‹ La mandragoreChapitre 42 sur 91 · Scène IV · texte numérisé non relu

Scène IV

FRÈRE TIMOTEO, LIGURIO, MESSIRE NICIA

FR. TIMOTEO. — (Ses) Les femmes sont les personnes les plus charitables qui soient — et les plus ennuyeuses. Qui les chasse évite. et les ennuis et les profits ; qui les fréquente à à la fois les profits et les ennuis. Et il est bien vrai qu’il n’y a pas de miel sans mouches. (À Ligurio et Nicia) Comment allez-vous, hommes de bien? Est-ce que je ne reconnais pas là messire Nicia ?

LiGURIO. — Parlez fort: il est devenu tellement sourd qu’il n'entend plus rien.

FR. TIMOTEO. — Vous êtes le bienvenu, messire! LiGURIO. — Plus fort!

FR. TIMOTEO. — Le bienvenu!

96. Sélim If. Ses prédécesseurs, Mehmet II et Bayazid II, avait assuré l'apogée de l'Empire Ottoman: prise de Constantinople en 1453, domination turque sur le Péloponnèse, l’Albanie, la Bosnie, la Moldavie, tribut annuel de Venise à la suite d’une guerre. Toutes les républiques de l'Italie craignaient linvasion des Turcs. Voir les lettres de Biagio Buonaccorsi à Machiavel des 20 et 27 juillet 1499 et celles de François Vettori à Machiavel du 27 juin 1517 et du 5 août 1517.

97. Supplice que les Turcs avaient la réputation d’infliger, avec des allusions sexuelles ici.

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