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C. Lacazei sont ovalaires

Ils ont de 5o à 60 ft, c'està-dire qu'ils sont près de deux fois plus gros que les microgamétocytes de la C. Schubergi.

Fig. i5

Mérozoïtes femelles Mérozoïtes mâles nés par schizogonie nés par schizogonie Dimorphisme schizogomique de l'Adelea ovata d'après Siedlecki

Les microgamètes de C. Lacazei ont 3 ou 4 et montrent des mouvements excessivement vifs (inflexions, ondulations, enroulements), alors que les inflexions chez les microgamètes delà C. Schubergi sont rarement très fortes. En plus, ceux-ci sont deux fois plus grands (6 à 7 /i) que ceux de Lacazei. Dans le noyau du microgamète de C. Schubergi, on ne trouve pas de karyosome comme dans celui de C. Lacazei. Les vifs mouvements dont sont animés les microgamètes de C. Lacazei les rendent moins facilement observables que les microgamètes de la C. Schubergi. Chez Adelea ovata, les cils manquent complètement au microgamète.

Lors de la maturation de la macrogamète, il n'y a pas expulsion du karyosome chez C. Lacazei. Aussi, l'attraction des microgamètes ne peut-elle s'expliquer facilement chez ce parasite.

Chez C. Schubergi et chez C. Lacazei, la macrogamète est fécondée par la pénétration d'un microgamète. Chez Adelea ovata au contraire, le microgamétocyte se dépose à la surface de la macrogamète et y adhère ; c'est à ce moment seulement, qu'elle forme quatre microgamètes dont un pénètre la macrogamète.

La coptila de la C. Schubergi est sphérique, tandis que celle de C. Lacazei est toujours elliptique.

L'ookyste contient un grand nombre de sporocystes chez Adelea ovata ; trois sporocystes chez C. Lacazei et quatre sporocystes chez C. Schubergi.

Les sporocystes, chez C. Lacazei sont ovalaires, arqués et présentent deux tubercules terminaux ; leurs parois latérales sont très épaisses. Ils sont dizoïques. Chez C. Schubergi, le sporocyste est ovalaire et dizoïque. Enfin, chez Adelea ovata, il est sphérique et dizoïque.

§. 2. LA COCCIDIE DU LAPIN (i)

Coccidium cuniculi Rivolta 1878 Synonymies : Coccidium oviforme Leuckart 187g

Psorospermium cuniculi Rivolta 1878

(i) Pfeiffer L. Die Protozoen als Krankheitserreger. 2 Aufl. S°, p. 44-80. Jena 1891. (voir p. 32)

Elle engendre chez le lapin une maladie très commune, qui produit parfois des épidémies très meurtrières. Cette maladie appelée Psorospermie hépatique du lapin, est connue des éleveurs sous le nom de « gros ventre » ou h waterbuik ». Elle fut observée pour la première fois en iSig par Hake qui l'avait rapportée au carcinome, et qui décrivait cette coccidie comme un nucléole du pus faisant partie constituante du cancer. C'est Leuckart qui créa plus tard le nom de coccidium. On discuta énormément sur la nature de ces corpuscules ; les opinions les plus diverses furent émises. On les considéra notamment comme des ovules d'helminthes (Brown Séquard, Royer, Dujardin) ; comme des œufs de toenia (Vogel) ; voire de botriocéphale (KoUiker) ; comme des produits de la transformation cellulaire du foie (Handfield Jone) etc, etc.

L'affection est très commune chez les lapins élevés dans des étables humides, étroites, obscures. Les éleveurs l'attribuent unanimement aux aliments humides. Elle est surtout fréquente en automne et au commencement de l'hiver, et particulièrement pendant les années pluvieuses. Les lapins jeunes sont les plus rapidement et les plus profondément frappés.

Symptômes.

Le premier symptôme qui frappe l'attention est un développement anormal du ventre. Le ventre grossit au point d'amincir considérablement les parois abdominales. Pendant ce temps, le péritoine s'est rempU d'une sérosité claire, inodore ; l'animal maigrit de plus en plus.

Les matières excrémentitielles sont molles et recouvertes de mucus ; plus tard, survient une diarrhée fétide. Le poil perd de son luisant et de son éclat. Finalement, survient un abattement général. L'animal s'isole, ne fait plus sa toilette, et ne mange plus que peu ou pas du tout.

Sur le ventre, apparaissent des tâches noires qui deviennent rapidement confluentes et ne tardent pas à envahir dans sa totalité la surface abdominale. La mort alors, devient imminente.

Pfeiffer R. R., Beitrage zùr Protozoenforscliung. I. Die Coccidienkrankheit der kaninchen. Berlin 1892.

SiMOND P. L. Annales de l'Institut Pasteur. T. XL 1S97.

Lésions. . ^ . ,

Le foie d'un lapin mort de coccidiose, est couvert et

rempli de nodules blanchâtres pouvant atteindre la grosseur d'une noix Si on sectionne ces nodules, il en sort une matière caséeuse, blanchâtre, purulente, contenant une grande quantité d'ookystes et de

détritus épithéliaux.

Ces ookystes se trouvent à l'intérieur des canaux bihaires hypertrophiés et dilatés.

Si, pendant la vie, ils parviennent à s'éliminer avec la bile de l'intestin et à être évacués avec les déjections, le foie peut guérir de ses lésions.

A l'autopsie des animaux guéris de ces lésions on ne trouve plus alors que des cicatrices plus ou moins apparentes, et éparses dans le domaine hépatique.

Ces ookystes sont ovalaires, mesurent 36 [x sur i8 /a, et peuvent même atteindre de 40 à 49 yu. sur 22 à 28 yu.. La membrane kystique est assez épaisse, et légèrement amincie à un de ses pôles. Là existe un grand micropyle. C'est cette disposition qui a fait croire aux premiers observateurs qui ont écrit sur ce sujet, que ces corps ovalaires étaient des œufs de nématodes dont ils croyaient distinguer le couvercle.

Fig. i5^*=

Évolution extra-cellulaire des ookystes du Coccidium cuniculi (état frais). — A, Coccidie qui vient de quitter la cellule épithéliale ; B, première contraction du protoplasma ; seconde contraction à\i protoplasma : le noyau est visible ; D, stade avec quatre sporoblastes sphériques ; E, transformation des sporoblastes en sporocystes ; F, kyste avec sporocystes mûrs ; m, micropyle ; spb, sporoblaste ; spc, sporocyste. (D'après Blanchard)

La formation des spores se fait en dehors du corps du lapin : c'est-à-dire que dans les excréments frais, on ne trouvera que des sporontes non divisées, remplissant entièrement l'ookyste. Le contenu protoplasmique se contracte petit à petit aux deux pôles, et forme une sphère centrale. Cette sphère se divise bientôt en quatre sporoblastes qui s'entourent d'une membrane pour devenir quatre sporocystes. Finalement, ceux-ci s'allongent, donnant naissance à leur intérieur à deux sporozoïtes.

Cette transformation de la sporonte en sporocystes et sporozoïtes peut durer plus ou moins longtemps : quatre à cinq jours si on place les ookystes dans une chambre humide à la température ordinaire de l'été ; plus longtemps, si on empêche l'accès de l'oxygène de l'air, ce qui arrive, par exemple, quand on a luté la préparation avec de la paraffine.

Ces kystes sont très résistants. Ils peuvent subir, pendant de longues semaines, la dessication à la température ordinaire. S'ils sont ingérés avec les aliments par un lapin, le suc du tube digestif dissout les membranes kystiques ; les sporozoïtes deviennent libres, et grâce à leurs mouvements, gagnent les conduits biliaires. Arrivés là, ils pénètrent dans une cellule épithéliale, se transforment en schizontes, et donnent naissance à des générations successives de mérozoïtes.

La schizonte est ovalaire. Elle mesure de 20 à 5o de longueur sur 20 à 39 /u. de largeur ; elle se divise en 3o à 200 mérozoïtes.

Les micro et les macrogamètes ont également été observés. De la fécondation de celles-ci par ceux là, résulte l'ookyste qui est le terme ultime de développement du parasite dans le corps du lapin.

Ce sont les différentes générations successives de mérozoïtes qui déterminent les infections aiguës, et la mort de l'animal au bout de huit à quinze jours.

Les différents stades de l'évolution de cette coccidie n'ont pas été observés directement, notamment la fécondation. On en comprendra la raison. C'est par comparaison avec d'autres coccidies, que le cycle a été constitué.

Pathologie.

Plusieurs cas d'infection par cette coccidie ont été signalés chez l'homme. Quelques uns se rapportent à une infection

du foie; d'autres avaient pour siège principal de l'évolution, les villosités intestinales. La plupart des victimes étaient des éleveurs de lapins. La première observation est dûe à Gubler (i) qui trouva dans le foie d'un homme atteint de cette coccidiose, une vingtaine de kystes purulents dont le volume variait de la grosseur d'une noix à la grosseur d'un œuf.

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