‹ La Maladie Hemolytique Travail Du Service Du Professeur Robert DebreChapitre 24 sur 62 · GROUPE SANGUIN · texte numérisé non relu

GROUPE SANGUIN

Les caractères hématologiques de la maladie hémolytique ne se rattachent pas à un groupe sanguin particulier. Contrairement aux constatations de Naegeli qui a cru voir la transmission de la tare suivre | celle d’un agglutinogène déterminé et qui en a déduit qu'un sujet était sain, si son groupe sanguin était différent de celui de son ascendant malade, nous avons observé des membres atteints au sein d’une même famille et appartenant à des groupes différents (obs. IV-IX). D’une manière plus générale, l’héritage de la tare sanguine n’est pas lié à celui d’un agglu‘inogène déterminé.

Nos malades appartenaient aux groupes O (IV) et À (I), c’est-à-dire aux deux groupes les plus répandus.

HÉMOLYSINES

Les hémolysines se rattachant aux ictères hémolytiques ont été très étudiées il y a quelques années. On sait qu’elles se divisent en isolysines décelées par le contact de globules normaux avec le sérum dont on recherche les propriétés lytiques et en autolysines les globules et le sérum appartenant au même malade.

La technique à employer pour leur recherche est celle indiquée par MM. Troisier et Huber dans leur thèse. |

Mile Baudry, qui a également étudié cette question conclut : qu’il existe des isolysines physiologiques et

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que, comme l’a indiqué Hesser, l’isohémolyse apparait comme un phénomène normal, parallèle à l’isoagglutination et obéissant comme lui à la règle des groupes. |

Chauffard et Troisier ont écrit récemment à ce propos : « la recherche des hémolysines doit maintenant tenir compte du groupe sanguin du malade. On ne peut considérer comme pathologique que le sérum qui hémolyse les hématies normalement non agglutinées par eux ou les hématies du groupe IV ou groupe 0, lesquelles ne sont agglutinées ni hémolysées par au- cun sérum normal ».

La méthode de Kolmer modifiée par Hesser tient compte de ces restrictions et ne retient que les hémolysines réellement pathologiques. Elles sont de constatation rare au cours des ictères hémolytiques et nesauraient servir de base à aucune considération nosologique en ce qui concerne les aspects cliniques de la maladie. J. Troisier estime lui-même d’ailleurs que les ictères hémolysiniques et les ictères par fragilité globulaire représentent deux aspects d’un même syndrome, soit que l’hémolysine se présente libre, soit qu’elle se fixe sur les hématies qui sont fragilisées.

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