SUITE DU RÉCIT DE JUSTINE
— Enfin le jour fatal arriva ; rien ne nous annonça que mon père y fit plus d'attention qu'à un autre. D'ailleurs, dans la solitude où nous vivions, c'est à peine si nous pouvions
DE LA RUE DE PROVENCE. 2$t
calculer à quel quantième du mois et à quel jour de la semaine appartenait la journée présente.
Le soir arriva sans que rien vint nous alarmer, et nous attendions le moment où Jean nous dirait de nous coucher, trop heureuses ce jour-là de le voir partir pour quelque expédition nocturne, et préférant de beaucoup le crime qu'il pourrait commettre en volant quelque ferme des environs, à la justice qu'il prétendait faire des deux vieillards. L'heure habituelle du repos arriva ; mais Jean ne nous dit rien et ne fit point mine de vouloir sortir.
Les alarmes de Bernardine commencèrent; elle voulut s'as surer de la pensée de son mari, et me fit signe de préparer mon lit, pour voir si cela le déterminerait à quitter notre cabane. Mais à peine avais-je commencé à tirer de mon coffre le matelas sur lequel je couchais, que Jean me dit d'Une voix rude :
— On ne dort pas ici cette nuit!
Ce mot suffit pour nous apprendre que ce que nous avions espéré du calme apparent de mon père nous avait trompées, et que sa pensée s'était d'autant plus attachée à l'exécution de son projet qu'il l'avait plus silencieusement médité.
Dans cette circonstance. Bernardine ne craignit pas d'attaquer de face la résolution de son mari, et lui demanda sévèrement ce qu'il prétendait faire.
— Vous le verrez toutes deux, répondit Moline, et que cela vous serve de leçon à toutes deux.
Le regard doût il accompagna ses paroles était effrayant de cruauté, et cependant il n'arrêta point Bernardine.
— Ce que lu veux, lui dit-elle, ne se fera pas, et je saurai bien t'en empêcher.
Mon père la regarda froidement, tira un pistolet de sa poche, et le posa sur la table près de laquelle il était assis.
Je poussai un cri d'effroi et je me précipitai entre lui et ma mère, tant j'avais été épouvantée du regard qui lui avait été adressé. Jean tira un second pistolet et le plaça de même sur la table, et, me regardant alors comme il avait regardé ma mère, il ajouta :
— Il y en a pour tous ceux qui manqueront à leur devoir ! L'énergie de Bernardine n'était que dans la faiblesse de son
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mari pour elle. Toujours sûre de tciompher, soit par des menaces, soit par des larme», je l'avais vue quelquefois pousser ses exigences au delà de toute raisou. Je m'atteudais donc à une lutte violente entre mon père et ma mère; mais, comme si Bernardine eut compris du premier coup que tout soa pouvoir s'était perdu et abîmé dans le naufrage de la raison de mon père, je la vis passer soudainement du ton impérieux qu'elle avait pris à l'accent du désespoir, et elle s'écria en jetant autour d'elle un regard éperdu :
— Mon Dieu! mon Dieu! est-ce que personne ne vieudi-a à notre aide?...
— Sois tranquille, repartit Jean, il va venir quelqu'un; car l'heure de la justice a sonné pour tout le monde !
Sans savoir quelle pouvait être la personne dont mon père nous annonçait l'arrivée, nous espérûmes que la présence .d'un étranger serait un obstacle à Texéculion de ses desseins, et nous gardâmes un moment le' silence. Mon père restait immobile, sans impatience apparente ; on eût dit que, (•omme le destin, il avait marqué son heure à chaque chose, et que rien ne pouvait ni la hâter ni la retarder.
En etfet, à un certain moment, il se leva en disant :
— Ils doivent être au bas de la montagne.
Cependant nous ne possédions dans la cabane ni montre ni pendule qui eussent pu l'avertir de l'heure exacte où il parlait ainsi ; maiâ, de mémo que depuis sa folie il semblaii lire les pensées que ma mère et moi nous n'osions émettre, on eût dit qu'il lisait de même les heures du jour sur un cadran invisible.
Il attendit quelques minutes après ces paroles, plus profondément préoccupé qu'il ne l'avait été jusque là, et il se prit. à dire :
— Allons, il faut que tout soit prêt quand ils seront ici. Aussitôt il lira de sa poche une longue corde toute neuve,
la coupa en deux, et, étant monté sur la table sui^ laquelle il plaça une chaise ix)ur s'élever le plus haut possible, il attacha ces deux cordes chacune à l'une des poutrelles transversales de notre chaumière.
J'avoue que je ne compris rien à ces singulière préparatifs, et je regardai ma mère. A la pâleur livide répandue sur ses
traits, au trembletnent convulsif qui agitait tout son corps, au geste machinal par lequel elle porta ses deux maius^à son cou en poussant un profond gémissement, je compris à quel usage étaient destinées ces deux cordes, et à mon tour je me sentis glacée jusqu'au fond de l'ûme ; je vis danser la cabane, la tête me tourna, j'étais ivre de peur.
Bernardine essaya de balbutier quelques mots ; mais Jean se contenta de tourner la tête vers elle, et tirant un second paquet de cordes de sa poche, il répéta la phrase qu'il avait déjà dite :
— Il y en a pour tous ceux qui manqueront à leur devoir !
A l'aspect de pareils préparatifs, nous ne pouvions comprendra quelles étaient les personnes qu'attendait Moline. C'étaient sans doute des complices, car si ce devaient être des victimes, il avait dû calculer que, seul contre cinq ou six personnes, il trouverait une résistance assez désespérée pour prévenir le crime qu'il méditait.
Cependant nous nous demandions quels pouvaient être les complices de Jean Moline, vivant dans la plus profonde solitude et ne connaissant personne. Le moment approchait où nous alhons en être instruites , car nous entendîmes une voix qui appelait Jean; c'était une voix de femme, et lorsque Bernardine l'entendit, sans doute qu'elle la reconnut immédiatement, car elle s'écria aussitôt :
-Elle!.'..
— Oui , lui dit Jean en fee tournant de son côté, elle ! . . . car si le crime appartient à quelqu'un, c'est à elle surtout qu'il doit revenir.
Il y eut un moment dans les yeux de ma mère ime expression de joie cruelle, et lorsque j'eus appris quelle était la femme qu'on avait ainsi désignée, je pensai que Bernardine s'était presque réjouie du crime de son mari, du moment que cette femme partagerait le châtiment qu'il voulait iûiliger aux deux vieillards.
Pendant ce temps, Moline avait ouvert la porte de la cabane, et avait répondu d'une voix toujours calme :
— Par ici, par ici ; on vous attend.
Un moment après, je vis entrer une femme qui pouvait
avoir quarante ans , vêtue avec une riche simplicité ; un homme beaucoup plus âgé qu'elle raccompagnait.
Derrière eux se glissa une seconde femme qui me parut être une servante, et dont Textréme ressemblance avec mon père me frappa dès le premier abord.
Nous étions donc dans la cabane quatre femmes et un homme contre Moline seul, et je commençai à me rassurer sur la portée des projets qu'il pouvait avoir.
Le monsieur qui était enlré«8'approcha de Moline et lui dit d'un ton doux, mais résolu :
— Vous me connaissez sans doute, monsieur ?
— Vous êtes le comte de Lory ; c'est vous qui voulez épou- 8» T la marquise de Prémontré, et qui depuis quinze ans n'attendiez pour cela que la mort de son mari. Le vieux marquis en a lini, et votre future n'a plus que deux mois de veuvage à faire... En attendant, continua-t-il, vous vous êtes fait sod protecteur ;. très-bien. L'affaire qui va se passer ici ne pouvait pas avoir de meilleur témoin qu'un futur; car je suppose que vous ne serez pas fâché d'apprendre que les deux personnes qui pouvaient le plus cruellement accuser la marquise de Prémontré auront bientôt disparu de ce monde !
Celle qu'on appelait de ce nom regardait autour d'elle avec une grande frayeur ; elle reprit d'une voix tremblante ;
— Jean , vous n'avez pas voulu m'attirer dans un piège... Jean, je ne vous ai jamais fait de mal, moi...
Un sourd ricanement répondit à cette parole de la marquise, qui se précipita vivement vers la femme' qui la suivait, en lui disant :
— Marine , quel est donc le projet de ton frère ?
J'appris ainsi quelle était cette feipme dont le visage m'avait frappée, et dont j'avais entendu souvent parler dans la maison de mon père comme d'un caractère implacable et résolu; car elle était, au dire de ma mère, l'image vivante du visage et du cœur de Jean Moliue.
Cependant, malgré la résolution dont cette femme était douée, elle parut frappée de l'expression sinistre de Jean, ei elle répondit d'une voix mal assurée :
—- En vérité, je ne sais pas ce qu'il a.
Et tout aussitôt elle se dirigea vers la porte qu'elle avait refermée. Elle voulut la rouvrir, sans doute pour appeler du secours ; mais Jean Moline la prévint et ferma la porte à double tour, prit la clef, la mit dans sa poche et repoussa sa sœur en lui disant :
- Personne maintenant ne sortira de cette maison que la justice que j'ai promise à chacun ne soit accomplie.
Je n'avais pas regardé Bernardine pendant ce temps; mais je détournai mon attention des autres personnes en l'entenilaot murmurer tout bas et à plusieurs reprises ces mots :
- Elle est encore belle...!
Je suivis la direction de son regard tout empreint d'une expression haineuse, et je vis que c'était madame de Préraontré qu'elle examinait avec cette attention.
Quant à celui qu'on avait appelé M. de Lory, il paraissait rassurer la marquise; et, bien que ce ne fût plus un homme jeuQe, il ne paraissait pas facile à intimider.
- Finissons-en vite, dit-il à Moline. Vous avez écrit à la marquise de Prémontré qu'il fallait qu'elle se trouvât ici cette nuit pour son honneur et son repos, expliquez-vous donc !
- Tous ceux qui doivent entendre ce que j'ai à vous dire ne sont pas encore présents, répondit mon père ; attendez un moment.
Aussitôt il leva la trappe qui fermait la cave où étaient enfermés les deux vieux, et il les appela.
Il y avait déjà longtemps que la fureur qui les précipitait naguère à l'entrée de leur prison lorsqu'ils la voyaient s'entr'ouvrir ; il y avait déjà longtemps, dis-je, que cette fureur était tombée; le manque d'ahments, la privation de lumière, et peut-être aussi la perte de tout espoir, avaient abattu cette force cruelle qui rendait leur vieillesse si hideuse et si redoutable. Us montèrent lentement l'un après l'autre, le père d'abord, la mère ensuite, pâles comme des spectres, chancelants comme des gens ivres, l'air égaré comme des idiots.
A cet aspect, les nouveaux venus reculèrent en poussant un cri d'horreur.
Nous-mêmes, ma mère et moi, quoique nous fussions ha-
bituées à les Yoir tous les matins, nous éprouvâmes le contrecoup de cet effroi, et il me senmbla que je voyais sortir deux cadavres de leur tombe. Jean leur montra deux tabourets qu'il leur avait préparés en face de la table, derrière laquelle il se plaça. Il avait mis cette table en travers de la porte de manière que lui-même barrât l'entrc^e de la maison.
Sur un signe nmet qu'il lit aux autres personnes, ellesallèrent s'asseoir derrière le vieux Moline et sa femme, sur un banc quQQion pèreavait également préparé pour les recevoir.
Ma mère était à la droite de Moline, assise sur le pied de son lit, les yeux toujours attachés sur madame de Prémontré, et paraissant oublier complètement dans la contemplation qui l'absorbait les craintes qu'elle avait eues relativement au projet de son mari, et l'étrangeté de la scène à laquelle elle assistait.
Quant à moi, j'étais tout à fait à l'angle de cette grande chambre, accroupie sur les fagots jetés dans ce coin et dan^ la situation d'un enfant qui attend l'explosion d'une arme a feu, et qui d'avance ferme les yeux et se bouche les oreilles.
Je savais que j'allais apprendre quelque chose d'horrible, que j'allais assister à uu spectacle effrayant, et je n'avais cependant ni la force ni le courage d*ôtre un témoin attentif de cette scène.
Par un inexplicable retour sur moi-même, au lieu de penser à ce qui allait se passer devant moi, je n'étais occupée que de ma faute, et j'en éprouvais à la fois plus de terreur et de remords que je n'en avais senti jusqjie là.
Est-ce que cette justice exceptionnelle qui allait sans doute atteindre des coupables que la loi des hommes oubliait, m'avertissait déjà du sort qui pouvait me frapper à mon tour? Est-ce que déjà quelque chose s'agitait en moi de celte existence qui me fut révélée quelques heures plus tard, et qui devait être aussi mon crime ? Je ne sais; mais je me tenais blottie dans un coin , comme si j'eusse voulu échapper aux regards de mon père, comme si c'était moi qu'il avait appelée et forcée de s'asseoir sur le tabouret où étaient les deux vieillards.
Cependant ils restaient là, muets, immobiles, regardant autour d'eux d'un air hébété, et cherchant à comprendre
pourquoi cet appareil, pourquoi la liberté qu'on leur avait rendue, pourquoi ces étrangers qu'ils ne connaissaient pas.
Marine les appela vainement de la place où elle était; ils. parurent ne pas l'entendre, et le son de la voix de leur fille ne les émut ni l'un ni l'autre.
Mon père les regardait attentivement, mais l'aspect de la dégradation de ces deux vieillards, dégradation dont il était la première cause, n'excita sur le visage de Jean ni une expression de repentir ni un mouvement de regret. Il semblait plutôt examiner avec un 'cruel sang-froid le moment où il pourrait saisir dans leurs yeux un éclair d'intelligence, afin d'eu profiter pour arriver jusqu'à leur esprit.
Soit qu'il eût trouvé un instant favorable, soit qu'il ne voulût pas attendre plus longtemps, il éleva tout à coup la voix et leur dit d'un ton lugubre :
— Ecoutez, vous autres, et souvenez-vous... c'est aujourd'hui la nuit du 17 au 18 mai !
A cette parole, le regard indécis des deux vieillards se fixa sur Jean Moline, qui continua du même ton lugubre :
— C'est aujourd'hui la nuit du 17 au 18 mai, et c'est ici la cabaile du mont Saint-Barthélémy 1 Vous souvenez- vous tous les deux de ce que vous avez fait ici, à pareille nuit, il y a précisénig[it de cela vingt ans?
L'intelligence revenait au vieux Moline ainsi qu'à sa femme, et avec l'intelligence cette hideuse expression de menace et de bravade dont ils accueillaient ordinairement les reproches de leur fils.
Sans doute ils allaient lui répondre, lorsque soudain madame de Prémontré se leva en disant d'une voix éperdue :
— Jean , qu'allez-vous dire ? Jean , que prétendez- vous faire? Taisez-vous, par grâce, taisez-vous!
— Il n'y aura de grâce ni pour vous, ni pour eux, dit Jean Moline. Asseyez- vous et écoutez.
A ce moment madame de Prérnontré se tourna vers M. de Lory, et lui dit avec un véritable accent de désespoir :
— Protégez-moi, monsieur! protégez-moi! C'est un piège infâme où l'on m'a attirée; me laisserez- vous insulter par c et homme ?
Avant que M. .de Lory eût eu le temps de prendre la pa-
rôle, lean se leva, et s'adressant à madame de Prémoatré, il lui dit en ricanant :
— Mais qu'avez-Yous donc, madame la marquise? pourquoi dites-vous que je vous ai insultée? Je n'ai pas encore prononcé votre nom, et voilà que vous avez déjà peur de ce qm va se dire.
— Oh! par grâce, par pitié, taisez-vous... taisez-vous î reprit madame de Prémontré.
— Je n'ai encore rien dit, reprit Jean.
— Il suftit que madame ne veuille pas entendre ce que vous avez à dire, fit M. de Lory, pour que vous n'ajoutiez pas un mot de plus ; et d'ailleurs me croyez-vous homme à supporter la violence qui voudrait nous retenir ici prisonniers ?
— Je vous ai dit, répondit Jean, dont le visage pâle s'iiijecta de sang par plaques marbrées qui lui donnèrent un aspect effrayant, je vous ai dit que personne ne sortirait, et je vous dis maintenant qu'il faudra que vous m'entendiez jusqu'au bout.
M. de Lory allait sans doute répliquer ^ mais Marine l'arrêta aussitôt en le tirant par le pan de son habit et en lui disant tout bas :
— Laissez-le dire, ou sans cela il arrivera malheur.
En effel, Jean tenait ses pistolets dans ses mains, et je suis persuadé qu'il n'eût pas fallu un geste imprudent de M. de Lory pour que mon père le renversât mort à ses pieds. Le comte se rassit, et madame de Prémontré lui dit tout bas, en retombant près de lui sur le banc où ils étaient :
— Oh ! vous ne croirez pas cet homme... il va mentir! il va mentir !
Je ne sais pas ce que pensa ce monsieur de l'épouvante de la marquise ; mais ce que je sais bien , moi , c'est que la frayeur qu'elle montra me persuada que mon père allait dire la vérité.
A ce moment, un léger ricanement, parti du coin de la chambre où nous étions, interrompit Justine au milieu de son récit. Quoique depuis quelques momeuts il semblât s eloigner de l'intérêt direct que nous y pouvions prendre, madame de Frobeatal et moi, l'étrangeté et l'horreur de ce que
nous entendions avait lini par captiver notre attention, et nous fûmes tout déconcertés, contrariés de l'interruption de la vieille.
— Oh! oh! avait-elle dit en ricanant, la petite fait des observations morales !
— J'oubUais que vous étiez là, répondit Justine.
— Va, va toujours, continue, dit la vieille, ne te gêne pas parce que je suis là; dis la chose comme elle s'est passée, et peut-être que tout à l'heure ça sera aussi plaisant ici que ça l'a été chez Jean Moline.
Cette observation nous ramena au motif de ma présence dans la chambre de Justine : et, plus curieux que je ne l'avais été encore d'apprendre quelle avait été la destinée de cette jeune fille, je la priai de continuer.
Je remarquai cependant que, pour la première fois, madame de Frobenlal semblait avoir été frappée par la voix dfe la vieille femme qui venait de parler. Son œil ardent, fixé sur elle, semblait vouloir percer la pénombre qui l'ienveloppait dans le coin où elle s'était réfugiée.
Mais Justine reprit son récit; et malgré l'espèce d'inquiétude qu'elle avait un moment éprouvée, la duchesse fut bientôt captivée de nouveau par ce qui nous était raconté à tous deux.
Toutefois, il sembla que cette interruption avait brisé l'espèce de contemplation rétrospective par laquelle Justine se reportait dans le passé et lui faisait raconter daiis tous ses détails une scène qu'elle semblait encore avoir sous les yeux: son rédt devint plus rapide, plus animé; il prit poUr ainsi dire le caractère d'une discussion exaltée. En effet, c'est aihsi qu'elle continua :