‹ La Maladie HemolytiqueChapitre 28 sur 63 · RAD · texte numérisé non relu

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serait susceptible d'éclairer les problèmes de l’origine et de la destinée de la bile, la valeur des fonctions spléniques ei hépatiques. Par ailleurs certains troubles du métabolisme ouvrent à ce sujet des horizons nouveaux.

BILIRUBINÉMIE

Une bilirubinémie supérieure à la normale se retrouve d'une manière constante.

La destruction globulaire qui caractérise la maladie hémolytique aboutit en effet à la libération à partir de l’hémoglobine : de ja bilirubine d’une part, dont une partie passe dans la circulation sanguine; de pigments ferriques, d'autre part, sous forme d’hémosidérine déposée dans les cellules endothéliales de tous Les organes.

Les premiers, Gilbert et Hirscher, avaient montré qu’il existait une cholémie physiologique. En effet, Panneau bleu signalé par Hayem à la limite du coagulum albumineux lorsqu'on traite le sérum par l’acide nitrique nitreux est caractéristique de la présence de la bilirubine.

Cet anneau bleu apparaît lorsque la bilirubine est dans le sérum au taux de 25 mmgr. par litre, soit au 40.000‘ partir de quelle dilution la réaction se produit pour

Il suffit ainsi de diluer le sérum et de noter à

estimer la teneur du sang en bilirubine. Cette méthode ne permet pas de déceler les cholémies au-dessous de 5 mmgr. par litre. La cholémie physiologique est de

26.000 est le type des réactions oxydantes. Elles offrent toutes

. Cette méthode comme aussi celle de Fouchet

un défaut commun : leur médiocre sensibilité.

La colorimétrie, autre méthode, nécessite l'emploi d’étalons jaune d’or ou jaune citron. C’est la méthode employée par Meulengracht qui trouve dans les ictères hémolytiques des index gradués jusqu’à 30, alors que la normale est de 3 ou 5.

Hymans Van den Bergh utilise pour le dosage de la bilirubine la réaction diazoïque décrite par Ehrlich. La sensibilité de cette diazoréaction est extrême, puisqu’elle permet de déceler en solution aqueuse 1 mmgr. de bilirubine par litre. Elle doit être faite extemporanément.

C’est la méthode la plus généralement employée actuellement. C’est celle que mentionnent toujours les observations que nous avons recueillies dans la littérature. Sa technique repose sur un double principe : dans un premier temps extraction de la bilirubine par l'alcool, dans un deuxième temps emploi d’un étalon colorimétrique qui est le sulfate de cobalt. L'unité Van den Bergh correspond à une bilirubinémie de

1 | _____ ,cest-à-dire de 5 mmgr. par litre. Comme va- 200.000

leur normale, Hymans Van den Bergh trouve 0,2 à 0,6 unités, c’est-à-dire qu’il estime la cholémie physio- 1 1

logique entre rer 1.000.090 400.000

, Ou encore à 1 et

2 mmgr. 5 par litre. Comme le fait remarquer Hymans Van den Bergh lui-même et tous ceux qui, après lui, ont appliqué sa méthode, on trouve par ce procédé des valeurs 20 fois plus petites que celies données par Gilbert. Aussi les comparaisons qu’une étude générale est amenée à faire sont-elles rendues très difficiles. L'intérêt de la méthode d’Hymans Van den Bergh tient par ailleurs à des problèmes très généraux sur l’origine de la bilirubine sanguine. En effet, la réaction (coloration rouge) ne se produit pas toujours de la même façon. Suivant les cas, elle s’obtient soit sans addition d’alcool ou de sérum, c’est la réaction dite directe ; soit seulement après addition d’alcool, réaction indirecte. De plus elle peut se produire de façon immédiate ou de façon retardée. Hymans Van den Bergh estime que d’après la modalité de la réaction on peut préjuger de la nature de l’ictère en cause. La réaction est directe et prompte dans les ictères mécaniques par obstruction de voies biliaires principales: la réaction est indirecte et retardée pour les ictères par hémolyse et quand il s’agit d'évaluer la bilirubinémie physiologique, ces taux étant eux-mêmes fonction d’un bon émonctoire hépatique. Le foie a un seuil d’excrétion parfois élevé pour une hyperbilirubinémie marquée qui, en conséquence, peut paraitre subnormale ‘ou, au contraire, abaïssé pour une bilirubinémie qui, physiologiquement, serait normale. La bilirubine ne pouvant passer par le foie reste fixée au plasma. En précipitant les substances albuminoïdes du sang, l'alcool aurait pour effet de libérer ce que

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