SCÈNE VI. - MILA, LE COMTE
LE COMTB, avec douceur.
Eh 1 quoi ! Mita , toujours l’offrande accoutumée !
M I LA , avec embarras.
Monseigneur!...
LE COMTE, prenant le, bouquet.
Quoi éclat, quelles vives couleurs!
La Maremme pour vous a de bien belles fleurs.
Mon fiancé.. .
MILA
LE COMTE
Beppo? voyez le bon apôtre.
LA MAL’ARIA
Oh ! non.
Luigi ?
MILA
LE COMTE
MILA
Non plus.
LE COMTE
Comment, encore un autre ?
Il se nomme... Fort bien. Prenez garde, Mila :
Un secret , à seize ans.
A part.
Dieu ! quel feu je sens là.
a MUa.
Quand on ne nomme pas , petite , c’est qu’on aime.
A part et en passant & gaucne.
Ce lis rouge n’est pas éclos dans la Maremme.
Un rustre n’eût pas fait ce bouquet-là si bien. Peut-être cache-t-il quelque billet?... Non. Rien. Un clerc m’a raconté , qu’au pays des Croisades., Les fleurs célaient parfois de tendres ambassades , Des messages d’amour assortis avec art ,
Je charge celles-ci du mien.
Il répand un flacon sur le bouquet^ MILA, à part.
Dieu ! quel regard !
Mes fleurs se faneront , seigneur , grâce pour elles ! Rendez-les moi.
LE COMTE
Jamais je n’en vis de plus belles.
MILA
Aussi , pour les trouver , ai-je couru bien loin. Me le reprochez-vous?