S 5545, 11« liasse
7. Cf. Weckerlin , Catalogue de la Bibliothi^qiie du Conservaloirc (réserve). Didot, 1885, in-go, p. 441-449.
Personnel laïque.
A. Le» domesliqoes.
Nous comprenons sous ce titre tout le personnel attaché au service du Temple, sans faire proprement partie de TOrdre.
La Règle des Templiers ne mentionne guère de serviteurs de ce genre; elle ne parle que d'écuyers et de valets pour la guerre, mais fait allusion à des « hommes » et « vilains de FOrdre ». A Paris, il est question, dans les pièces domaniales, de laboureurs, maraîchers, meuniers, charpentiers, charretiers, etc., attachés au service exclusif de la Maison. A dater de 1282, il y eut aussi une boucherie spéciale pour les Religieux ; mais tout cela ne constitue pas un personnel « domestique ». La seule fonction qui pourrait rentrer dans cette catégorie est celle de portier de TEnclos, ou n garde de la porte », qu'on trouve mentionnée dans notre unique registre des Templiers, en 1253 '.
Sous les Hospitaliers, le personnel laïque se multiplie, et certaines fonctions deviennent beaucoup plus importantes. Par exemple le portier cumule sa charge avec celle de geôlier, comme nous le voyons dans un texte où il est dit que, en 1371, Robert de Juilly, grand prieur, donne à un des valets, par les mains du commandeur ou gouverneur de la Maison, « la geôle, la porte et la sergenterie de la procure et justice de la Maison, avec 8 livres parisis, 8 septiers de blé, une queue de vin et une cotte hardie " ».
En 1421, le grand prieur joint à ces charges la garde du jeu