L. 108 cesser d’être ta maîtresse, pourvu
y u qui j'étais, alors je lui aurais promis
sg qu'elle m nue chez elle comme la Ÿ 44
AT THENTE Elle avait repris ensuite d une
« Depuis des mois je voyais bien que
entendre ton nom, ne plus le prononcer moi-même, ne plus prendre part à tes
dernière de ses servantes. Ainsi tu rédevenais libre et je ne te quittais pas tout à
fait. Le temps aurait fait son œuvre.
Peut-être me serais-je bientôt lassée de cette vie que je m'imposais, et alors je serais partie; peut-être aussi, mon ami, j'y aurais trouvé le repos. Je n’attendais qu'une occasion favorable pour me jeter à ses pieds, lui demander pardon, me remettre entre ses mains. Tu ne m'en as pas laissé le temps. Et cependant le pre- mier pas, le plus pénible était fait. Ta mère n'ignorait plus mes projets. Elle les savait par ta nourrice. Sans cela auraitelle souffert que je sois venue chez elle?
Elle m'attirait, me disais-tu, pour m'hu-
milier à tes yeux et te dégoûter de moi.
C'est possible, mais est-ce ma faute si tu es tombé dans son piège? Elle ne m'avait pas repoussée, et c'est toi qui me re-
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pousses. Encore si je pouvais me dire que c’est un reste d'amour qui a causé ta colère! Mais pourquoi m'illusionner? Dans les reproches que tu m'as fait tout à l'heure, pas un mot ne venait du cœur.
C'était ton orgueil froissé, ton amourpropre seul qui parlait. Autrement ne serais-tu pas ici? Me laisserais-tu seule,
cette puit, dans une maison déserte? Deux
fois j'ai cru entendre ton pas et la porte se
refermer derrière toi. Mon cœur a cessé
de battre. Il est maintenant minuit passé, et tu ne reviendras plus. »
Je lisais, je relisais cette lettre.
Ces pauvres aveux de Mariette, que j'avais secrètement pressentis, me donnaient un trop vilain rôle pour s'imposer aisément à mon esprit. Fallait-il voir dans
-sa conduite un penchant à la servitude et
Lo