RASE LT
Ets
age était accompli. Elle se sentit plus forte, plus vaillante. elle éprouvait
Son pieux pelerit Elle n'était pas consolée ; mais la prière avait fortifié sor. âm: : un calme relatif, du soulagement.
Elle passa son bras sous celui de sa marraine et ell
— J'ai encore quelque chose à vous demander, fit Blanche.
es sortirent du cimetière
— Dites, ma mignonne, dites.
Je voudrais voir la maison où je suis née, où ma pauvre mére
La vieille femme secoua la tête.
— Elle n'existe plus, dit-elle ; en là abandonnée, les murs se sont dégradés, et, comme on ne jugea pas à propos de lui faire des réparations, un jour le toit s'est effondré, puis, quelque tenips après, les murs sont tombés d'eux-mêmes, La maison où vous êtes née, où Geneviève est morte, n'est plus qu'un Monceau
est morte,
«le pierres entassées. une ruine.
Blanche poussa un soupir.
— Je verrai la ruine, dit-elle.
Elle prirent un sentier entre deux haies, qui tourne autour du village en suivant les jardins, et se trouvèrent au bout dun quart d'heure devant la ma sure.
Blanche en fit le tour et regarda tristement ce qui restait des murs et des Mais cette ruine était pleine de souvenirs chers à son cœur. C’est la
fenêtres, c'est là qu'elle était venue au monde.
que sa mère et son père avaient vécu,
Pour un instant, oubliant la réalité, elle s’imagina voir la maisonnette telle qu'elle était autrefois, avec ses murs blanchis à la chaux, ses persiennes vertes, le soleil y entrant gaeiment par sa porte et ses fenêtres ouvertes. Il lui sembla aussi qu'elle entendait des voix à l'intérieur et qu’elle voyait Geneviève se livrer heureuse et active à ses occupations de ménagère,
Puis lu vision s'effaçca et elle ne vit plus que les décombres amoncelés, la pierre du cimetière sous laquelle reposait sa mère, et Cayenne,la colonie jénitentinire où Jean Renaud, son père, subissait le châtiment de son crime,
Elle eut un sourd gémissement et sa tête tomba sur son sein,
— Voilà le passé, murmura-t-elle, où est l'avenir!
Une voix lui répondit:
—— Espore !
Elle tressaillit et vegarda autour d'elle avec effroi, comme si un fanton allait se dresser au milieu de décombres. Elle ne vit rien que les pierres non cies par la pluie, et la masure désolée,
” avait été prononcé, Mius ce pouvait être un Elle le erut, N'importe, le mot venait de jailln tout bas elle répondit
Cependant le mot ‘ espère nouvel effet d'hallucination.
comme une clarté soudaine :
le) spere.
Elle jeta un dernier regard sur la ruine et S'empressa de rejoindre sa mar raine, qui l'attendait à queique distance.
UC demanderai à mon parrain de faire rebâtir
dit elle.
la maison de ma mére, lui
Un sourire s'épanouissaït eur ses lèvres. Il mit ses doigts la tôt:
à travers les branches,
— da sam —N bonne 1 sans rie — Je gner un En vu et elles :
h Grâce grâce à ] de Civry : Après plus gén casion, ( donné, La jeu son voya Après Blanche, — Lor:
venu et j Elle se — Allo ét moi, nc rons oubli:
— Vou:
ublier, — Si, a Elle hoc — Tu e — Je si où j'ai prie tenant mo on renou ve autre main ce pas, qui Rou ven:
— Non, mas Genex unes se sou — Savoi lle, j'ai v
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— Blanche, voulez-vous da sa-marraine,
venir vous reposer un instant chez m
O1 ? lui deman- — Non, merci, répondit-elle ; bonne heure au Seuillon où, sans rien dire à personne.
— Je ne veux Pas vous contrarier gner un bout de chemin.
En vue du Seuillon, la vi et elles se séparèrent, hp Grâce à Rouvenat, la marr:
grâce à lui encore,
voyez, le soleil descend, et je veux rentrer de peut-être, on est déjà inquiet, car je suis partie
, Ma chérie ; mais je vais vous aCCOMPA«
eille paysanne embrassa la jeune fille avec effusion ine de Blanche jouissait d'un certaine son fils aîné, simple domestique dans la meilleure de Civry, en était devenu le Propriétaire, - Après avoir touché une première fois à son é plus gêné pour y faire des emprunts chaque fois casion, Ce qu'il faisait, c'était pour Blanche, P. donné,
La jeune fille était r son voyage.
Après av Blanche,
— Lorsque je suis parti ce matin, venu et je viens t’embrasser.
Elle se je’: à son cou.
— Allons, reprit-il, je et moi, nous te rendrons rons oublier.
— Vous ublier,
aisance ; auberge
pargne, Rouvenat ne s'était qu'il en avait trouvé l'ocur Blanche, il aurait tout
entrée depuis une heure, lorsque Rouvenat revint de
oir causé un instant avec son maître il entra dans la chambre de
tu dormais encore, lui dit-il, me voilà re.
vois avec bonheur «
jue tu es moins désolée ; Mellier ta gaieté ; 5 )
notre affection te consolera et nous te feme consolerez peut-être, répondit-elle, mais vous ne me ferez pas
— Si, avec le temps, et en te donnant le
Elle hocha tristement la tête.
— Tu es sortie aujourd’d’hui ? l’interrogea-t-il,
— Je suis allée à Civry ; ma marraine m'a menée sur la tombe de ma mère, où j'ai prié pour elle et pour lui... Cela m'a fait du bien, je me trouve main. tenant moins malheureuse, Parrain, la tombe de ma mère est jonchée de fleurs; °n renouvelle souvent les bouquets et les couronnes, un Soin pieux confié à une autre main que la mienne, mais que je me réserve maintenant ; c'est toi, n’est- ‘e pas, qui as chargé quelqu'un de porter des fleurs à ma mère ?
Rouvenat rougit,
— Non, répondit-il, et si c’est un oubli de ma part ne me le reproche point : mais Geneviève avait des amies à Civry,et il n’est Pas surprenant que quelquesunes se souviennent et lui portent des fleurs.
— Savoir cela est une joie pour moi, dit la jeune fille, } telle, j'ai voula voir la maison de Jean Renaud,
— Ta marraine t'a dit?.….
— Ma marraine à bien voulu me j u 2 où ma mère est morte. Parrain , j'ai une prière à t’ — Dis un ordre à ine donner, Elle S'appuya sur son épaule, — Je voudrais que la maison fut reconstruite. — Dans huit jours J'y mettrai les maçons,
bonheur qui t’appartient,
nsuite, continua-
conduire, et j'ai vu ce
ce qui reste de la maiadresser,
— 1] faut que rien n’y soit changé, je veux la revoir telle qu’elle était autri — fois. Me — Tu seras satisfaite. à S'ét.
— Comme tu es bon ! maison
— Maintenant, permets-moi de L'interroger. Cette contidence, que tu devrai, Rouve: nous faire hier, est-ce pour ce soir ? et le cc Blanche devint très-pâle. 2,
— Non, répondit-elle, je n'ai pius rien à vous dire. dorest — J'ai peut être découvert ton secret. 2281 — Je ne le crois pas. tant de — Voyons, ne s'agirait-il point de ce jeune homme que tu as rencontré : | \. Gray ? — Pc Elle le regarda avec surprise. : AI — Blanche, est-ce que tu l’aimerais ? veprit-il d'une voix troublée, à Tr — Parrain, si j'étais Blanche Mellier, je te ilirais, peut-être, oui; Blanche Led Renaud te répond : Je ne dois pas l’aimer. roruu M Rouv Rouvenat ne sentit peut-être pas ce qu'il ÿ avait de douloureux dans cs À 11e tro paroles. Les P — C'est bien, mignonne, &itl, c’est bien ; oui, tu ne dois pas l'aimer, tu l'as runpant compris : le voyage que j'ai fait aujourd'hui, c’est pour toi ; je suis allé à Ve louve
soul voir les hommes de loi; ce n’est pas la première fois, mais je trouve qu'ik
é ) £ ; =) : tondait tr ne font pas ascez vite, qu’ils ne font pas tout ce qui est utile... Enfin, ils vont
que noct
se remuer, ils vont agir, ils vont chercher en France,en Europe, partout. I] ; Ps a des journaux, ils s’en serviront... Tu ne comprends pas ce que je veux dire qu'il ne s n'importe. Vois-tu, c'est ton mari que nous cherchons... Oh! nous le trouve d'autres
rons, j'en suis sûr, nous le trouverons ! constanin
En effet, Blanche ne pouvait pas comprendre.
— Je ne me marierai jamais ! s’écria-t-elle,
— Veux-tu bien ne pas dire cela, répliqua-t-il ; si, tu te marieras parce qui à une belle jeune fille comme toi il faut un mari. Va, Pierre Rouvenat veut que tu sois heureuse, et il espère vivre assez longtemps pour te donner le bonheur.
La jeune fille baissa la tête et poussa un long svnir en pensant à Edmont qu'elle ne devait plus revoir.
Jours quel la maison tomberea:
vir pour |, sera une | Il s’assi vait sou ve quand la j a ME mouvemen XXVIII—LE purrs kl de la fenêt M Cesoir-l
A neuf heures, deux hommes se glissaient comme deux ombres, avec précau- ta : onne rneui
tion, sans bruit, le long des bâtiments de la ferme. Le soin qu'ils mettaient à D profiter des accidents de terrain et à se dissimuler dans les endroits couverts . v19 révélait assez leurs mauvaises intentions. 4 U, Su I Les deux Parisel avaient associé leur haine, et après avoir longuement mt. àS à fois dité leur vengeance. en caleulant froidement ce qui pouvait assurer leur impu: = UT nité, ils guettaient leur proie, attendant le moment de se jeter sur elle, 2
L'occasion aljait-elle se présenter ? =
Rouvenat, nous le savons, se couchait toujours le dernier, et jamais sans avoir fait le tour des écuries,
\près avoir assisté au pansage des chevaux et vu fermer toutes les portes, | sortit en même temps que les domestiques.
A-t-on donné ce qu'il faut pour la nuit aux bêtes de la maison du berger!
lemanda-t
out 9 à»