Bibl. nat., fonds fr., 8217, 8219, etc
3. Cette recommandation parait avoir eu pour efTet de faire creuser un caveau spécial pour la sépulture des grands prieurs. Barillet, du moins, nous rapprend, mais sans nous dire à quelle époque il fut aménagé.
4. Lorsqu'un chevalier de l'Ordre était mort, en dehors du Temple, un chapelain, un des religieux du grand prieuré accompagné de l'huissier, allait chercher le corps à son domicile, le présentait à la paroisse du lieu, puis le faisait transporter au Temple. L'huissier recevait l'épée du défunt,
pense spéciale pour que les familles pussent obtenir de les mettre dans le tombeau de leurs ancêlres *.
Dans rOrdre même on obtenait dispense lorsque, par exemple, le grand prieur, ayant élé longtemps commandeur d'une autre maison, y avait choisi le lieu de sa sépulture et fait élever d'avance son tombeau. C'est ce qui arriva pour le grand prieur Girard de Vienne, mort le 14 mars 1386 (d'après l'inscription de son tombeau rapportée par Barillet); il fut enterré à Saint-Jean de Latran, où il avait choisi sa sépulture.
Quelquefois on consentait à une sorte de compromis : le grand prieur de Souvré, commandeur de Saint-Jean de Lalran, avait un mausolée dans sa commanderie, mais son corps était au Temple.
Si le grand prieur devenait grand maître, un cénotaphe lui était érigé au Temple ; parfois son cœur y était renfermé, mais son corps était toujours déposé dans l'église de la capitale de rOrdre. C'est à Malte que sont aujourd'hui toutes ces sépultures.
Les cercueils des chevaliers étaient en plomb; ils furent fondus sous la Révolution, comme ceux de Saint-Denis. Mais de même aussi les principaux mausolées furent sauvés, grâce à l'intervention d'A. Lenoir, qui enleva tout ce qu'il put avant la destruction complète de Téglise. Il réussit même à en reconstituer quelques-uns.
Outre les tombeaux placés dans les chapelles, et dont nous avons déjà parlé, nous devons citer encore celui du grand prieur de la Porte, mort en 1640; il était dans le chœur, à droite du maître autel, « en marbre blanc et noir, avec la figure enrichie de quantité de dorures avec ses armes, ladite sépulture entourée d'un petit ballustre de fert ' ». La statue était l'œuvre de Michel Bourdin; on put la voir dès Tan V restaurée et installée dans le musée des monuments français ^.
des gants blancs, et un léger droit pécuniaire (Barillet). — Cf. Tacte d'inhumation du grand prieur de Vendôme, retrouvé par Jal dans les registres paroissiens (auj. détruits) de Saint-Sulpice, et publié dans son Dict, critique, p. 1241.
1. Tel fut le cas pour le commandeur Charles Le Fèvre d'Ormesson. mort en 1687, dont le corps fut déposé dans le caveau de sa famille i Saint-Nicolas des Champs (Barillet).