STATISTIQUES
Nous avons cherché, pour donner une simple idée de la fréquence de la maladie du brai à reproduire une statistique des cas observés en France dans ces dernières années, nous ne Favons pas trouvée... notre enquête personnelle, malheureusement fort restreinte, ne nous a pas permis de constater de-ci de-là que quelques cas isolés sans grande signification. Il semble pourtant résulter de notre enquête que très rarement, chez nous tout au moins, les lésions atteignent le stade de dégénérescence maligne. La pigmentation est de règle chez les ouvriers du brai. l’acné fréquente, mais les autres lésions sont presque inexistantes.
Au cours de l’année 1936 il n° a été déclaré, en France, que 23 cas d’affections dues aux goudronsbrais et huiles minérales.
Il n’en va pas de même dans les autres pays.
Il a été déclaré en Angleterre au cours des annees : 1920 : 32 tumeurs dues au brai de houille 1930 : 44 — — \ 1935 : 56 — — —
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CP
En Allemagne les statistiques ne font pas le départ entre les lésions dues au braïi, au goudron et à l’anthracène, au total il a été déclaré en :
1926 : 34 tumeurs épithéliales 1927 :: : 42: — 2?
1929 : 202 — — CÉTROPETRRES DE 1933 : 182 — — 1935 : 263 — — 1936 : 413 — —
Sur ces chiffres on peut admettre que le tiers environ sont dues au brai de houille.
A quoi attribuer une telle différence dans la fréquence de ces affections en France et en ces «ieux pays ? Evidemment ceux-ci emploient peut-être un plus grand nombre d'ouvriers, les matières premieres sont peut-être plus dangereuses (charbons plus gras ?). Peut-être plus simplement cela provient-il du fait que jusqu’en 1938 les dermatites du brai n'étaient pas indemnisables en France. c’est ce que nous ver-
rons au cours des années qui vont venir.