‹ La maladie de DarierChapitre 41 sur 41 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

Traitement.

Nous savons qu’on ne peut pas guérir la maladie de Darier; mais, si elle n’est pas développée d’une manière extrême, on peut procurer au malade des améliorations considérables. D’abord, il devrait prendre des soins de propreté minutieux, des bains tièdes et fréquents, des savonnages multipliés; cela fait, il faut donner un traitement différent suivant l’état du malade. S’il existe des complications acnéiques ou furonculeuses, on s’applique, d’abord, à les faire disparaître. Sur les efflorescences sèches, lespréparations à l’acide salicylique semblent donner les meilleurs résultats. On peut prescrire une pommade titrant de 5 à 10 °/0. Mais celle-ci amène souvent des phéno-

mènes inflammatoires momentanés, que l’on éteint par des pâtes à l’oxyde de zinc. Darier a eu aussi de bons résultats en utilisant l’acide pyrogallique à dose faible (2 °/0), la résorcine ; l’huile de cade avec ou sans l’association du soufre. S’il y avait des surfaces végétantes, humides et fétides, il faudrait recourir au permanganate de potasse, à l’eau oxygénée et aux poudres. Plusieurs médecins ont recommandé l’arsenic, et Glawstche dit même avoir guéri son malade. Mais cette assertion suffit pour rendre son diagnostic très douteux. On a également recommandé le corps thyroïde à l’intérieur, mais il n’a donné aucun résultat, en particulier dans le cas de MM. Audry et Dalous.

Vu : Le Président de Thèse,

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