V. — CONCLUSIONS
son pose encore au clinicien un certain nombre de problèmes, les uns dogmatiques : pathogénie, les autres pratiques : traitement. Il nous a paru intéressant, étant donné les acquisitions réalisées ces dernières années dans ces deux domaines, de reprendre dans son ensemble le problème
pathogénique et thérapeutique de la maladie d'Addison et cela à deux
points de vue bien définis :
a) — le rôle joué, dans cette affection, par la tuberculose bilatérale
des surrénales d’une part, par la rétraction simple du cortex de ces glandes d’autre part ;
b) — l’amélioration des résultats thérapeutiques obtenus par la
désoxycorticostérone, lorsqu’à cette hormone administrée en injections
ou en implants, on associe la cortisone.
II. — La notion de rétraction corticale comme cause de l’insuffi-
sance surrénale de type Addisonien, connue depuis le début du siècle, s’est confirmée à la lumière des examens anatomopathologiques ; actuellement on admet que 50 % des cas de maladie d’Addison relèvent non pas de la tuberculose des surrénales, mais de cette aplasie simple entrafnant un effondrement fonctionnel plus ou moins total ; mais des signes histologiques de régénérescence cellulaire nous incitent à penser que de
tels cas évoluent sur un mode plus bénin, plus prolongé, et que l’insuffi-
sance surrénale est peut-être ici réversible.
III. — Il existe quelques rares cas de maladie d’Addison qui, à la
suite du traitement substitutif prolongé par la désoxycorticostérone, ont paru atteindre la guérison. Il faudrait que de tels cas se multiplient et surtout soient étudiés par les épreuves fonctionnelles surrénaliennes — dont nous avons rappelé les principales — pour que l’on puisse conclure à la guérison véritable.
IV. — La découverte de la cortine, la synthèse de la désoxy corticostérone, son emploi enfin chez les Addisoniens, ont profondément
modifié le pronostic vital au moins immédiat de ces malades. Cependant
la DOCA doit être donné à doses fortes et prolongées, ce qui entraîne des accidents graves, et ne met pas à l’abri des poussées aiguës, souvent fatales. L'utilisation, associée à la désoxycorticostérone, de la cortisone
SNS > ARE
I. — Bien que décrite depuis bientôt un siècle, la maladie d’Addi-
à marqué un très net progrès dans le traitement de la maladie. Cette association, qui est encore réservée aux poussées addisoniennes aiguës, aux malades ne tolérant pas la désoxycorticostérone, devra dans l'avenir être
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utilisée systématiquement, car elle permet la réduction des doses de chaque $
hormone, donc la réduction de leurs accidents.
Vu : Vu : ‘
Le Président de Thèse : Le Doyen : Î
signé : DE GENNES. signé : BINET. 1 Vu et Permis d’Imprimer :
Le Recteur de l Académie de Paris :
signé : JEAN SARRAILH,.
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