‹ La Maladie d'Addison Nouvelles conceptions pathogéniques et thérapeutiquesChapitre 9 sur 12 · AE, A · texte numérisé non relu

AE, A

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trée par voie parentérale, et même parfois buccale (ENGLEMAN, MS.

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de de r ne diminution du de ie noie reprise A Ta

tivité intellectuelle, reprise aussi de l'appétit mais aussi amélioration

objective, que traduisent les réponses aux diverses épreuves et dosages, électro-encéphalogramme compris. Le prix encore élevé de la cortisone seul limite l’extension du traitement mixte, désoxycorticostérone-coroo: tous les Addisoniens.

. C’est pourquoi la cortisone reste ensore réservée à certaines catégo-

FOR ries d’Addisoniens :

formes graves de la maladie, formes hypoglycémiques ;

enfin et peut-être surtout, malades qui supportent mal les doses néces- __saires d’acétate de désoxycorticostérone, et qui répondent à ce traitement par la constitution d’œdèmes et d’hypertension sèche.

Dans les formes très graves, ou au cours des poussées aiguës de la maladie d’Addison, les extraits cortico-surrénaux totaux représenteraient évidemment la meilleure, sinon la seule, planche de salut.

C’est en leur absence que la cortisone trouve l’une de ses meilleures indications. On la donnera alors à la dose quotidienne de 100 à 200 mg associée aux injections répétées de désoxycorticostérone. Dès que le cap dangereux de la poussée aiguê de la maladie sera franchie, la cortisone sera ramenée à des doses plus faibles.

AUBERTIN et BERGOUIGNAN ont récemment rapporté l’observation d’une Addisonienne typique dont l'insuffisance surrénale, très lentement progressive fut caractérisée par l'installation d’une contracture musculaire douloureuse frappant les membres inférieurs et la partie inférieure du tronc, et réalisant une plicature lombo-crurale avec flexion et adduction forcées des genoux. Ce syndrome musculaire fut aggravé par une implantation massive de pellets de désoxycorticostérone, qui par ailleurs améliorèrent nettement l’état général. Mais il fut par contre amélioré de façon spectaculaire par les injections de cortisone qui eurent aussi dans le cas présent une action très remarquable sur la mélanodermie et sur l’état général de la malade. Il semble que ce syndrome musculaire réversible rare mais non exceptionnel au cours des formes très lentes de la maladie d’Addison relève directement d’un déséquilibre des secrétions corticosurrénales plutôt que d’une insuffisance totale de la glande.

En somme, le traitement de la maladie d’Addison reçoit, avec l’em-

ploi de la cortisone associée à la désoxycorticostérone, une orientation

nouvelle, et l’on peut dire que la corticone assure un progrès remarquable

dans la thérapeutique de cette affection : en dehors des poussées évolutives, la cortisone ajoutée à la DOCA permet un équilibre quasi-parfait avec des doses faibles des deux corps, sans entraîner les risques que comporte l’usage prolongé et à doses plus élevées et de l’un et de eue de ces corps.

On est encore amené actuellement à choisir les cas dans out la cortisone sera associée à la désoxycorticostérone, car la cortisone reste d'emploi délicat, onéreux, et d’accession relativement difficile. Ce sont donc par priorité les cas en poussée aiguë ou subaiguë, ou impossibles à équilibrer de façon satisfaisante avec la désoxycorticostérone seule : l’hypertension artérielle, manifestations rhumatismales, hypoglycémie.

Mais l'idéal serait de faire bénéficier de la cortisone tous les cas de maladie d’Addison.

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