‹ La Maladie Hemolytique Travail Du Service Du Professeur Robert DebreChapitre 15 sur 62 · EME RE · texte numérisé non relu

EME RE

ganique, superficiel, doux, sans propagation, et variant avec les positions du malade.

Ces caractères peuvent ne pas être aussi nets et nous verrons que les diagnostics erronés d’insuffisance mitrale rhumatismale et d’endocardite maligne sont fréquemment posés.

On sait les discussions qu’a soulevé l'interprétation des souffles anémiques.

Pour Potain et les classiques, il y aurait chez les anémiques un va et vient des bords pulmonaires rythmé par un cœur petit et expansif. C’est là une explication bien peu satisfaisante.

Actuellement on croît plutôt à des modifications de l’écoulement sanguin faisant vibrer les parois du muscle cardiaque. Il s'agirait donc de modifications purement liquidiennes, en rapport avec la déglobulisation et la diminution de la viscosité sanguine qui: en résulte.

En effet, ces troubles s’atténuent à mesure que l’anémie s’améliore et que le taux de la déglobulisation s’abaisse.

Par ailleurs, à un degré de plus, peuvent s’observer un assourdissement des bruits ; une hypotension de la minima ; une augmentation du volume du cœur correspondant à des modifications du tonus et à une insuffisance du muscle cardiaque (Obs. Il) qui est attribuée par M. Laubry à un défaut de nutrition qualitative du cœur.

Les tonicardiaques semblent avoir dans ces cas une influence plus heureuse que les reglobulisants,

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Quel que soit leur degré, ious ces signes cardiaques disparaissent quand l’état du malade s'améliore ; c'est là leur caractère fondamental. Cependant, les autopsies pratiquées à la suite de crises d’anémie aiguë suivies d’une issue fatale ont montré une dégénérescence graisseuse du cœur avec dilatation du ventricule gauche.

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