‹ La maison du temple de Paris, histoire et description: histoire et description, avec deux planchesChapitre 69 sur 184 · LE PALAIS DU GRAND PRIEUR · texte numérisé non relu

LE PALAIS DU GRAND PRIEUR

vue à la fois sur le jardin et sur la cour : d'abord, la salle de billard, à quatre fenêtres; puis le grand salon, à huit fenêtres et deux portes-croisées, donnant Tune sur un balcon, du côté de la cour, et l'autre sur le perron du jardin, « ledit salon parquetéf plafonné et boisé et sculpté » ; enfin la salle des Nobles, éclairée, comme le billard, par quatre fenêtres.

L*aile gauche avait, comme celle de droite, une salle des jeux avec quatre fenêtres sur le jardin. C'est par ce salon que Ton passait dans la galerie allant au donjon.

Une salle des gardes, une salle de bains, un appartement pour le premier valet de chambre et quelques autres pièces et cabinets, occupaient le reste de l'aile. Un escalier montait au premier, comme dans l'aile droite, et on ressortait sur la cour par un perron faisant pendant à celui par lequel nous sommes entrés.

Le premier étage se composait d*unc salle à manger et de plusieurs grands « appartements complets» de cinq ou six pièces chacun. Au deuxième étage, il y avait sept chambres au centre, et huit dans les ailes. Au-dessus, de nombreuses mansardes pour les domestiques.

L'aile gauche était accostée d*un bâtiment avec deux petites cours, pour le service du palais.

Pour en finir avec tout ce qui se rapporte à l'hôtel prieural, mentionnons encore, à gauche de la porte d'entrée de la grande cour, une petite maison « pri-e dans la colonnade qui entoure la cour )>, et servant de logement au suisse du palais. De ce même côté, près de Taile du palais, une grille fermait le passage dont nous avons parlé plus haut, qui communiquait avec la grande cour du Temple.

Le palais prieural supporta assez bien la tourmente révolutionnaire. On Tutilisa de diverses manières : d'abord on en fit une caserne de gendarmerie; puis un décret du 3 août 1811 ordonna que les bâtiments seraient réparés et modifiés pour recevoir le ministère des Cultes *.

En 1814, Louis XVIIl concéda le palais et les terrains avoisinants à la princesse de Condé, pour y fonder un couvent de bénédictines de l'Adoration perpétuelle du Saint-Sacrement '. La

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