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Ce qui frappe aussi surtout c'est l'irrégularité des noyaux dont un petit nombre seulement est normal, mais la plupart sont énormes, monstrueux, “bourgeonnants, ou doubles ou multiples, souvent en pycnose ou encore en caryorexhis.
Aïnsi donc, les cellules malpighiennes ont des destinées différentes; tantôt les cellules suivent l’évolution dyskératosique complète et atfeignent le stade du corps rond (kératinisation viciée et achevée) tantôt elles évoluent vers l'atypie cellulaire (cellules monstrueuses, plasmodes ‘avec inclusions cellulaires, cellules à manteau) et ces éléments atypiques aboutissent progressivement à l’état pycnotique et au caryorexhis.
Parfois, enfin, la tendance des cellules malpighiennes à la kératinisation semble englober plusieurs groupes cellulaires, comme pour aboutir à fa. formation d’un globe corné; mais cette évolution cornée n'’aboutit pas; elle n’atteint même pas le stade parakératosique remarqué dans l'observation précédente (voir planche C en haut de la figure I, un globe corné en voie d'évolution).
Telles sont les lésions épidermiques, mais l'examen d’autres coupes contenant surtout des lésions dermiques nous a permis de nous rendre compte de celles-ci. D'ailleurs, si l’on veut bien examiner attentivement, même les planches B et C, reproduction surtout de lésions épidermiques, on se rend compte déjà d'un bourgeonnement partant de l’épiderme (ce qui montre ‘bien, en passant, que les bourgeons cancéreux qui infiltrent le derme et les autres tissus, viennent de lui) s’infiltrant dans le derme; ceci est net sur la planche C.
Nous ne pouvons nous étendre, pour éviter des redites, sur
la description des lésions dermiques observées sur de nom-
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Discussion Diagnostique
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M Cliniquement, en somme, dans les deux premières obser- | vations, nous nous trouvons ‘en présence de deux femmes d’un certain âge présentant une lésion vulvo- -vaginale dont le début
TRES remontait dans le premier (HAE) NET plusieurs années, dans le
deuxième cas à plusieurs mois; encore faut-il spécifier que, dans ce dernier cas, l’on fut obligé de fixer arbitrairement le début à l'apparition des troubles fonctionnels; or ceux-ci ne semblaïent-ils pas traduire déjà l'extension de:la lésion À la1 00 région uréthrale ?. te Nos deux malades ménopausiques présentaient du kraurosis | de la vulve, ébauché dans le premier cas, net dans le second. Toutes deux accusaient un prurit local léger; toutes deux enfin présentaient un placard rougeûtre, bien limité, à peine ji) Re saillant, lisse, brillant, sans exulcération ou à peine; mais tandis que chez la première, le palper ne décèle aucune induration de base, chez l’autre, au contraire, existe une induration | nr légère, ‘dermo- -muqueuse. Enfin, chez toutes deux, en somme, Fan pas d’ adénopathie appréciable.
Dans la troisième obsergation, il s’agit, bien aussi d’une Ÿ à femme d'un certain âge dont le début de l'affection remonte à plusieurs mois, mais dont l’état général, cette fois, est très
atteint et qui présente non plus une localisation vulvovaginale
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mais utérovaginale, d'une lésion autrement avancée et rappelant par son ulcération, ses bourgeons, son infiltration et son extension, tout à fait le cancer. Aucune métastase à signaler.
Bref, nous constatons l’heureux hasard qui a voulu qu’en si peu de temps, nous puissions avoir entre nos mains les trois étapes successives d’une même affection :
D'abord une lésion n'ayant pas subi l’évolution cancéreuse
(1° cas); Puis une lésion commençant à évoluer (2° cas) mais gardant encore le caractère type.
Enfin une lésion complétement. évoluée en cancer (3° cas) -ayant perdu son autonomie clinique comme cela se voit, d’ailleurs, dans le cancer développé sur verrue seborréique, par exemple, ou toute autre lésion et qui, à son complet développement, ne présente plus l'élément initial précancéreux.
En présence de telles malades, à quels diagnostics pouvait-on s'arrêter ?
+ A ce sujet, nous avons le devoir de distinguer le premier
cas non cancérisé et les deuxième et troisième cas cancérisés nettement