‹ La mandragoreChapitre 26 sur 91 · Scène III · texte numérisé non relu

Scène III

MESSIRE NICIA, SRO

NICIA. — Ton patron est un fort vaillant homme.

SIRO. — Plus encore que vous ne sauriez dire.

NIcIA. — Le roi de France doit en faire grand cas.

SIRO. — Beaucoup.

NicIA. — Et pour cette raison, il doit demeurer volontiers en France.

SIRO. — Je le crois.

NiciA. — Il fait bien. En ce pays-ci, il n’y a que des constipés: on n'y apprécie aucune vertu”. S’il demeurait ici, personne ne le remarquerait. Je suis bien placer pour en parler, j'ai chié mes entrailles pour apprendre deux h*; et si j’avais à en vivre, je resterais frais ”, laisse-moi te le dire!

SIRO. — Gagnez-vous cent ducats l’an?

54. J'ai plus de confiance en vous qu’un soldat en son épée. Affaiblis par les attaques des Turcs, les Hongrois tentaient en vain d’assurer leur indépendance sous Jean Hunyadi (1387-1456), homme de guerre, et son fils Mathias Ier, roi humaniste (1458 à 1490). Ainsi, les Hongrois se fiaient en leurs épées (à la guerre) pour se libérer.

Page 1