‹ La Maladie Hemolytique Travail Du Service Du Professeur Robert DebreChapitre 26 sur 62 · TAUX ET FORMULES LEUCOCYTAIRES · texte numérisé non relu

TAUX ET FORMULES LEUCOCYTAIRES

En ce qui concerne la série blanche, le taux des leucocytes est normal en dehors des périodes de crise où il peut monter à 20 et 30.000. Dans les périodes de calme les myélocytes ne sont pas rares. Ils traduisent, eux aussi, par leur présence la lutte continue de l’organisme contre la déglobulisation.

PONCTION STERNALE

Au total, l’anémie de la maladie hémolytique a un aspect bien particulier : le sang des malades est dans un perpétuel état d’instabilité, que ia moelle osseuse cherche à compenser. Dans les bonnes périodes cette rénovation médullaire est assez intense pour compenser exactement le processus de destruction. Ainsi à côté de l’ictère signe de déglobulisation voisinent les signes de la réaction médullaire qui répare constamment les pertes globulaires anormales et chroniques.

Nulle part cette lutte continuelle de l’organisme ne se voit mieux qu'en étudiant la moelle osseuse. On la constate non seulement dans les coupes histologiques

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faites après autopsie, mais mieux nar la ponction sternale, d’étude récente et de technique facile qui permet chez l’adulte comme chez l’enfant l’étude d’une petite quantité de tissu médullaire étalé sur lame fixée et colorée, comme l’ont montré MM. Debré et Lamy et G. Sée.

Alors que chez l'adulte sain, les frottis donnent tous les signes d’une édification sanguine modérée : myélocytes, myéloblastes et promyélocytes pour la série blanche, érythroblastes pour la série rougè, dans une proportion aisément comparable sur les myélogrammes et toujours sensiblement la même; en cas d’ictère hémolytique cette proportion est beaucoup plus marquée en ce qui concerne les érythroblastes (35 % au lieu de 15 %).

Nous terminerons cette étude hématologique en soulignant que les différents stigmates sanguins sont loin d’être concomitants dans leur intensité ; que le taux de l’anémie ne permet en aucune manière de poser un pronostic immédiat. Celle-ci subit en effet des améliorations remarquables et des aggravations inquiétantes que l’on peut suivre mais non prévoir par la numération globulaire. Quant à la fragilité globulaire, si elle est bien le témoin d’un processus hémolytique, elle ne peut permettre d'en évaluer l’importance ou d’en prévoir l’évolution.

- Il. — Dosages biologiques L'interprétation du syndrome biologique de la maladie hémolytique présente un grand intérêt, Elle

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serait susceptible d'éclairer les problèmes de l’origine et de la destinée de la bile, la valeur des fonctions spléniques ei hépatiques. Par ailleurs certains troubles du métabolisme ouvrent à ce sujet des horizons nouveaux.

BILIRUBINÉMIE

Une bilirubinémie supérieure à la normale se retrouve d’une manière constante.

La destruction globulaire qui caractérise la maladie hémolytique aboutit en effet à la libération à partir de l’hémoglobine : de la bilirubine d’une part, dont une partie passe dans la circulation sanguine; de pigments ferriques, d’autre part, sous forme d’hémosidérine déposée dans les cellules endothéliales de tous les organes.

Les premiers, Gilbert et Hirscher, avaient montré qu’il existait une cholémie physiologique. En effet, Panneau bleu signalé par Hayem à la limite du coagulum albumineux lorsqu'on traite le sérum par l'acide nitrique nitreux est caractéristique de la présence de la bilirubine.

Cet anneau bleu apparaît lorsque la bilirubine est dans le sérum au taux de 25 mmgr. par litre, soit au 40.000 partir de quelle dilution la réaction se produit pour

Il suffit ainsi de diluer le sérum et de noter à

estimer la teneur du sang en bilirubine. Cette méthode ne permet pas de déceler les cholémies au-dessous de 5 mmgr. par litre. La cholémie physiologique est de

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