‹ La Maladie du BraiChapitre 30 sur 40 · PROPHYLAXIE ET HYGIENE · texte numérisé non relu

PROPHYLAXIE ET HYGIENE

La prophylaxie de la maladie du Brai pose d'importants problèmes d’ordre individuel et collectif. Ces derniers, d’ailleurs, appartiennent au moins autant à l'hygiène industrielle qu’à l’organisation du

travail.

Hygiène industrielle.

La question n’est pas encore complètement résolue. qui est de savoir si l’action nocive du brai sur le corps humain n’est due qu’à l’action des poussières ou à Paction simultanée des poussières et des vapeurs. Les deux théories ont, à l'heure présente, leurs défenseurs acharnés. La seconde nous semble personnellement plus vraisemblable et, en tout état de cause, moins dangereuse, parce que plus rarement réalisée. La perfection serait évidemment de ne jamais traiter la brai qu’en vase clos et mécaniquement. Nous ne pouvons décrire ici toutes les inventions utilisées dans ces diverses industries pour atteindre ce résultat, qu'il nous suffise de dire que ce serait là un idéal et que

nombreux sont les industriels qui le poursuivent.

he iii, PUS

Souvent appliqué dans les industries modernes et bien équipées d'utilisation du brai, le principe du vase clos est pratiquement impossible à obtenir dans les industries de fabrication. Nous décrirons donc ici les moyens simples pouvant être employés facilement par ces dernières. Tout en ne nécessitant pas une grosse modification du matériel existant, ils d‘ininuent néanmoins d’une façon considérable la morbidité professionnelle dans ce genre d’industrie.

Premier point : Le brai, au sortir des alambics, au lieu de s’écouler, directement et bouillant, à l’air hibre, est refroidi dans de grands réservoirs clos nommés étouffoirs. Puis, il ne quitte ceux-ci, pour gagner les bassins, qu’à la température voisine de celle de sa solidification. Cette méthode supprime le dégagement à l’air libre d’une grande partie des vapeurs âcres de brai, si désagréables. Cette technique est cependant loin d’être parfaite. Dans certaines usines, le brai chaud, dès sa sortie des alambics, est déversé dans de grands cylindres à l’intérieur desquels 11 se solidifie directement. Ces cylindres permettent, en outre, le transport immédiat de la matière vers les usines d'utilisation. Dans d’autres usines le brai est recueilli « dañs des moules ayant environ 1 m? de surface et 20 à 30 cm. d'épaisseur > ; le moule en deux pièces permet le transport en galette du braï. C’est là un progrès évident; il supprime avantageusement les travaux de concassage qu’exécutent les” ouvriers employés à l’exploitation des bassins de

brai solidifié. A l’usine d’aggiomérés la pulvérisation

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