‹ La maison du temple de Paris, histoire et description: histoire et description, avec deux planchesChapitre 53 sur 184 · Amador de la Fortes grand prieur S -j · texte numérisé non relu

Amador de la Fortes grand prieur S -j

Il faudrait encore ajouter aux tombes placées derrière Tautel celles des prieurs conventuels Nicolas Suinet, Gérard du Puis, Jean Vedasty, Antoine le Barbier, François de Torcy, Henry de Rosnel, dont les noms sont inscrits dans les tableaux des services commémoralifs célébrés dans l'église. Tous les « prieurs de l'église », à peu près, devaient se trouver en cet endroit, comme nous Tavons vu.

Chapelle du Saint-Nom de Jésus, « chapelle des religieux chevaliers, à côté d'un autel à main droite », les tombes de :

13. Philippe de Villiei'S'Vîsle'Aâam, grand prieur de France, puis grand maître, -j- 1531.

14. François de Faulcon, commandeur de Villedieu, f avril 1626.

Barillet cite, comme ayant aussi leur tombeau dans cette chapelle, les commandeurs de Paulmy, du Froulai, de Fleury, celui-ci ambassadeur de TOrdre, et les baillis de Hautefeuille, aussi ambassadeur, de Ghabrillant et de SufTren ; ceux-ci dans les derniers temps du xviii* siècle.

Chapelle Notre-Dame de Lorette :

la. Maître Philippe de Brichanteau, chevalier baron de Linières, conseiller du Roi, -J- 2 mars 1639.

16. François de Lotraine, grand prieur, beau-frère de Henri III *, f 6 mars 1562.

Barillet ajoute les noms du grand prieur de Regnier-Guerchi et d%< une princesse des Stuarts, qui avait suivi le roi Jacques et mourut à Thôtel de Guise » dans la censive du Temple.

Chapelle Saint-Pantaléon :

17. Bertrand et Pierre de Cluys, grands prieurs ^, •{• 1480 et 3 oclobrc 1535.

1. Voy. visit. de 1665 (S 5560), etc. — L'épitaplie latine, très longue, est reproduite dans PIganiol, IV, 339; Hurtaut et Magny, Dictionn. de PariSf etc.

2. L'épitaphe est une longue pièce de vers, imprimée par Piganiol, IV, 339; Hurtaut et Magny, etc.

3. Voy. la double épitaphe dans Piganiol, IV, 339; dans Dubreul» 899, etc.

l'église 105

On trouve encore mention, mais à une place inconnue, de la tombe du grand hospitalier Sailly, chef delà langue de France, mort sans doute au Temple. Une réparation^ faite à ce monument, est enregistrée parmi des comptes de 1499 '.

D. Mobilier et décoration de Tégllse ancienne.

Nous n'avons pas voulu embarrasser, au commencement de ce chapitre^ la description architecturale des parties anciennes de Téglise, en y mêlant les divers renseignements que nous avons pu réunir sur leur mobilier et leur décoration. Nous avons déjà constaté le contraste que la nef et le chœur présentaient avec les riches chapelles dont ils étaient entourés : ce caractère de simplicité, de nudité, si frappant dans les vues qui nous sont restées, paraît s'être conservé jusqu*à la dernière époque. Seuls, quelques meubles, des stalles, des bancs d'oeuvre, quelques tableaux ou statues, des vitraux, un lutrin, méritent d'être signalés à part.

La chaire, qui passait pour « fort ancienne », offre, dans les vues intérieures de Téglise que nous avons déjà signalées, un aspect de simplicité presque invraisemblable : qu'on se figure une boîte carrée ou à pans coupés, collée au mur et surmontée, en manière d'abat-voix, d'une planche nue, de même largeur ; pour y monter, une petite échelle à jour, appuyée contre le bord inférieur. Et aucun détail des comptes nombreux que nous avons interrogés ne fait soupçonner qu'on ait changé quelque chose,, avant le xviii'' siècle, à cette installation primitive. La visite de 1664 en parle encore comme étant « de menuiserie fort ancienne ». Ce n'est qu'à la dernière grande restauration de 1780 qu'on se décida à la remplacer; la visite de 1786 parle d'une chaire « neuve et bien travaillée » *.

Nous ne savons rien des stalles disposées dans le chœur pour les Templiers. En tout cas, elles furent renouvelées, s'il y en avait, vers 1456, car on lit dans la visite de cette année : « Les chayères

1. MM 154. — Enfin notons la plaque en marbre du tombeau du chevalier Germain Perreau, vers 1640, que M. de Guilhermy a retrouvée dans les magasins de Saint-Denis, et reproduite dans les Inscnptions de la France, t. I, p. 574.

Uto IK «\1S0> DU TEMPLE

«Je meLuyr-r rir? qui j-.-lI tout autour du cuer sont toutes neufves ». Et. îin? iout^, ce s>iaI ces dernières que la visite de 1665 qualiti-? de f rt ar.Mrnn'->. Le crand prieur avait sa « chaire » à pari.

Il V avoit un l- .U'.- ^i^-cial vis-à-vis du mausolée dWinador de la FV»r:e pour i u>aje «Je Messieurs de l'Ordre; sont ensuite d'un O'.lv e: «i'.tuire le? stalles de Messieurs les religieux, où il y a i*.» pi i:es de ohai|ue cOîê . Cette quantité de stalles s'explique par l'-s 5.:'lennil«i->, l'.s réceptions de nouveaux frères ' et le? assrmb!' es pr>:*\ inoiales, qui attiraient à Paris un grand nombre Je r-li^i- ux «Je lOnire. De 40. le chiffre en fut réduit à -i^K en ITSi». Lc< cheviliers paraissent, d*après plusieurs visites, awir loui.'-ir^ e^ •i.-i siect*s réservés.

Derrière lesstaH'.f, à certains jours, on tendait des tapisseries :

Deux ta:jtjr s d-^ i ij isserie, sçavoir une de verdure et conlenant 'J pii-ots. ■ionnte pour rornement du cœur par feu M. le ^rand j neur de \\ Porte: l'autre pareillement de verdure, contenant deux ^rau-.los pièces servant à mettre autour des chaises du Cvvur. aux aruv s vie fea M. d*Amt>oise *. » — La chaire du ^rand prieur el^iit t.nJue d'un h tapis de velours noir ».

Ui r. >Muration de 1780 transforma un peu toute la décoration de c- chœar. Les murs furent recouverts de boiseries. On pla«;a à l v ;;:r\v i:n lustre à douze branches, et plus loin quatre ciratuioli's -. l.o s^d fut recouvert d'un dallage en « carreaux carrés do livrrx* et do marbre ». Enfin la voûte, avec les parties hautes ^:.' l.\ :v.;:r.^ille. furent « blanchies à la manière italienne . 1 .; ViCi » .;o mmi cOté, qui déjà depuis quelque temps avait o.i sos x«;;îv ,uduits de plâtre »> *, fut aussi entièrement dallée A r.o;î\oAu» A cette époque, Téglise des Templiers devait avoir j crvhi une tvnuo j>artio de son caractère primitif. D'aill»-urs nmis pouxous juirer, par les nombreuses restaurations analogues de iopoquo^ si le badigeon et le plâtre contribuaient a embellir le monument!

Voici encore la mention de quelques œuvres d'art placées

1. Cf. le procès-verlml ol le récit île la réception solennelle d'Alexandre ')'; \tnt\ome, tiU Daturel île Henri IV, dans le registre des chapitres pro vinciaijx de 160 L publ. HiU. de rËojle des Chartes, 1886, p. 106.)

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