L'anémie
L’anémie constitue le deuxième signe majeur, quoique également inconstant, de la maladie hémolytique. Elle est en général assez légère et son association à l’ictère pourrait la faire aisément méconnaître. Elle lui donne cependant un caractère « d’ictère pâle » qui est assez frappant pour attirer l’attention, faire examiner attentivement les muqueuses et surtout corapléter l’examen clinique par une numération globulaire. Parfois, au contraire, l’anémie est très marquée, - faisant passer l’ictère au second plan. Quoi qu’il en soit, l’association de lictère et de l’anémie donne une impression assez particulière que l’on retrouve d’un malade à l’autre.
Ce que nous avons dit des fluctuations du degré de l’ictère chez un même malade ne peut qu'être répété au sujet de l’anémie. Ses oscillations commandent Paspect évolutif de l’affection. Quand l’anémie est légère, elle ne gêne en rien l’existence des malades, A un degré de plus, et bien souvent par périodes, elle se manifeste par une fatigue générale, des palpitations,
CT ee
de la dyspnée au moindre effort. Enfin, sous l’influence de causes parfois minimes ou même sans cause apparente, elle atteint d’une manière foudroyante la plus haute gravité dans ces crises aiguës de déglobulisation qui grèvent à elles seules le pronostic de la maladie. (Obs. VI, VIT).
Lorsqu'il ne s’agit plus de crise aiguë, mais d’une destruction globulaire agissant de manière chronique et persistante, l’état du malade à pu simuler celui d’une anémie pernicieuse. (Obs. 1).
L'on ne saurait trop insister sur ce que l’anémie et lPictère ne présentent aucun parallélisme au cours de l’évolution de la maladie. Il semble en effet que si tous deux ressortissent bien à la même cause, l’hémolvse, Hs dépendent quant au degré de leur manifestation du bon fonctionnement du foie, de la moelle osseuse et du rein.
III, — Les troubles cardiaques
Ils font partie d’une manière presque constante du tableau clinique, quand celui-ci comporte de l’anémie.
Les malades se plaignent de dyspnée, d'effort, de palpitations, de tachycardie qui les gênent au moment des poussées ou même au moment des bonnes périodes.
Un souffle cardiaque est de constatation banale en dehors même des formes avec anémie marquée. On l'entend à la pointe, parfois il est mieux perçu à la base. Il a tous les caractères d’un souffle anor-