‹ La maison du temple de Paris, histoire et description: histoire et description, avec deux planchesChapitre 72 sur 184 · LES JARDINS ET FONTAINES · texte numérisé non relu

LES JARDINS ET FONTAINES

Les visites de 1664 et de 1756 parlent en outre «de cinq petits jardins clos de murs et de haies dont jouissent le prieur et les quatre plus anciens frères de la communauté ». Ils étaient probablement situés derrière l'église, au bout du long bâtiment conventuel, comme nous l'avons marqué plus haut.

Le grand parc, loué par le couvent au grand prieur, comme on le dit toujours expressément, et « faisant partie de son revenu », était laissé à la disposition du public. On y pénétrait, comme nous Tavons vu, par un escalier de pierre passant sons la longue galerie, près du bailliage. En 1789, quand la halle au vieux linge, dite la Rotonde, fut construite dans les terrains vagues de Test, une porte spéciale fut, pour la première fois, pratiquée dans Tenceinte de J*Enclos et permit d entrer également par là dans le jardin.

Comme celui de Thôtel Soubise ', le jardin du Temple était surtout fréquenté par les habitants du Marais. Il passait pour moins orné que celui-là, mais plus solitaire et plus grand. Barillet dit que le parterre était remarquable par la beauté et la rareté des fleurs, et que les ombrages des grandes allées attiraient beaucoup de monde.

En dehors des jardins de la Maison, il y en avait, à la dernière époque, beaucoup d'autres attenant aux hôtels particuliers. On efi voyait partout: derrière le donjon, derrière la tour de César, et tout le long du mur de TËnclos, au nord et & Touest jusqu'à la grande cour. Celui de la eomtesse deBoufflers, le plus étendu, et qui de plus était disposé (i à l'anglaise », avait sa célébrité et attirait des visiteurs.

Un assez grand nombre de fontaines et de bassins alimentaient l'Enclos et ses alentours. L'eau de Bellevillearrivaitd'abord dans un grand bassin, hors la ville, et était distribuée de là, par deux tuyaux, au Temple et à Saint-Martin. Le « regard » Saint- Martin existe encore, rue des Cascades, à Ménilmontant. Il porte les écussons des deux prieurés *. Celte eau servait sans doute principalement pour l'arrosage, car Barillet rapporte que les habitants de l'Enclos en faisaient peu d'usage, à cause de sa crudité. Le bassin où on la puisait était placé devant le donjon,

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