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Les produits légers distillant avant 300° n’ont pas été étudiés. pas plus que la structure moléculaire de OLNAS:
Ce chapitre chimique présente néanmoins un : :t6rêt capital, car il montre la présence dans le brai de l’'anthracène et du pyrène, qui sont des facteurs “ancérigènes certains. D'ailleurs, nous reviendrons sur ce sujet quand nous parlerons de la pathogénie de la maladie.
Emplois.
Il n’est pas dans notre intention d’énumérer ici tous les emplois du brai de houille, nous en citerons neanmoins quelques-uns pour bien montrer la place 1mportante tenue par les industries dont il est une des bases et nous insisterons particulièrement sur son utilisation dans les fabriques de briquettes, fabriques où les accidents semblent avoir été particulièrement nombreux autrefois.
En mélangeant à chaud du brai complètement débarrassé de ses matières volatiles avec des matières siliceuses à divers degrés de concassage, on obtient un produit spécial connu dans le commerce sous le nom de prodorite. Le mélange peut être façonné par des moules, il sert à fabriquer des tuyaux, des plaques, etc. que l’on réunit par un ciment étanche de même nature. Il peut être armé d'acier comme le ciment. On lutilise pour la construction de cheminées
résistant aux fumées acides ;
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-—— de sols imperméables et inattaquables ;
— de salles d’accumulateurs ;
— de cuves, de récipients résistant aux acides, à la chaleur, à la fusion.
Le brai est utilisé (avec le goudron) comme peinture dans la construction des barques, la fabrication des accumulateurs, la section de tonnellerie des brasseries, dans la fabrication des brosses, sous forme de colles mélangé ou non avec de l’asphalte, dans la fabrication des laques, des pierres artificielles, du liège aggloméré, des cartons imperméables, des ver- DIS eLC
Mais surtout, très important est son emploi dans la fabrication des agglomérés : «lors du lavage des charbons maigres, on obtient entre autre choses, une quantité très importante de poussier invendable comme tel, mais qui peut être transformé en un produit très recherché si on le mélange à un agglutinant qui favorise à un tel point la cohésion des particules de charbon qu’il devient possible de donner dans des moules une forme déterminée au mélange (1). Le brai entre exclusivement en ligne de compte pour remplir cet office étant pour ainsi dire le seul agglutinant utilisable ».
« Le brai provenant de la distillation du goudron de houille qui s'opère dans une fabrique annexe. s'écoule encore chaud, après s’être cependant, en par-
tie, refroidi dans un récipient appelé étouffoir, dans
(1) Mavouvrier. Annales d'Hygiène, 1876.
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des bassins où il achève de se solidifier à l'air libre. Les ouvriers employés aux bassins et aux tas de brai travaillent au milieu des vapeurs qui s’en dégagent.»
Le broyage du brai, opération particulièrement importante dans la circonstance, est exécuté dans une cave par le soupirail de laquelle on décharge le braï en morceaux. Un ouvrier le jette avec une pelle dans le broyeur, tandis qu’un autre recueillie dans le caveau inférieur le même brai en poudre et en charge les godets d’une chaîne sans fin (1). Le brai pulvérisé est mélangé avec le poussier dans la proportion de 8 à 10 %. Dans les différentes méthodes de fabrication des briquettes, les différences consistent presque exclusivement dans le choix du chauffage des éléments. Dans chaque méthode, le mélange brai-poussier passe par un malaxeur et va ensuite aux presses qui donnent à la briquette une forme déterminée. Le produit achevé est mis sur wagon au moyen de glissières et de bandes transporteuses.. Donc, en ce qui concerne la dispersion du brai dans l'usine, on peut admettre qu’il exerce une certaine influence sur le personnel dans la première partie de la fabrication. c’est-à-dire, du tas de brai jusqu’au broyeur, ensuite la
vapeur de braïi entre seule en ligne de compte.
(1) MANOUVRIER. Annales d'Hygiène, 1876.