OBSERVATION IX
On Psorospermosis follicularis : Lustgarten. Journal of cutaneous and genito-urinary diseases, 1891, p. 7.
Homme de quarante-neuf ans, ancien soldat. Maladie aurait débuté en 1864 par des picotements dans les mains. Depuis cette époque, elle n’a jamais guéri ; elle a été constituée par l’apparition successive d’efflorescences nouvelles ; il y avait vingt-cinq ans qu’il fréquentait les dermatologistes de New- York lorsqu’il arriva à Lustgarten. Depuis un grand nombre d’années, l’affection était à peu près stationnaire ; la face et le cuir chevelu sont malades ; ainsi la partie antérieure et postérieure du tronc, les régions présternales et inguinales, les membres (face externe du bras gauche), coude, genou, sont un peu moins atteints. Rares éléments sur les cuisses et les jambes.
Tous les ongles sont dégénérés, épais, cassants, grisâtres. Pigmentation autour des efflorescences de la face, dilatation notable des follicules. Au cuir chevelu, alopécie, croûtes folliculaires ou diffuses, petites surfaces atrophiques entre les éléments. Sur le corps, nodules rouges, bruns, dont la dimension varie de celle d’un grain de millet à celle d’un grain de chènevis. Quelques-uns offrent un cheveu au centre. Les éléments sont tantôt disséminés, tantôt agglomérés^
Apparence végétante dans les plis inguinaux avec suintement fétide. La paume des mains et la plante des pieds sont normales. Le malade est neurasthénique. Au microscope, corps de Darier; l’examen histologique ne donne rien de bien nouveau. Lustgarten était alors assez disposé à admettre la nature psorospermiquedes corps ronds et le siège folliculaire de la maladie. Le malade fut aussi précédemment le sujet d’une note de Piffard.