EXAMEN MICROSCOPIQUE
L'état, en 1902, se rapportait à des formations verruqueuses superficielles. Les petits morceaux furent durcis dans la formaniline et coupés au microtome à glace. Coloration à l'hématoxyline-é6osine, picrocarmine ? Perles cancroïdes en grande quantité comme on trouve toujours dans les carcinomes de la peau :
les bourgeons épithéliaux sont très allongés et s’ac-
sep
Los
Ne,
croissent typiquement dans le derme. Beaucoup paraissent même fourchus, en outre on remarque dans le derme, de petits foyers d'infiltration de petites cellules. D’après cet état, il n’y avait aucun doute que ces multiples formations de la peau portaient le carac-
tèére de tumeurs épithéliales malignes.
La justesse du diagnostic ensuite établie par le cours de la maladie et l'examen de la tumeur métastatique de lantre d’'Highmore, car on peut considérer l’enflure du maxillaire supérieur comme une métastase issue des formations cutanées extirpées, on prit pour examen microscopique un morceau du bord qui fut prélevé, ainsi qu’un morceau du milieu des granulations. Durcissement des petits morceaux dans des alcools de plus en plus concentrés, inclusion dans la paraffine, coloration d’après VAN GIESEN avec hémato et orangé. De même, le diagnostic de carcinomé s’imposait. Aussi bien le morceau du bord que ceux extraits des masses granuleuses en montraient la texture typique. Précisément, tout était traversé de bourgeons épithéliaux et par de nombreux foyers
d'infiltration de petites cellules et de globes cornes.
De tout ceci, on était obligé de conclure au diagnostie de carcinome secondaire ou métastatique de l’antre d’'Highmore comme suite de verrues primaires,
multiples et malignes.
OBSERVATION DE J. NUYTTEN
(Driessens-Garraud (avril 19358)
H... Feeles, 51 ans, ouvrier depuis 135 ans aux houillères de Thivencelles, à Fresnes-sur-Escault, a loujours été employé comme manœuvre à l’usine d’agglomérés de charbon.
Il a commencé à présenter il y a deux ans, au niveau de la face, des lésions cutanées communément appelées verrues. Cette affection ne le surprend pas, car la plupart de ses camarades de travail en présentent également quand ils ont séjourné plusieurs années à l’usine. Mais chez lui, ces verrues se développaient particulièrement vite. Quinze jours après leur apparition, elles ont atteint le volume d’un petit pois et deux mois plus tard, celui d’une noisette. Tout d’abord, il applique à ces verrues le traitement en faveur dans son milieu minier, il les coupe et cautérise la place par des applications répétées de teinture d'iode. Cependant, deux d’entre elles résistent à ce traitement et doivent être enlevées au bistouri. Mais une de celles-ci, placée sous la narine gauche, et vraisemblablement insuffisamment extirpée, récidive.
Ce qui préoccupe surtout le malade, c’est une tumeur apparue au niveau de langle externe de l'œil gauche en mars 1935. Le Docteur CHALLEY, consulté en novembre 1935, nous adresse alors le malade au centre anticancéreux.
Nous nous trouvons en présence d’un homme pré-
RL à 'O