‹ La maîtresse servanteChapitre 9 sur 41 · EL · texte numérisé non relu

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LA MAITRESSE SERVANTE os

+. ue L’ hypothèque que nous avions sur. F les G... nous a été remboursée. C'est un bon placement perdu. Les deux bœufs de chez Froment, que nous pensions vendre, sont malades. Nos champs sont envahis

par les rats. D'où viennent-ils? on n° en sait rien, mais ils arrivent par milliers.

C’est une vraie plaie d’ Égypte.

«Je suppose, mon enfant, que tout

cela va te faire sérieusement réfléchir et. que tu verras enfin ton véritable intérêt. à

FE Pour ce qui est de ma santé, je ne ten ; parle pas davantage, puisque tu sembles avoir si peu de souci de mon repos. ï = « Ta mère qui t'embrasse tristement. » »

sions, toute une poussière de jeunesse se lève dans ma mémoire, Je revois si bien LG tout ce temps : mon installation de jeune homme, mon appartement médiocre, cette cour, ce puits profond sur lequel ouvraient nos fenêtres, cette sinistre vue où plongeait le regard, et que je préférais à ce pré limousin que j'ai devant les yeux, à notre.

ample Predeau, fait pour la vie nombreuse d'autrefois et qu’on n'arrive plus à peu- PU 0 ph!

7 Quel attrait, quel sortilège m'’attachait

à cette misère? Il y a quelque temps déjà, étant de passage à Paris, j'ai eu la curiosité de retourner dans ce quartier où j'avais vécu autrefois. Je sais bien que c'est partout, dans les champs et dans les villes, la: même indifférence des choses, la même absence de mémoire. Cependant, à la campagne, nos traces semblent s'ef-

facer moins vite. Il est possible de peupler,

L d'animer la solitude de notre existence

passée; une foule anonyme n'y vient pas substituer sans cesse ses souvenirs aux

nôtres, jusqu’à ce qu'ils soient à leur tour

emportés. Mais le flot tumultueux des villes ne nous renvoie point notre image.

Et derrière ces fenêtres, où j'avais passé

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