C. Les îuwâÊmn et it
Dès Torigine, alors qu'une partie de l'Enclos était encore louée à des maraîchers ', TOrdre s'était réservé des terrains pour y créer des jardins à son usage. La visite de 1436 signale « autour dudit hostel (du couvent) grant quantités de jardins bien ediffiés d'arbres et de treilles et bien entretenus de toutes façons ».
Voyons ce que ces jardins étaient devenus deux siècles plus tard, alors que le palais prieural était construit et que beaucoup de nouveaux bâtiments s'étaient joints aux anciens.
Un très grand parc occupait toute la partie sud-est de TEnclos, depuis le mur d'enceinte jusqu'au palais prieural. Sa contenance était évaluée à environ un arpent et demi (5128 m. q.). On y avait taillé un jardin spécial, entouré de grilles, qui s'étendait devant l'ancien et le nouvel hôtel prieural. La chambre du grand prieur donnait, comme nous Pavons dit ailleurs, sur nn autre jardin fort petit et fermé également par une grille.
churc du temps, signée Dollé : « Une visite au Temple le jour de la Toussaint V, dont les descriptions sont empreintes d'un lyrisme inspiré. « Vous auriez été charmé, édiGé, dit l'auteur... Le Temple n'est plus ce monument qui autrefois servait de refuge aux banqueroutiers et aux vagabonds de Paris... mais un Temple élevé & la gloire du Sauveur des hommes. S'il ne renferme plus les richesses des souverains de ce monde, il conserve les trésors du roi des rois... Au lieu de cette tour flanquée de quatre tourelles, il y a une chapelle et quatre autels; au lieu de ces prisonniers, il y a des vierges, etc. »
1. Tel en 1419, un « bail pour 6 ans, à Girard Dumoustier, du jardin de la garenne du Temple, avec les logis près de la grange, & charge de fournir au grand prieur tous les herbages, légumes nécessaires, moyennant 26 1. 4 septiers de blé, avec la nourriture -t. (MM 32.) Encore en 1622 on peut noter un bail d'un pré de deux arpents avec « 16 arbres fruitiers et 240 arpents de vigne ». (S 5098.) C'était sans doute dans Taugle nord-est de TËnclos, qui ne fut jamais bAti.