II. — Traitement de la plaie
Notre premier pansement sera laissé en place le plus longtemps possible ; tant que l’état général (appétit, température.) ne sera pas atteint et que le pansement restera sec, il ne sera pas utile d’intervenir. Néanmoins, il ne faudra pas prolonger cet état beaucoup au-delà d’une semaine.
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En cas de suppuration, il faudra lâcher quelques points de suture, déterger la plaie mécaniquement à l’aide d’une solution isotonique de chlorure de sodium, tiède et stérile. Partisan de la méthode de LEJARS, nous n’utiliserons, en fait d’antiseptique, que l’eau oxygénée, et seulement en cas de suppuration abondante. Sur cette plaie convenablement nettoyée, nous mettrons un pansement stérile, cela est parfaitement réalisable en chirurgie canine. Si toutefois, on n’a pas le matériel nécessaire pour stériliser gaze et coton, on trempera ceux-ci dans l’éther et, après évaporation, on les placera avec des pinces flambées ; les résultats sont moins bons, mais cependant encore acceptables.
Pour hâter la cicatrisation, la plaie, nettoyée, pourra être recouverte de lactosérum ou de ferments lactiques en milieu liquide (les ferments en poudre n’ayant aucune action), ou encore mieux, de sérum polyvalent de LECLAINCHE et VALLÉE.
Si toutes les précautions d’asepsie ont été prises, et que notre malade n’a pas été d’une trop grande indocilité, la plaie se cicatrisera par première intention.
Malheureusement, malgré toute la rigueur opératoire et l’attention apportée aux soins consécutifs, il faudra craindre des récidives au niveau de la cicatrice ainsi que l’apparition de néoformations dans d’autres organes, et cela, malgré l’apparence bénigne de la tumeur opérée.