.

Dite ordinairement « Grant rue de la Sellerie », près du carrefour de la Porte de Paris « tenant à la meson de la boiste le Roy » (la

boite aux Italiens et aux Lombards), « tenant à la meson de la Table rolant » (1327, MM 129; — 1247, 1284, S 5544). — Voy. Porte de Paris.

Rue Simon-le-Franc.

[Rue Beaubourg. — Rue Sainte-Avoie.]

Ou Symon Franque. — En 1211 le prieur du Temple concéda l l'hôpital Sainte-Opportune une maison sise « in yico novo juxta domum defuncti Simonis Franque. i> (Dubreul, p. 873.) Mentions div. en 1318, 1311, etc. (MM 128...). — 6 locations en 1752 (S 5629).

Rue des Singes.

[Rue des Blancs-Manteaux. ~ Rue Sainte-Groix-de-la-Bretonnerie.]

Titres orig. S 5071.

Ou rue Perrot d'Estampes^ du nom d'un des habitants. On y troure dès les premiers temps un hôtel des Singes et des Bains, un « ostel des Étuves à Femmes ». (1447, MM 134).

Mais le principal hôtel de la rue était VHôtel de RieuXj qui donnait aussi sur la rue Vieille-dn-Temple. Il est mentionné dès 1421, au maréchal de Rieux (S 5544, et Sauvai, Comptes de la prévôté, III, 286). En 1440 il payait 4 I. de cens et rente, et 6 I. en 1450 (S 5071). (Cf. MM 133, 135, etc.) — En 1664, il est entre les mains de Jebau de La Chesnayc (MM 170), dont il portait sans doute alors le nom. — Au coin de la rue de la Bretonnerie, la même année, on peut noter encore « M« Claude Guyot, à présent prévost des marchands de la ville de Paris ».

5 locations en 1752 (S 5629).

Rue du Temple. — Rue Sainte- Avoye .

[Rue Sainte-Croix-de-ia-Bretonnerie. — Porte du Temple.]

Titres orig. S 5003, 5065, 5069, 5070, 5071, 5098, 5099.

La principale rue de la censive ; d'abord sous un seul nom, puis divisée en deux, sans compter la rue Barre-du-Bec, qui en est le commencement. Cette rue, très longue et très peuplée, est toujours inscrite la première, en tête de tous les censiers et livres de comptes. A la dernière époque (1752, S 5629) chacune des deux parties comptait 40 locations, et bien entendu d'un seul côté de la rue, puisque le côté est seul faisait partie de la censive du Temple.

Au temps des Templiers, la seule distinction nominale de la rue était « dedans les murs » ou « hors les murs » (1252, MM 128, 1«<' censier). — Quand le couvent de Sainte-Avoye fut établi, il fut entendu que la partie de la rue qui se trouvait en dedans de la plus ancienne enceinte prendrait son nom (vers 1485, dit Sauvai, 1, 163), et Ton trouve ainsi dans les comptes : « rue Ste Avoye, anciennement dicte du Temple, à commencer au lieu où souloyt être la porte du Temple près la chappelle Ste Avoye » (1571, MM 172).

Citons comme d'habitude quelques-uns des habitants les plus marquants de cette rue :

En 1267, on peut noter une maison acquise par Eustache de Beaumarchais, chevalier (S 5071, voy. pour l'époque des Templiers, S 5544).

— En 1321 (MM 129), « hors les murs : Mgr de Mortaingne, chevalier vicomte d'Aunoy, au coing de la rue Richard-des-poullies par devers le Temple, et tenant d'autre part par devers les bouchers du Temple à la meson Jacques de Verdun : 300 livres. » — En 1370-1371 (MM 131) « la maison de l'ImageSte-Gatherine. » — En 1372 (MM 132), près de la rue des Blancs-Manteaux, la maison des religieux de Chambrefontaine. — En 1373 {ibid.), le 16 octobre, hors la porte (l'ancienne), maison et jardins sont vendus à noble et puissant homme Mgr Louys vicomte de Rochechouart, pour 200 fr. d'or; en même temps une autre maison pour 50 fr. — En 1376 (i6id.), « la maison de l'Eschequier, tenant à l'ostel des religieux de Juilli ».

Dès lors toute la rue est dans la ville. On trouve : En 1414-1415, « le Chantier, près de TÉchelle » ; — Thûtel de Savoisy, l'hôtel de Braque (S 5069), etc., touchant «aussi à la rue du Temple. Aussi de nombreuses maisons à noms d'enseigne; le Cygne, la Pelle, dont les chartes sont scellées de sceaux figurant l'enseigne en question. — En 1446, « an carrefour du Temple », l'hôtel de Bueil (cf. rue Barredn-Bec (S 5069). — En 1447, l'hôtel des Marmousets, « faisant le coing de la rue des poulies » (MM 134; — id. en 1545, MM 171); Thôtel du Dauphin, « faisant le coing de la rue du Noyer » : 4 livres; Thôtel de la Rose, 4 1. 125 s.

En 1564, on trouve les maisons de Charles du Plessis, Jehan du Refuge, S' de Courcelles, et surtout le duc Anne de Montmorency (MM 170), dont l'hôtel et ses dépendances étaient importants. A cette époque il est inscrit comme possédant une maison avec issue rue de Braque, l'hôtel des Marmousets, et une autre maison un peu plus^ loin. Après le rachat des rentes foncières, de 1553, le prévôt des marchands payait au Temple 20 1. 19 s. pour ce domaine. En 1571, l'hôtel est mis au nom de la duchesse veuve Magdeleine de Savoie et on ajoute ces mots : « L'hôtel neuf de Montmorency, tenant aux anciens murs de la ville de Paris, et autres maisons y joinctes, rues du Grand-Chantier dite du Chaume et rue des Bouchers » (MM 172). — En 1597 (MM 173), c'est Henry de Montmorency, pair et connétable de France. — Henri II demeura quelquefois, dit-on, dans cet hôtel, ainsi que des princes et des ambassadeurs de passage à Paris (Piganiol, IV, 278). Mais l'hôtel Onit par changer de nom et prendre celui à* Hôtel de Mesmes, de ses nouveaux propriétaires. Ainsi en 1672 (cf. depuis 1647. S 5065», petit dossier de titres originaux) on inscrit « M. le président de Mesmes, pour l'hôtel de Montmorency » (S 5081).

— Jean-Antoine de Mesmes posséda la maison jusqu'en 1792 (Piganiol). C'est là que Law établit d'abord les bureaux de sa Banque. En 1752, on y trouve « haute et puissante dame Albertine Racine, veuve de haut et puissant seigneur Joseph de Mesme^ marquis de Ravi-

gnani » : un grand corps d'hôtel appelé Thôtel de Mesme, et qaatre maisons sur le devant, tenant à l'hôtel de la Tremouille; plus, sur la rue de Braque, le petit hôtel de Mesme; plus, rue du Chaume, une grande maison, Tancien hôtel de Sourdis (S 5629). Telle était Finiportance de ce domaine à la dernière époque.

Auprès, comme il vient d'être dit, se trouvait Thô tel de haut et puissant seigneur Jean de Bretagne, duc de la Tremoille et de Thouars,ou plutôt le grand et le petit fiôtel de la Tremoille. — Puis, J. Gabriel Richer, S' de Previlliers, chevalier de Saint-Lazare. — Puis, quelques maisons plus loin, Mgr le duc de Brissac et M. le marquis du Terrail; — M« Claude Berthelot d'Ozenay, chevalier $>* de Rambuteau, brigadier des armées du roi ; — enOn Vhôtel de BeauvilUerf de l'autre côté de celui de Mesmes, bâti par Claude de Mesmes, comte d'Avaux, puis vendu à Paul de Beauvillier, duc de Saint-Aignan. Tons ces hôtels sont dans la rue de Sainte-Avoye.

Dans celle du Temple proprement dite était, toijgours à la même époque (1752, S 5629), M» Louis-Pierre d'Hozier, maître des Comptes.

Un peu plus tard, en 1779-1789 (S 5636), on trouve, rue Sainte- Avoie, un hôtel qui faisait partie du Domaine royal, Y Hôtel des Finances; et rue du Temple, Louis H. R. de Mailly, baron de Montjean, brigadier des armées du roi, ainsi que J.-B. de la Vieuville, gentilhomme ordinaire du roi (1752, S 5629).

Notons en terminant que la rue du Temple posséda une grande fontaine à son extrémité, près de la Porte, celle de Vendôme, que la ville fit aménager par contrat en 1695. — 11 y en avait une bien plus ancienne dans la rue Sainte- A voie. En 1541, on note une « place avec fontaine, sur la rue Sainte- Avoye dite du Temple, à M. Jean de la Balue, Sr de Poix et de Villepreux » (S 5544).

Rue de la Tannerie.

[Rue Planche-Mimbray. — Grève.]

Titres orig. S 5074.

Depuis 1252, 1253, 1254, 1262, etc. (MM 128; S 5544).

Rue Thibault-le-Maire.

Mentions en 1252 (S 5077, 5544).

Rue Thibault-le-Taillenr.

Mentions en 1251, 1252 (S 5077, MM 128).

Rue Thomas-d'Acy.

Mention en 1443 (S 5544).

Rue de Thorigny.

Hôtel en 1789 (S 5636). — De la r. de la Perle à la r. de BeUeyme.

Rue de la Tisseranderie.

[Ilue du Mouton. Grève. — Place Baudoyer.]

n La Tessesrande » — « la vielz tixerreoderie dite la rue Saint- Jehan Oy à cause de son voisinage avec Téglise de Saint- Jean-en-Grève. (MM 128, 133: 1252...)

Le nom de celte longue rue lui vient d*une « maison de la Tisseranderie, au coing de la rue aux Juifs et de la rue Entre-les-Deux- Portes » (1281, S 5074). — Le Temple possédait pea de maisons dans cette rue. A la dernière époque on n'y compte qu'une seule location.

Rue de la Tonnellerie.

[Rue Saint-Honoré. — Pointe Saint-Eustache.]

Titres orig. S 5077.

Depuis 1245. — « Devers les Halles, aux Ghampeaulx », — a à la pointe S. Eustache » (1270, S 5544; — 1447, MM 134). — On y voit diverses maisons de gros marchands, payant un cens élevé, comme la maison du Plat-d'Estain » (16 1. 13 s.).

En 1752, 4 locations, inscrites sous le titre « Piliers de la Tonnel' lerie » (S 5629;.

Rue de la Tour.

Derniers Marais, 1783 (S. 5085).

Rue de Tonraine.

[Rue de Poitou. — Rue au Porche.]

Titres orig, S 5070.

Marais. Percée en 1610 (S. 5070, 5081). — 6 locations en 1752 (S 5029).

La Trinité.

[Rue Saint-Denis.]

1252. a En beau leu devant la Trinité » (MM 128).

Rue de la Triperie.

[Porte de Paris. — ChAtelet.]

Mention en 1417 (S 5077).

Rue des Trois-Pavillons.

(Voy. rue de Diane.)

Truanderie.

[Rue Saint-Denis. — Rue Montorgueil.]

Depuis 1237, « la grant truanderie » (S 5544). — 1252 (MM 128). Encore en 1443 (M.M 133), etc.

Rue de la Vannerie.

[Rue Planche-Mimbray. Grève.]

Titres orig. S 5074.

c< Vénerie. » — Depuis 1252 (MM 128). — 1370 (MM 131). — 1443 (MM 133). — 3 locations en 1752 (S 5629).

Rue de Vendôme ou Boucherai.

[Rue du Temple. — Rue Chariot.]

Rue nouvelle faite par la ville, le long des murs nord de TEoclos du Temple, par contrat de 1695. — On y trouve V Hôtel de Vlntentendance, appuyé sur TEnclos et appartenant au sieur Berthier, intendant de la généralité de Paris. Il le vendit au roi en 1784. Des lettres patentes furent données par celui-ci au sujet de Tindemnité due au grand prieur d^Angoulême pour raison de cette acquisition du Domaine (S 5256, 1785). — 25 locations en 1752 (S 5629).

Rue de la Verrerie.

Dernière époque, 1789.

Rue Vieille du Temple.

[Rue Saint-Antoine. — Rue Boucherat.]

Titres orig. S 5072, 5073.

« Viez rue du Temple », — « Vieille me Barbette ». — Tels sont les deux noms qui se partagèrent la rue; mais dans les derniers siècles le premier tendit à prévaloir seul, à cause de Tezistence d^une nouvelle rue Barbette à côté. Au xvi* siècle déjà, les grands prieurs qui voulaient conserver autant que possible le nom de la vieille rue, lequel se perdait au proAt de la rue Vieille-du-TempIe, étaient obligés de réformer la teneur de la plupart des actes (Sauvai, 1, 163).

Parmi les hôtels inscrits, nous citerons celui de Âteux, qui avait aussi entrée sur la rue des Singes (1447, MM 134). Les maréchaux Jean II et Pierre de Rieux lui avaient donné leur nom. — Tout près, VHôtcl de la Reine, et plus loin la maison de P Image-Notre-Dame ^ où s'étaient embusqués les assassins du duc d'Orléans. (Voy. rue Barbette.) — En 1571, un gentilhomme florentin, Ludovic Ajacetto, possédait 4 maisons dans la rue (MM 172). Il était comte de Chateauvilain, dit Sauvai (11, 235), et l'hôtel principal prit son nom. C'est cet hôtel qui devint aussi Vhôtel d'O. — En 1656 le roi autorisa l'achat des bâtiments par les religieuses de Saint-Gervais. (Pour tout ceci, cf. Sauvai. II, 244, etc.; Félibien, III, 145; Tallemant, VIII, 88.) — L'hôtel ne paraît pas avoir dépendu du Temple, mais seulement les premières maisons d' Ajacetto, au xvi» siècle.

A la dernière époque, en 1753 (S 5629), la totalité de la rue actuelle (vieilles rues Barbette et du Temple} comprenait 51 locations. On peut citer parmi : une partie de l'hôtel Soubise, les écuries, à la

place de deux maisons démolies exprès ; — messire Alex. Jacques, marquis de Pommereu ; — Vhotel de la Tour^du-Piny au marquis de Gouvernet, lieutenant général et gouverneur de Bourgogne, etc. (S 5639, — 1779-1789).

B, Cité et rive gauche.

Rue de la Calandre ou de l'Orbexie.

[Cité. — Rue de la Barillerie. — Rue de la Juiverie.]

Titres orig. S 5079, 5080» .

Une des plus anciennes rues de la censive, comme la plupart de celles de la Cité. Les deux noms sont indifféremment donnés (MM 128, S 5544; — 1252, 4, etc.). Mais Sauvai dit (1, 121) que la rue de la Calandre était plus proprement la partie qui allait jusqu'à la rue de la Savaterie, et la rue de TOrberie ou TErberie celle qui allait de là au Marché-Pallu (la rue).

Il y avait 6 locations à la dernière époque (1752, S 5629).

Rue des Cargaisons.

Mentionnée à la dernière époque (Atlas de la censive en 1789).

Rue des Trois-Chandeliers.

[Universilé.]

« L'ostel des Chandeliers » en 1369 (MM 131).

Deux locations à la dernière époque (1789, Atlas de la censive).

Rue de la Couronne.

[Cité.]

<i Près l'égoût Saint-Landry. » — 1468, 1472 (S 5080, 5544).

Rue des ÉcriTains.

[Rue de la Harpe. — Rue Saint^acques.]

Dite aussi « Parcheminerie » (ce nom prévalut) ou « aux Parcheminiers » (dès 1252, MM 128; cf. S 5544). Ainsi : « En la parcheminerie, oultre Petit-Pont, maison tenant aux escouliers de Serbonne et aboutissant par derrière au cemetière Saint-Séverin. » — Plusieurs maisons appartenaient aussi aux « escoliers de Sorbonne » (1368, MM 131...).

En 1752, il y a jusqu*à 10 locations, sous le titre de rue de la Parcheminerie.

Rue Érembourg-de-Brie.

[Rue aux Écrivains. — Rue du Foin.]

Titres orig. S 5078.

Dite aussi des Moines de Cernay^ Sarnay, etc. Dès 1252 (MM 128). a. S 5076, 5544, etc.).

Rue du Foin.

[Rue de la Harpe. — Rue SainUJacqaes.]

Titres orig. S 5078.

a Ou fennerie ou MojQes de Certfay. » — 1232 (S 3544). — 1394 (S 5078).

Rue de la Harpe.

[Rue Saint-Séverin. — Place Sainl-Michel.]

Titres orig. S 5078.

Très soa?eat mentionnée pour la censive de la rive gauche. Dès 1220 (S 5544; — - Cf. MM 128-133, etc.). 6 locations en 1752 (S 5629i.

Rue de la Huchette, Saccalie, Orillon.

[Rue de la Vieille-Boucherie. — Rue du Petit-Pont.]

Titres orig. S 5078.

Ces trois noms sont toujours réunis. Dès 1243, 1252 (S 5544, MM 128, etc.). 2 locations en 1752 (S 5629).

Rue des Maçons.

[Place de la Sorbonne. — Rue des Mathurins.]

Près de la rue de la Harpe. — Mention en 1327 (MM 129).

Rue de Garlande.

[Rue du Petit-Pont. — Place Maubert.]

Titres orig. S 5080.

On a des donations, en 1216 et 1224 (S 5084, 5544), au Temple, de Mgr Guillaume de Garlande, qui a donné son nom à la rue.

Rue de la Juiverie.

[Cité.]

Titres orig. S 5080.

Ou de la Vieille Juiverie. Dès 1241, 1242, 1260, 1269.

Rue du Marché -Paliu.

[Cité. — Petit-Pont. — Rue Neuve-Notre-Dame.]

Titres ong. S 5079.

« Ou bout de la Juyverie » (MM 128, — 1252). — C'était aussi an carrefour. Les maisons s y louaient très cher (1447, par ex. ; MM 134.) 2 locations en 1752 (S 5629).

Rue du Marché-Neuf.

[Cité. — Quai de la Seine.]

Derrière Saint-Germain-le-Vieux, au sud.

(c Devant la çavaterie delez St-Germain le Vieil. » 1252-3 (MM 128).

APPENDICE 38a

4 locations & la dernière époque (1789) et déjà en 1752; parmi (S 5632) : le marquis de Goassain ville, M. de Saint-Simon, évoque de Metz, et la dame de Nicolay, veuve du Marquis do la Châtre.

Rue Neuve Notre-Dame.

[Cité. — Rue du Marché-Palu. — Parvis.] Titres orig. S 5079.

Depuis 1208, 1212... (S 5544, 5079). — 4 locations en 1752 (S 5629).

Rue de la Parcheminerie.

(Voy. rue des Écrivains.)

Petit-Pont.

Dès le xiii« s. — « Sur le pertuis où la boe coule à Petit-Pont. » « En la boucherie de Petit-Pont, encontre la rue qui va à Saint-JuUien le Povre » (MM 128; 1252). — On confond aussi avec le Cairefour SainUSf^enn, »

3 locations encore en 1752 (S 5629).

Rue de la Poule ou Poulie.

fCilé.] « Près le chevet Saint-Landr}'. » — Mention en 1461 (S 5544).

Rue de la Regraterie.

[Cité. — Rue de la Juiverie. — Parvis.]

Titres orig. S 5079.

Depuis 1224, 12i0 (Cf. S 5544).

Rue de Saint-Ghristophle.

[Ci lé.]

« Près du Marché-Palu et Sainte-Geneviève. »

Depuis 1202 (S 554'*). — En 1368 « Postel de la Serayne » (MM 131). 2 maisons à la dernière époque.

Saint-Ëloy.

[Cité. — Rue de la Calandre. — Place du Palais.]

Titres ong, S 5080.

Un des plus anciens titres de possession du Temple était l'accord entre l'Ordre et le prieur de Saint-Éloi, en 1175. Celui-ci paya au ' Temple, depuis cette époque jusqu'en 1789, 1. 10 s. de cens annuel pour Féglise de Saint-Eloi. L'évoque de Paris, qui devint lui-môme ce prieur, fut contraint à plusieurs reprises d'acquitter, comme ses prédécesseurs, cette légère dette de censitaire.

Rue Sainte-Geneviève des Ardents ou la Petite. [Cité. — Rue Neuve-Notre-Dame.]

Titres orig. S 5079.

Depuis 1208, 1212 (S 5544).

ClRZON. 23

Rue Saint-Jacques et Carrefour Saint-Séverin.

[Depuis la rue du PetiUPont.]

Mentions Irts nombreuses au xiv« siècle (MM 131, 133, etc.). 1 location en 1752 (S :i029).

Chevet Saint-Landry.

[Cité.]

Depuis 1250 (S 554 i). — 1 location en 1752 (S 5029).

Palais des Thermes, rue des Mathurins.

[Rue de la Harpe.]

Titres orig, S 5078.

Depuis 1220, 1233, 1252 (MM 128). — Dite aussi rue (kfi Bains dans les premiei's siècles. — En 1318 (MM 129) on voit une maison « au Palais des Termes, devant Saint-Cosmc, aboutissant aus estables qui furent du seigneur de Ilarecourt, yssant par devant dans la rue des Maçons devant ycelui manoir ». — u Devant le Palais du Terme » se trouvait VHôtel de HuUy, qui ne payait pas moins de 2î 1. i d. t. (1534; MM 160).

En 1457 on lit cette note : « Rue du Palais des Thermes, à présent rue des Mathurins » (S 5078), et c'est en effet ce dernier nom qui prévaut dans les registres des derniers siècles. — En 1752, celte rue renfermait seulement 2 locations de la censive du Temple (S 5629).

Rue des Trois-Chandeliers.

(Voy. Chandeliers.)

Rue de Tuillon.

Mention en 1320 (MM 129).

Rue de la Vieille-Pelleterie.

[Cité.] Titres orig. S 5080.

Ou « Pleclerie », 1443 (MM 133). — 1 maison en 1752 (S 5629).

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