I. — Pansement
Les sutures cutanées en place, un drain dans la plaie axillaire si on a été obligé d’intervenir dans cette région, il ne reste plus qu’à soustraire la plaie opératoire aux souillures extérieures.
Le pansement sera constitué d’éléments stérilisés, qu’on s’efforcera de mettre en place avant que le patient ne se soit réveillé ; on évite ainsi des mouvements de défense qui compromettent l’asepsie de l'opération.
La gaze et le coton seront maintenus en place par une toile qu’on préparera suivant le procédé habituel, mais quels que soient l’emplacement et l’étendue de la plaie, il faudra toujours intéresser les quatre membres au pansement, ce qui évite des déplacements de l’appareil protecteur.
Les plaies axillaires ne se trouvent qu’imparfaitement protégées par ce pansement. Nous remédions à cela en faisant un pansement en deux parties : une première partie protège la région supérieure du
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membre, elle est constituée d’une toile nouée postérieurement par des chefs, ‘et présentant deux lambeaux qui s’appliqueront sur l’épaule et la région de l’ars, le lambeau scapulaire sera noué par des chefs avec ceux de la deuxième partie du pansement. Cette deuxième partie sera un pansement de corps habituel, quelques points de couture rendront les deux parties plus solidaires.
Pour la protection des plaies de la région inguinale, nous utiliserons un système analogue mais en se conformant au modelé de la cuisse.
Malheureusement, une opération bien conduite, un pansement bien étanche peuvent être réduits à néant par l’indocilité de nos malades : la plaie doit être le siège d’un prurit qui pousse l’animal à déchirer son pansement et même à se mutiler. En dehors des repas une muselière sera maintenue en permanence et l’animal surveillé, mais cela est encore insuffisant. Un procédé, qui donne des résultats assez satisfaisants, consiste à mettre une sorte de « cangue » de carton fort autour du cou de l’animal.