‹ La mandragoreChapitre 82 sur 91 · MESSIRE NICIA, LUCREZIA, SOSTRATA · texte numérisé non relu

MESSIRE NICIA, LUCREZIA, SOSTRATA

NIcIA. — Lucrezia, je crois que c’est bien de faire les choses dans la crainte de Dieu et non à la manière d’une folle.

LUCREZIA. — Que faut-il faire encore?

NIcIA. — Regarde comme elle répond! On dirait un coq! SOSTRATA. — Ne vous en étonnez pas, elle est un peu agitée. LUCREZIA. — Que voulez-vous dire ?

NIcIA. — Je dis que c’est bien que j'aille par-devant parler au frère et lui demander qu’on t’accueille sur le seuil de l’église pour te faire tes relevailles, parce que ce matin c’est vraiment comme si tu

renaissais.

LUCREZIA. — Pourquoi n’y allez-vous pas ?

Nicra. — Tu es bien hardie ce matin! Hier soir, elle semblait à demi morte. |

LUCREZIA. — C’est grâce à vous!

SOSTRATA. — Allez trouver le frère. Mais ce n’est pas nécessaire, le voilà devant l’église.

Nrcra. — C’est vrai.

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