LANCHE
ls.
Une pâleur livide couvrit son visage, ses traits se contractèrent affreusement, il poussa un cri rauque, horrible et s’affaissa lourdement commé une masse,
Greluche se précipita à son Secours, l’enleva dans ses bras et le coucha dans un fauteuil,
Il n'avait pas perdu connaissance, mais son regard sans mouvement avait une fixité effrayante, 11 semblait que son Sang s'était subitement arrêté dans ses veines, que la vie allait le quitt:r.
Au bout d'un instant, il éclata en sanglots,
Greluche, à genoux près de lui, vain de le consoler,
Le malheureux faisait entendre des gémissements à fendre l'âme, et se tordait convulsivement en roulant sa tête dans ses mains,
Greluche ramassa la lettre : au premier coup d'œil il comprit. Un frisson passa dans tous ses membres. I] était atterré,
— Blanche, Blanche ! s’écria le malheureux jeune homme en proie au plus affreux désespoir, Blanche, la fille de Jean Renaud !... Sa fille... sa fille... elle!... Oh! oh! oh!.., La fille de Jean Renaud, Jean Renaud, l'assassin de mon père !... Malheur! fatalité ! Perdue, perdue pour moi !...
Tout à coup il bondit sur ses jambes comme s’il eût été poussé par un ressort,
Ses yeux avaient pris une expression farouche.
— Qu'ai-je donc fait à la vie? s'écria-t-il en agitant fiéyreusement ses bras. Qu'ai-je donc fait au monde ? Qu'ai-je donc fait à Dieu ?... Mais je suis donc maudit? ajouta-t il avec fureur.
Et épuisé, sans force, pantelant, il se jeta dans les bras de Jérôme Greluche en pleurant à chaudes larmes.
L'homme aux marionettes, pleurant aussi, le pressa contre disant :
-—Je t'aime, moi, je te consolerai !
le caressait comme un enfant et essayait en
son cœur en