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nie PET
On faisait autrefois une différence entre le brai de goudron de cokeries et le brai de goudron des usines à gaz.
Actuellement, les deux modes de distillation de la houille tendent à se rapprocher de plus en plus et à fabriquer les mêmes produits, de sorte que cette différence a disparu et que les usagers des brais de cokeries et d’usines à gaz sont les mêmes.
Il n'existe pas de classification rationnelle des brais suivant leur point de ramollissement. Le pralicien
qualifie de :
a) BRaAI MOU, celui dont les fragments se soudent à la température ordinaire, il est très brillant, son point de ramollissement (K. S.) de 40 à 60° C. ; son poids spécifique, 1,25 à 1.27.
b) BRAI D’AGGLOMÉRATION (1/2 du), celui qui est solide à la température ordinaire. Son point de ramollissement (K.S.) est de 60 à 75° C. ; son poids spécifique, 1,26 à 1,28.
c) BRaï SEC, un brai fragile à cassure conchoïdale, noir-brillant dont le point de ramollissement (K.S.)est de 75° C. ; le poids spécifique, de 1,28 à 1,35.
Chimie.
Les brais de goudron de houille sont solubles dans les mélanges aniline-pyridine, peu solubles dans les
alcools, l’éther, l’essence, en partie solubles dans
ZLPIEL
CHCLA, CS?, CSH6. Ils possèdent alors une fluorescence bleue, verdâtre, surtout sensible en solution très diluée.
in raison de l’action cancérigène du brai et de la connaissance que nous possédons à l’heure actuelle de certains carbures cancérigènes, il est important de connaître la composition chimique du braï de houille. Malheureusement, nos connaissances chimiques sur les brais ne sont encore, malgré les gros efforts tentés par les chercheurs, ni très précises, ni très claires. La distillation des brais sous vide cathodique (méthode Villa) avait déjà permis d'isoler du brai des produits distillables, mais c’est la méthode d'Hugel et de ses collaborateurs qui a permis d’obienir à partir de lui des produits définis. La méthode se résume ainsi : hydrogénation catalytique (catalyse par des hydrures alcalins) à 300° environ de brais Sarroïs. puis études des huiles de brais obtenues après di:tillation fractionnée. Voici l'essentiel des résultats :btenus :
La densité des huiles de brai est plus élevée que celle de l'eau.
L'indice de réfraction en est très élevé.
La méthode de déshydrogénation catalytique a ensuite fourni à Hugel :
1° des produits cristallisés qui ont été purifiés par distillation fractionnée ;
2 des produits liquides traités par lacide picrique ;
3° un résidu distillé sous vide poussé.
A la suite de ces travaux, Hugel a donné comme carbures fondamentaux des huiles de Braï :
©) €——=<< l'anthracène
4—=< le naphtanthracène
é———< le pyrène
4—= le chrycène
4———{ le picène
ces carbures derivant les uns des autres par rupture
ou migration des noyaux.