‹ La mal'aria drame en un acte et en vers par le M.is de BelloyChapitre 8 sur 27 · SCÈNE IV. Il · texte numérisé non relu

SCÈNE IV. Il

Heureux de mon bonheur, riche de mon trésor...

La cruelle , grand Dieu ! combien je l’aime encor !

Un mot la sauverait. Ce nom, pourquoi le taire?

Je pardonnerais tout , sans ce fatal mystère ;

Je la laisserais vivre , et je mourrais content D’avoir vu mon rival , face à face , un instant :

Mais , la livrer à lui , qui , peut-être à cette heure ,

Rôde comme un fantôme autour do ma demeure ;

A l’héritier jaloux qui convoite mon bien.

Oh ! mourir sans eroiser mon fer contre le sien !

Toi , qui vois mon supplice et ma force abattue ,

Sois témoin que c’est lui qui la perd , qui la tue ;

Toi , qui connais son nom , sois témoin , Dieu vengeur , Que c’est lui qui m’a mis cet enfer dans le cœurl

On entend le son du cor.

On sonne... qu’est-encore ?

U va à la fenêtre*

Un cheval tout en nage.

Le cavalier se penche et remet un message.

Il repart. Ce varlet est monté comme un roi.

Il est aux Tolommei , sa livrée en fait foi.

Entre Flario , qui lui remet une lettre.

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