‹ La Maladie du BraiChapitre 31 sur 40 · ES TR · texte numérisé non relu

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du brai se pratique à l'intérieur de broyeurs hermétiques.

Ces améliorations, comme on le voit, suppriment vapeurs el poussières de braï. Il est bien certain que ce moulage direct en vase clos est l’idéal, même dans les grandes exploitations. En attendant la réalisation et la généralisation de cette méthode techniquement difficile à mettre en œuvre sur une très grande échelle, il faut lutter contre l’action des poussières qui infectent les chantiers. On ne peut y parvenir qu’en utilisant des moyens de fortune qui se -sont malgré tout révélés d’une grande utilité.

Dans les fosses à brai, étant donnée Paction de la chaleur et des radiations solaires sur la fréquence et l'intensité des troubles causés par la poix, le travail de piochage et de charriage s’effectue de préférence l'hiver, la nuit et en tout cas à l’ombre. Pour diminuer l’abondance de la poussière en temps normal dans les chantiers, ce travail se fait en dehors des heures habituelles d'utilisation de la fabrique.

On a également tenté de réaliser l’aspiration des poussières, mais cette pratique s’est avérée irreahsable, la pulsion d’un courant d’air ne faisant guère

que provoquer des remous sans grande utilité.

L’arrosage du brai, d'autre part, rend son utilisation défectueuse, c’est alors devant la quasi-impossibilité où l’on se trouve de mettre rapidement et complètement l’ouvrier à l'abri, que se pose le problème de

a protection individuelle.

HAT Des

Hygiène et Protection individuelle.

Il est du devoir des directeurs d’usines de mettre à la disposition des ouvriers tous les moyens utiles de protection.

l. — Sur les chantiers.

a) PROTECTION DES YEUX. — Les employés du brai porteront, au cours de leur travail, des lunettes hermétiques dans le genre de celles portées par les mo-

tocyclistes Ces lunettes, aux verres légèrement tein-

tés, auront pour mission de protéger les yeux contre

Pintromission des poussières de brai et d’arrêter une partie des radiations lumineuses.

Certains auteurs avaient proposé le port d’une ‘agoule prenant tout le visage et la nuque; d’autre, l’utilisation de masques. Ces mesures n’ont jamais été prises sur une grande échelle, car elles entrainent

une trop grande gêne pour les travailleurs.

b) PROTECTION DES TÉGUMENTS. — Les ouvriers devront avoir à leur disposition, et en toute quantité, des enduits ou des pommades diverses. Celles-ci seront appliquées avant la mise en route du travail. Eles protégeront, en couche mince, la peau du visage, du cou et des mains, du contact des poussières. Plusieurs formules ont été proposées et utilisées à cet effet : glaise pure et simple, lanoline, vaseline neutre, rendue plus adhérente par incorporation de tale, etc., mais la meilleure et la moins coûteuse est représentée

par le glycéré d'amidon. H convient d’en distribuer largement aux équipes de travail en leur donnant toutes indications pour son emploi. L'avantage du ulycérolé est de s’enlever très facilement, après Île travail, par un simple lavage. Des pommades antiactiniques ont été également utilisées, elles sont excellentes mais d’un prix de revient plus élevé. Elles peuvent être réservées pour certains jours où un travail au brai et à l’air libre se trouve coïncider avec

une forte luminosité atmosphérique.

c) VÊTEMENTS SPÉCIAUX. — Les ouvriers utiliseront obligatoirement des vêtements de travail, de üssu résistant. La direction des entreprises pourra doter gratuitement son personnel de cet équipement. H nous paraît préférable d'adopter le système de la vente à l’ouvrier, à un très bas prix, de ses vêtements de travail. Cette faible dépense ne sera pas une charge et comportera l'avantage d’intéresser le porteur au bon entretien de ceux-ci. Ils seront étanches, serrés si possible au cou, aux poignets et aux chevilles, et ne devront, sous aucun prétexte, être portés en dehors

des limites de lusine.

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