‹ La maladie de DarierChapitre 10 sur 41 · OBSERVATION X · texte numérisé non relu

OBSERVATION X

Pawloff. Zur Frage der sogen. Psorospermose follic. végétante Darier

(Arch. fur Dermatologie; Ergcenzungsheft, t. XXV, 1893, P- 1 95 )-

Premier cas. — Paysanne âgée de seize ans, qui porte depuis longtemps des lésions étendues à une grande surface du tégument. C’est une malade d’un développement moyen, réglée irrégulièrement, sans lésions viscérales apparentes. Muqueuses saines. Elle n offre aucun antécédent héréditaire ou collatéral. La maladie aurait débuté au cours de la quatrième année de 1 existence. Sur le visage, elle est constituée par 1 existence, sur la face, de nombreux nodules d’une coloration jaune clair, plus ou moins surchargés de croûtes. Il existe des croûtes abondantes et sèches sur le cuir chevelu et le front. Les téguments du front, des joues, des oreilles, du menton sont plus ou moins rouges, semés de très petites papules dont quelques-unes sont croûteuses. Sur le nez et dans le sillon naso-jugal, de nombreux comédons. Il existe

des papules croûteuses semblables sur le cou, la région claviculaire, le dos, au niveau du sacrum, sur la partie supérieure des fesses, dans les aisselles ; tous ces nodules sont souvent très bruns, avec des croûtes épaisses. Sur le côté externe des avant-bras, le dos des mains et des doigts, il existe de très petites papules disséminées. La couche cornée des paumes est épaissie ; mêmes lésions sur les pieds ; en outre, hyperidrose. Les ongles sont courts, épaissis, écaillés.

Deuxième cas. — Paysanne de vingt-huit ans; elle fut amenée à la Clinique pour une poussée de dermite aiguë provoquée ; mais elle portait, en outre, des accidents d’une dermatose chronique, dont le début remonte aux premières années de la vie. Le père et un frère ont des éphélides. Sa mère, qui est morte, aurait eu une maladie de peau semblable à la sienne. L’affection était constituée par des éléments éruptifs tout à fait caractéristiques, dont la description et la distribution ressemblaient beaucoup à celle de la. précédente malade. Les ongles étaient malades. Il y avait une hyperidrose marquée des extrémités. On notait, en outre, un grand nombre d’éphélides sur les parties découvertes.

Pawloff donne un examen histologique avec figures qui ne contient pas de renseignements bien nouveaux. Les lésions occupaient non seulement l’orifice des follicules pilo-sébacés, mais encore ceux des sudoripares, et ils s’étendaient aux zones intercalaires. Pawlotf décrit soigneusement les lésions de fissuration. Il ne croit pas que les corps ronds soient des parasites. Voulant donner une interprétation pathogénique, il insiste sur les lésions unguéales, l’abon-

dance des taches pigmentaires, le grisonnement précoce de la chevelure. 11 pense qu’il pourrait bien s’agir là d’une dystrophie d’origine nerveuse.

Page 1