‹ La Maladie de Bowen des Muqueuses et sa CancerisationChapitre 13 sur 21 · SE IA SA · texte numérisé non relu

SE IA SA

ment. Elle ne présente pas non plus l’aspect normal de la

couche TRE en desquamation comme on l’observe sur

les MUQUEUSES er re à

Sur toutes,nos. coupes, le. he Souvene l’épiderme est à nu, il est recouvert d’ une couche d'aspect fibrimeux dans laquelle on trouve des polynucléaires et, par places, des: corps ronds

hyalins nuclées et. anuclées:

Etudions de plus près et à. fort grossissement, les lésions épidermiques en détail; si lon veut jeter un coup d'œil sur les pianches B et: C qui en ‘proviennent et qui en-sont des exemples les mieux choisis, on va trouver, d'une part des signes de kératinisation viciée et aussi ceux d’une atypie. cellulaire rémarquable, d’autre part des signes qui indiquent que la lésion a le plus souvént dépassé: le stade précancéreux et

montre une néôplasie maligne en plein développement.

On y distingue encore l’évolution de la cellule malpighienne vers l’état dyskératosique terminal (stade du corps rond); à côté de cellules malpighiennes normales on y voit, em effet, des cellules ayant conservé leur exoplasme, entourées parfois d'une membrane à double contour, comporter un protoplasme tantôt chargé de kératotyaline, tantôt partiellement vacuolisé autour du noyau, tantôt totalement-liquéfié: Le noyau de ces éléments, simple le plus souvent, parfois multiple, est tantôt foncé et régulièrement rond, tantôt difforme à tendance bour-

geonnante, parfois pycnotique, parfois caryorhexique.

D’autres cellules présentent un corps protoplasmique hyalin avec noyau central petit et foncé, ou noyau excentrique; dans certaines coupes, ces cellules sont anucléées (corps ronds,

grains) et ressemblent à des corpuscules hyalins d’où le noyau

a été peu à peu expulsé; ces derniers éléments cellulaires ont atteint le stade dyskératosique terminal. |

A côté de cette évolution dyskératosique, on constate l’évolution parallèle d’autres cellules vers. l'atypie. En: effet, de nombreux types cellulaires, tranchant sur les autres dans nos coupes, peuvent être englobés ‘dans 3 variétés Hrhreipales plus ou moins modifiées : Le D

1°) D'une part, ce sont quelques Ééhets où l'aspect de double contour paraît dû à la pénétration d’une cellule vacuolisée par une autre cellule. Cet: aspect d'inclusion cellulaire est surtout très net lorsque celle qui pénètre repousse à la périphérie le noyau de la cellule pénétrée; c’est ainsi que sur la figure IT de la planche B en sont figurés deux beaux exemples ; on peut voir en effet, à la partie gauche de celle-ci, deux éléments de forme ronde, à protoplasme hyalin et nucléé, ayant pénétré chacun dans une cellule dont le protoplasme est liquéfié

ayant refoulé le noyau de celle-ci contre sa membrane externe

qui est à simple où double contour; ce noyau refoulé est gros, :

bourgeonnant, très atypique en forme de croissant lobulé et possède des nucléoles. Cet ensemble constitue la cellule palléale ou cellule à manteau de Darier.

2°) Aïlleurs on voit d’autres éléments très volumineux constituer de vrais plasmodes multinuclées (comme nous en avons reproduit un exemple sur la planche D), ceux-ci sont formés d’une masse protoplasmique hyaline semée de nombreux noyaux, offrant souvent des figures d'inclusion cellulaire (noyaux multiples détachés où moniliformes, bourgeonnants.4 monstrueux, corps ronds inclus). Dans certains cas où le protoplasme est conservé (et non plus hyalin) celui-ci renferme

des grains de kératohyaline).

LS AERES

PLrancoue v (3° cas) Plasmode

‘ 3°) De nombreux éléments 4 à 6 fois plus volumineux qu’une cellule normale, dont le protoplasme est tantôt respecté, tantôt liquéfié et présente un noyau volumineux, souvent bourgeonnant, parfois multiple, parfois en caryolyse.

Cependant, l'élément assez souvent rencontré est cette grosse cellule dont le noyau monstrueux et multilobé est inclus dans une vacuole protoplasmique.

Signalons enfin la fréquence des mitoses dans nos préparations, mitoses symétriques ou asymétriques et pluripolaires. Mais quel que soit l'aspect revêtu par la cellule malpighienne ce que l’on note là encore, c’est que la membrane cellulaire est nette, adossée à celle des cellules voisines, le plus souvent aussi maintenue en place par un exoplasme intact (conservation des

filaments d'union) et que la cellule s’isole dans une vacuole.

US: Fe CET

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