Arch. nat., Q
2. Emmanuel VI, comte de Crussol, puis duc d'Uzès, avait épousé, en 1664, Julie Maure de Sainte-Maure, fille unique du duc et de la duchesse de Montausier. A la mort du duc, en 1690, sa fille et son gendre allèrent habiter l'hôtel Rambouillet-
son de la rangée et la cinquième après la maison Jourdan, tandis que dans le Terrier royal de 1705, la cinquième maison après la maison Jourdan devient la neuvième de la rangée.
Si l'Etat de 1684 est complet, l'hôtel de Crussol sera représenté dans le Terrier de 1705, par la maison de M. de Chauvelin, occupant le coin nord de la rue Villedo. Si, au contraire, il faut s'en rapporter au Terrier royal, l'hôtel de Crussol s'identifiera avec la maison de M. l'abbé des Roches, occupant le coin sud de la rue Villedo.
Cette dernière hypothèse est la vraie. L'emplacement de l'hôtel Crussol se trouve clairement déterminé par le plan de Jaillot (édition de 171 7), qui dessine l'hôtel de Crussol comme un édifice carré d'une vaste étendue, présentant une de ses faces latérales sur le côté méridional de la rue Villedo, la façade principale sur le côté occidental de la rue Richelieu, et ne laissant de place que pour une autre maison, assez étroite, entre son mur mitoyen, du côté sud, et l'angle nord de la rue du Hasard.
La détermination topographique qui résulte du plan de Jaillot est -elle contredite par les énonciations de l'État de 1684? Pas le moins du monde, mais il en faut avoir la clé.
L'État et partition n'ont omis dans le dénombrement de la rue Richelieu la maison du sieur Adam, qui, dans le Terrier, fait le coin de la rue des Petits- Champs et de la rue Richelieu, que parce qu'ils se proposaient d'en tenir compte dans le dénombrement de la rue Neuve-
Montausier, rue Saint-Thomas-du-Louvre, lequel devint l'hôtel de Crussol, et l'hôtel de la rue Richelieu perdit son ancien nom.
des-Petits-Champs ^ ; de sorte que la concordance se rétablit tout naturellement ainsi :