‹ La maîtresse; comédie-vaudeville en deux actesChapitre 4 sur 25 · SCENE III · texte numérisé non relu

SCENE III

M-^'^ DARBEL, en négligé, MARIE.

m""^ DARBEL , sorlant rie sou appartement. "Vous n'entendez donc pas , Marie ?

MARIE

Madame , c'était M. Polivean

M™" DARBEL

Que désire-t-il.'

MARIE

II paraît qu'il devait prendre Madame ce matin. . .

M°»e DARBEL.

Pour aller à ma campagne, c'est juste. ( A elle-même en jetant les yeux sur un billet qu^elle tient à la main. ) Que peut me vouloir cette dame qui me demande un moment il'entretien? ( Elle s'assied devant le bonheur du jour, )

(i) Pendant tonte cette Scène Marie est occupée à ranger le ])oodoir , de manière à n'être auprès de Poli veau que lorsqu'il lui parle.

(7) Madame de Tercy .. . je né la connais poial, et pourtant ce uora ne m'est pas toot-à-fait étranger. . . Enfin si je puis lui être ulilc, cette partie manquee sera un léger sacrifice . ( A Marie. ) Faites porter cette lettre.

MARIE, recevant la lettre cVune main, et reineltanl le porlcfeuille de Caulre.

Madame, c'est un portefeuille que j'ai trouvé là.

{ Elle indique l'ottomane. )

M™^ DARBEL , vivemejit.

Ce\\\\ à^E.Tne?>\.\ { Se remettant. ) Donnez ^\e sais ce que c'est. ( Marie va l'iiahiller. ) Non, laissez -moi;, je vous sonnerai. . . Faites porter cette lettre.

MARIE, aprèsune fausse sortie. Et M. Poliveau?

M«^« DAKBEL.

Qu'il attende. ( Marie sort. ) Son portefeuille. . . le dépositaire de ses pensées ! . . . ( Elle se lève. ) J'y trouverai peut-être l'explication du changement qui s'est opéré en lui depuis quelque temps... Il n'est plus le même... Voyons. ( Elle ouvre Le portefeuille. ) Une lettre! {Lisant. ) « Mou cher ami. » ( Elle va vivement à la signature. ) « Prosper. » C'est un ami. « 11 m'est impossible de te " prêter les 20,000 fr. dont tu parais avoir un si pressant » besoin. » Et la lettre est d'hier!... Une somme aussi forte ! . . . Et ce qu'il m'a dit tant de fois de la sévérité de son père ! ( Elle continue à feuilleter te portefeuille. ) Une carte. « Jules de Sénart! » Le nom de mon bienfaiteur. . . de celui qui m^^dbpta comme sa fille, et me légua en mourant la bri'Iante fortune dont je me plais à faire le même usage que lui... Un peu de bien... Singulier

hasard!. . . ( Elle continue. ) Quel est ce papier? Il est

timbré, et presque en lambeaux. « Nous soussignés, créan- « ciersducitoyenTercyjpourune somme de 400,000 fr. re- » connaissons Pavoir reçue en valeurs ayant cours. Paris, » ceStermidor, an 3. « Et une note jointe, delà main de M. Audibray , mou notaire. « Au moyen de cette pièce que j) je viens de retrouver dans les cartons de mon étude , le » Trésor ne pourra plus se refuser au paiement des î) 4oO'OOo fr. d'indemnité revenanl aux liéritiers de 3) Tercy. » {Elle regarde le billet avec lequel elle est entrée.)

DeTercy... L'entrevue qu'où me demande .. . serait-ce pour cette indemnité?. . . Mais ce papier entre les mains d'Ernest. . . Quel rapport avec ces femmes?. . . Poliveau lest là. ( Elle sonne. — Marie parait ) ^^^ites entrer M. Poliveau.

( Marie oui're la porte delà hibl'wthèque^et fait signe à Poliveau d'entrer. — Polii'eau entre et Marie sort au même instant. )

SCEIVE I\.

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