ACTE IV
garde de ne pas le verser en chemin.
SIRO. — Ce sera fait.
CALLIMACO. — (À lui-même) Celui-ci est avec moi depuis dix ans et il m'a toujours fidèlement servi. Je crois encore en ce cas-ci le trouver fidèle. Bien que je ne lui aie pas communiqué cette tromperie, il la devine parce qu’il est bien malin et je vois qu’il va en s’y accommodant.
SIRO. — Le voici.
CALLIMACO. — C’est bien. Dépêche-toi, va chez messire Nicia et dislui que c’est le médicament que doit prendre sa dame tout de suite après souper, et plus elle soupera tôt, mieux ce sera. Dis-lui que nous serons au coin comme prévu et qu’il s’arrange pour y être à lheute. Va vite.
SIRO. — f’y vais.
CALLIMACO. — Ecoute-moi. S'il veut que tu l’attendes, attends-le, et reviens avec lui. S’il ne veut pas, retourne ici après lui avoir donné la potion et porté le message. C’est entendu ?
SIRO. — Oui, messire.