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ACTE V

craignant que le jour ne survienne, j’allai dans la chambre. Croiriezvous que je ne pouvais faire lever ce gros fripon ? LIGURIO. — Je le crois.

NICIA. — Ca lui avait plu, la graisse 1. Pourtant il s’est levé, je vous ai appelé et nous l’avons conduit dehors.

LIGURIO. — La chose s’est bien passée.

NicrA. — Croirais-tu que ça me fait de la peine ? LIGURIO. — Mais quoi ?

Nicra. — Ce pauvre jeune, qu’il ait à mourir si vite et que cette nuit lui en coûte si cher.

LiGURIO. — Oh, vous êtes vraiment à court d’idées !*! Laissez-lui en le souci.

NicrA. — C’est vrai ce que tu dis. Mais il me paraît bien mettre mille ans à retrouver maître Callimaco et à me réjouir avec lui.

LIGURIO. — Il sortira d’ici une heure. Mais il fait déjà jour: nous nous en irons enlever ces vêtements. Vous, que ferez-vous ?

NICIA. — Je rentre aussi me mettre de bons vêtements. Je ferai lever et laver ma femme, et la ferai venir à l’église, pour les relevailles *.

Je voudrais que vous et Callimaco soyez là et que nous parlions au frère pour le remercier et le récompenser pour ses bienfaits à notre

égard.

LiGuRIO. — Bien dit: c’est ce qu’on fera. Adieu.

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