‹ La Maladie HemolytiqueChapitre 32 sur 63 · RE · texte numérisé non relu

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zone de téguments lisses pigmentés qui n’est que la trace d’un ulcère antérieurement plus étendu. Les bords mêmes de l’ulcération sont douloureux à la pression, mais surtout l’ulcère est douloureux spontanément et l'intensité de ses douleurs qui s’exacerbent la nuit, et chez la femme au moment des règles arrive à constituer une véritable infirmité. L’ulcère, en effet, est extrêmement rebelle et résiste à toute thérapeutique. Une cicatrisation partielle a pu en faire espérer la guérison, mais il ne tarde pas à s’aggrandir de nouveau par véritables poussées. Si exceptionnellement le repos arrive à le guérir, il ne tarde pas à se rouvrir à la suite de fatigue ou à l’occasion d’un traumatisme minime.

On voit que cette description ne comporte aucun point clinique qui lui soit particulier. L’ulcère de la maladie hémolytique rappelle en tous points l’ulcère assez mystérieux de l’homme jeune non porteur de varices et pour lequel les étiologies et les thérapeutiques les plus diverses ont été proposées.

Un examen clinique complet d’une ulcération de ce genre devrait donc comporter un interrogatoire et une enquête familiale. Ceux-ci peuvent faire découvrir des parents et collatéraux atteints de maladie hémolytique plus ou moins nette. Eppinger rapporte l’histoire d’une famille où, sur trois générations, maladie hémolytique et ulcère frappaient lourdement tous les membres ; il pratiqua dans un des eas une splénectomie qui aboutit après l’échec de toutes les thérapeutiques antérieures à un résultat véritablement miraculeux puisque la guérison survient en moins d’une huitaine de

jours et persista depuis.

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