OBSERVATION XXXII
Pseuclo-psorospermosis follicular végétante (Enfermedad de Darier), Docteur Maximiliàno Aberastury, in Rivosta de la Sociedad medico argentine), vol. VIII, 43, agosto 1900, Buenos-Ayres.
(Communiquée par M. le Docteur Darier).
Chez un Espagnol detrente ans, depuis un an et demi.
Localisation et aspect absolument typique, notamment : cuir chevelu, lace, gouttière thoracique, paumes, rainure interfessière.
Dans cette dernière région, plaque végétante avec infection pyococcique.
Au palais, trois plaques villeuses.
Examen histologique confirmatif (grains, corps ronds, etc.).
(Une phototypie démonstrative).
Cas divers
Nous devons maintenant signaler l'existence d’un certain nombre de cas dont nous n’avons pas pu nous procurer les observations. En premier lieu, celui de Zeleneff, 1891 ; tout récemment, celui de Lieberthal, dont l’article est intitulé :
(( A Case of Darier disease. a journai of the American mèd. assoc., 24 juillet 1904.
Les deux observations de Marianelli, celle de Campana et celle de Melle ne peuvent être considérées
comme des cas de maladie de Darier; on peut les rayer sans hésitation ; il en est de même d’un cas de la clinique de Neumann. 11 existe une présentation de Glawtsche qui paraît bien douteuse. Darier cite deux cas de Graham Little (deux sœurs); mais le texte que nous avons retracé laisserait croire qu’il pourrait bien s’agir de la kercttosis follicularis contagiosa de B) ooke, et non pas de maladie de Darier. On a discuté, à tort ou à raison, le diagnostic de maladie de Darier au sujet des malades présentés en divers endroits par Saalfeld, Sawill, Elliott, mais les observations se limitent à de simples mentions, qui rendent ces faits tout à fait inutilisables. Nous savons, d’autre part, que Drocq parle d un malade qu’il avait soigné avec Leredde. M. Darier nous a appris que MM. Fournier et Cordier connaissaient chacun un malade inédit. Nous avons parlé de celui de M. Thibault. On retrouve plus loin les faits de Jahrisch, Schwimmer, Krœsing, Doctor; ces quelques lignes n’ont pas d’autre intention que de montrer la fréquence relative de l’affection. En réalité, il a existé près de soixante malades à propos desquels, à tort ou à raison, on a porté le diagnostic de maladie de Darier. Il est vraisemblable que, dans une cinquantaine de cas, le diagnostic était parfaitement justifié. Il est, d autre part, à peu près certain que les cas de Joseph et de Neisser n’ont rien à voir avec la maladie de Darier.